Lingerie : attention aux toxiques !

lingerie toxique

Jusqu’où va-t-elle aller ? Après avoir exhibé son ventre lors du défilé de mode éthique organisé la semaine dernière pour la Fashion Revolution, voilà qu’elle nous montre ses fesses ! Elle a pas froid aux yeux la p’tite dis donc !

Ne vous offusquez pas, j’ai une bonne raison pour poser en petite culotte dans l’article d’aujourd’hui. Cette culotte-là, elle me veut du bien : 100% coton bio certifié GOTS, des teintures labellisées Oeko-tex 100, fabriquée en Hongrie… Elle a de quoi vous épater ! Cette petite culotte de la marque Olly mérite bien que j’en dévoile un peu plus.

Un peu plus sur les toxiques présents dans les tissus conventionnels, un peu plus sur les risques potentiels qu’ils font courir sur notre santé, un peu plus sur les alternatives qui existent aujourd’hui ! Nous portons des culottes depuis notre plus tendre enfance, pourtant nous ne nous sommes jamais vraiment demandé ce que cela impliquait. Nous les avons toujours choisies pour leurs dentelles ou leurs imprimés, mais jamais sur un critère de non-toxicité. Et pourtant…

À qui avons-nous affaire ?

Les petites culottes bien pliées (comment ça, non ?) dans votre tiroir sont en général soit en coton, soit en matières synthétiques (polyamide et élasthanne bien souvent).

Le coton non bio, récolté bien souvent dans des conditions inhumaines en Asie, a aussi des conséquences désastreuses sur l’environnement. Et pour cause : il nécessite 25% des pesticides mondiaux bien qu’il n’occupe que 2,5% des terres agricoles de la planète ! Ces pesticides utilisés dans des proportions massives s’infiltrent dans les eaux, engendrant de nombreuses maladies chez les populations locales et empoissonnant les sols qui deviennent impropres pour l’agriculture.

Les matières synthétiques sont quant à elles issues de l’industrie pétrochimique. Leur fabrication résulte de l’utilisation de nombreuses substances chimiques, dont certains composés perfluorés ou polyfluorés (PFC), connus comme cancérigènes et perturbateurs endocriniens pouvant affecter le système reproductif humain.

À tout cela se rajoutent les procédés de teinture des tissus qui impliquent souvent l’utilisation de métaux lourds, comme le plomb par exemple. Ou encore les agents blanchissants, les produits de finition, et bien d’autres substances toxiques rentrant dans la chaîne de fabrication de votre fameuse petite culotte bien pliée dans le tiroir.

Phtalates (perturbateurs endocriniens, cancérogènes), formaldéhydes (cancérogènes), éthoxylates de nonylphénol (perturbateurs endocriniens, soupçonnés d’avoir un impact sur la fertilité humaine), nanoparticules… Il y en a du monde ! Et il nous colle à la peau…

lingerie toxique

Que faut-il privilégier ?

Imaginez tout ce petit monde dans votre culotte, bien au chaud et tout serré contre vous. Les frottements et la chaleur lui confèrent des conditions bien particulières, propices au transfert potentiel de molécules toxiques par notre peau ou nos muqueuses. La zone protégée par ce bout de tissu en apparence inoffensif est en fait une zone extrêmement fragile et sensible qui, grâce aux muqueuses, représente un vrai portail sur l’extérieur.

Comme dit plus haut, il est possible de choisir sa lingerie sur des critères de non-toxicité (voire d’écoresponsabilité et d’éthique). Certains labels garantissent que votre culotte est exempte de toute substance toxique, c’est vers eux qu’il faudrait se tourner :

  • Le coton bio certifié GOTS : Le coton bio est garanti sans pesticide et requiert en outre moins d’eau que son comparse (60% moins gourmand en eau en moyenne). Le référentiel GOTS prend en compte toutes les étapes de la chaîne de transformation du tissu en partant de la fibre brute qui doit être issue de l’agriculture biologique et en garantissant le respect de critères environnementaux et sociaux stricts tout le reste du processus.
  • Le label Oeko-tex 100 : ce label permet de certifier la non-toxicité des textiles et/ou des teintures et colorants utilisés. Lorsqu’il certifie le textile, il garantit qu’aucune substance toxique n’est intervenue dans la chaîne de fabrication du tissu. Ce label peut être utilisé pour les tissus qui ne sont pas labellisés GOTS et se retrouve aussi souvent pour la labellisation de la non-toxicité des teintures. Il est possible de les retrouver cumulés (chez Olly par exemple).

Une fois qu’on sait, à nous de choisir en conscience et en fonction de ce qu’il nous est possible de faire. Faire mieux demande toujours des coûts de revient plus élevés pour les marques, qui se répercutent sur le prix final proposé aux consommateurs.

Pourquoi ne pas essayer de renouveler petit à petit son stock de sous-vêtements, culotte par culotte ? Moi c’est ce que j’ai commencé à faire !

lingerie toxique

Les alternatives

Il y a de jolies marques qui se lancent dans la belle aventure de la culotte non-toxique ! Je vous propose un rapide tour d’horizon des marques qui m’ont tapé dans l’œil et qui pourront peut-être initier le changement chez vous !

Du côté des culottes en coton bio : Olly (sur mes fesses ici présentes) fait de jolis modèles féminins ; Peau Ethique dont je vous parlais ici et qui propose des prix plutôt abordables ; Pop’line avec de très jolis modèles en dentelle ; Underprotection avec tout plein de modèles en coton bio, tencel ou polyester recyclé ; Pact pour des sous-vêtements basiques et confortables.

Du côté des culottes Oeko-tex : Esquisse lingerie propose de jolis modèles fleuris et féminins ; Snuggerz propose des sous-vêtements un peu sport aux jolis imprimés.

lingerie toxique

Je sais que l’on peut aussi trouver des sous-vêtements en coton bio chez Monoprix, Dim ou H&M. Je ne me prononce évidemment pas sur leurs conditions de fabrication, mais cela peut-être un point de départ pour des petits budgets. Pour les fans de Princesse Tamtam (je sais qu’il y en a parmi vous), ils viennent de lancer une collection labellisée Oeko-tex.

EDIT : J’ai un code promo de 10% sur les commandes Olly avec le code IZNOWGOOD si ça vous intéresse (valable jusqu’au 13 mai) !

Aviez-vous déjà envisagé vos petites culottes comme potentiellement toxiques ? Est-ce que vous avez commencé un quelconque changement ?

*** Céline ***

lingerie toxique

 

 

Si vous avez apprécié la lecture de cet article, partagez-le :

Rendez-vous sur Hellocoton !

5 commentaires sur “Lingerie : attention aux toxiques !

  1. très intéressant ton article!

  2. Coucou, merci pour cet article. En fait, je me rends compte que je ne me suis jusqu’alors jamais penchée sur la question… Et pourtant, qu’est-ce que c’est important ! Alors merci pour toutes ces recommandations. A bientôt !

  3. Encore un article très intéressant sur un sujet important qui devrait être plus souvent abordé, merci Céline !
    Je n’ai pas commencé le changement de ce côté là, mais tu me fais prendre conscience qu’il faudrait que j’y songe rapidement. Et pour ça je peux compter sur ta petite sélection, merci.
    À bientôt,

  4. C’est fou mais je n’avais jamais pensé à Ça, si je vois des sous vêtements avec ces labels j’en prendrai!

  5. Super intéressant cet article.
    Merci pour ces recommandations- culottées à souhait ! 😉

    Sabine
    My skinny It blog

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *