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Décryptage des labels

Que garantissent tous ces labels mode éthique ? Peut-on leur faire confiance ? Le monde de la mode ne fonctionne malheureusement pas encore comme l’industrie cosmétique avec des labels clairement identifiés et généraux, il faut donc composer avec ce qu’il y a à notre disposition sur les fameuses étiquettes qui grattouillent dans le cou…

Certains garantissent des conditions de travail justes et encadrées, d’autres s’intéressent à l’impact environnemental des procédés de fabrication, d’autres encore assurent la non-toxicité du produit fini.

Passons au décryptage des principaux labels mode éthique rencontrés sur nos étiquettes…

Labels mode éthique – Éthique, impact environnemental & Toxicité

GOTS

Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) est le label le plus poussé et le plus exigeant dans l’industrie textile, mais il ne sert à certifier que les textiles biologiques et donc issus de fibres naturelles, comme le coton ou le lin par exemple. Un vêtement certifié GOTS dispose de garanties sociales et environnementales strictes sur toute la chaîne de production, de la graine semée au produit terminé.

Ses garanties :

  • Utilisation de fibres naturelles certifiées biologiques (minimum 70% du tissu)  
  • Procédés de production et de transformation respectueux de l’environnement
  • Respect des conditions de travail définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (respect des droits des salariés, salaires justes, liberté syndicale, sécurité sanitaire, pas de travail des enfants, pas de travail forcé et horaires de travail décents, etc.)
  • Absence d’utilisation d’intrants dangereux comme les métaux lourds toxiques, les solvants aromatiques, etc.

Bon à savoir : Si le label GOTS est apposé sur une étiquette, c’est que le vêtement fini a bien coché toutes les cases garanties par la certification. S’il n’y a pas le label et que la marque communique sur du « coton bio labellisé GOTS » par exemple : méfiance ! Une marque peut très bien acheter du coton biologique certifié et le transformer en T-shirt dans des usines aux conditions de travail douteuses. C’est souvent ce qui se produit dans les collections « Green » des grandes enseignes de fast fashion.

Si l’organisme GOTS rappelle bien qu’il est interdit d’« utiliser le logo GOTS ou une référence à une certification GOTS sur le vêtement fini si la certification GOTS est uniquement valide pour des étapes intermédiaires ou pour des composants spécifiques du produit », il s’agit tout de même d’une pratique que l’on retrouve fréquemment.

Global Recycled Standard

Le label Global Recycled Standard (GRS) s’intéresse avant tout à la mise en avant des matières recyclées, mais s’appuie également sur des critères environnementaux et sociaux.

Ses garanties :

  • Le vêtement est constitué au minimum de 50% de matière recyclée
  • Usage contrôlé de l’eau et de l’énergie et impact carbone contrôlé
  • Respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail
  • Absence de substances classées dangereuses pour l’environnement et / ou la santé humaine par la législation REACH

Certification B Corp

B Corp est une certification qui concerne la démarche globale d’une entreprise sur les questions sociales et environnementales. Elle ne labellise donc pas un produit en particulier, mais l’engagement et les efforts d’une marque.

En plus de critères stricts sur les pratiques de l’entreprise, la question porte avant tout sur sa raison d’être et sa mission. Cherche-t-elle à avoir un impact positif et à être, non pas la meilleure entreprise du monde mais la meilleure entreprise pour le monde ?

Labels mode éthique – Éthique

Fair Wear Foundation

La Fair Wear Foundation est une fondation indépendante qui travaille en collaboration avec les entreprises adhérentes pour améliorer et assurer des conditions de travail justes et équitables dans l’industrie textile.

Elle travaille à garantir le respect des conditions de travail définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (respect des droits des salariés, salaires justes, liberté syndicale, sécurité sanitaire, pas de travail des enfants, pas de travail forcé, horaires de travail décents, etc.) et impose des relations de travail juridiquement déclarées.

Il ne s’agit donc pas d’un label apposé pour valider des pratiques, mais plutôt d’un témoin de l’engagement de la marque pour davantage d’éthique sur ses lignes de production.

Max Havelaar

Vous avez certainement déjà vu ce label sur l’emballage de votre tablette de chocolat ou de vos sachets de thé. Il certifie que les matières premières ont été cultivées et récoltées dans les règles du commerce équitable. Le label Max Havelaar ne certifie donc pas le vêtement fini, mais seulement la reine des fibres de l’industrie textile : le coton.

Ses garanties :

  • Coton cultivé et ramassé par une exploitation familiale
  • Respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail
  • Prix minimum garanti aux producteurs, en cas d’effondrement des prix
  • Prime de développement versée en plus du prix d’achat du coton
  • Absence de cultures OGM (mais pas des pesticides !)

Origine France garantie

Il s’agit d’une véritable garantie contre le « faux » made in France. L’obtention de la certification se fait sur deux critères cumulatifs que les entreprises doivent nécessairement satisfaire :

  • Plus de 50% du prix de revient du vêtement doit avoir été dépensé en France
  • Le vêtement prend ses caractéristiques essentielles en France, c’est-à-dire qu’a minima la confection intervient en France. Ajouter un bouton ou une braguette à un pantalon ne suffit pas !

Entreprise du Patrimoine vivant

Le label Entreprise du Patrimoine Vivant est une marque de reconnaissance de l’État mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

Pour être labellisées, les entreprises doivent détenir un savoir-faire rare reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité.

Labels mode éthique – Éthique animale

Peta

Ce label est attribué par PETA, une association internationale à but non lucratif dont le but premier est de protéger le droit et la dignité des animaux. Cette certification garantit que les vêtements certifiés ne contiennent aucune matière animale (laine, cuir, soie, etc.).

Bon à savoir : la certification PETA est déclarative, ce qui signifie que les marques remplissent une « déclaration d’assurance » attestant que les vêtements ne contiennent aucune matière animale. Aucun audit n’est effectué par PETA. Cette certification peut ne s’appliquer qu’à certains produits de la marque.

Labels mode éthique – Impact environnemental et toxicité

Cradle to Cradle

Le label Cradle to Cradle s’intéresse avant tout à la circularité des ressources et concerne prioritairement des vêtements qui sont dès le départ conçus et pensés pour valoriser leur fin de vie. Il existe 5 niveaux de certification (Basic, Bronze, Silver, Gold et Platinum), forcément indiqués sur l’étiquette.

Ses garanties :

  • Le vêtement est conçu de telle façon qu’il ne constitue pas un déchet, mais une future ressource (facilité de désassemblage, choix de la matière, etc.)
  • Absence de substances dangereuses pour la santé
  • L’impact carbone de la fabrication du vêtement est nul ou largement réduit par l’utilisation de sources d’énergie renouvelables
  • Absence de pollution de l’eau et de gaspillage de cette ressource
  • Minima sociaux garantis

Bluesign

Le label Bluesign n’est pas apposé après audit sur un produit ou une entreprise pour garantir tout un ensemble de critères, mais correspond davantage à une preuve que la marque est engagée dans une réelle réflexion sur l’impact à la fois social et environnemental de l’ensemble de sa chaîne de production. Elle n’est pas forcément parfaite, mais elle essaye !

En adoptant la norme Bluesign, une entreprise affirme sa volonté de se lancer dans une démarche de transparence et d’amélioration continue avec l’aide du réseau Bluesign qui recense et travaille avec des ateliers de production à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement textile. Ces ateliers répondent à des critères stricts et en constante évolution :

  • Absence de substances dangereuses pour la santé et l’environnement
  • Usage raisonné et restreint des ressources énergétiques et des matières premières
  • Impact carbone limité et absence de pollution des sols et des eaux
  • Santé des travailleurs sur leur espace de travail

Labels mode éthique – Impact environnemental

Better Cotton Initiative

L’association BCI est à l’initiative de WWF en collaboration avec de grandes enseignes de la mode (Adidas, Gap Inc., H&M, etc.). Elle établit des bonnes pratiques que ses membres s’engagent à mettre en place avec le temps pour une culture plus écoresponsable du coton (réduction des pesticides et de la consommation d’eau, qualité des sols de culture, etc.). Better Coton Initiative ne donne aucune garantie de réalisations et il n’existe pas de critères pour mesurer l’atteinte des objectifs. Peut mieux faire…

EU Ecolabel

L’EU Ecolabel n’évalue pas la composition ni l’origine du produit, mais son impact environnemental tout au long de sa durée de vie : extraction des matières premières, fabrication, distribution, et même recyclage ou élimination.

Le cahier des charges s’intéresse notamment à l’usage des produits dangereux pour la santé et l’environnement, à la gestion de l’eau et des déchets toxiques. Il garantit que l’impact environnemental du cycle de vie des produits est réduit par rapport aux autres produits similaires sur le marché.

Labels mode éthique – Non-toxicité

OEKO-TEX Standard 100

Le label Oeko-Tex Standard 100 est plutôt répandu dans l’industrie textile, et assure la non-toxicité des éléments testés. Il peut certifier le vêtement final et complet, ou seulement un ou des éléments entrant dans sa fabrication : matière première, teintures et autres substances utilisées, boutons, zips, broderies, etc.

Le label garantit que le vêtement ne représente pas de danger pour la santé du consommateur.

Bon à savoir : Oeko-Tex propose aux entreprises de participer au programme « MADE IN GREEN » permettant au consommateur d’avoir une visibilité totale sur les étapes de production du vêtement : les pays dans lesquels elles se déroulent, les produits chimiques entrant dans sa fabrication, etc. Dans le cas où la marque se prête au jeu, signe d’une grande transparence, un numéro à saisir sur le site d’Oeko-Tex ou un QR code est présent sur l’étiquette du vêtement.

OEKO-TEX Leather Standard

Le label Oeko-Tex Leather Standard certifie la non-toxicité des vêtements ou accessoires en cuir (gants, sacs à main, ceintures, etc.). Le cuir étant soumis à beaucoup de traitements chimiques et procédés toxiques, la certification repose spécifiquement sur l’absence de ces substances dangereuses pour la santé, selon un cahier des charges strict et un catalogue de plusieurs centaines de produits chimiques évoluant avec les connaissances scientifiques.

J’espère que ce récap vous aidera à y voir plus clair !

*** Céline ***

Les bijoux ROBIN PARIS // Label FAIRMINED

bijoux robin fairmined

Je n’ai jamais collectionné les bijoux. Ceux que je porte ont tous beaucoup de sens pour moi, et souvent une histoire. Certains sont attachés à des souvenirs, d’autres sont des déclarations d’amour. Oui, maintenant que j’y pense, beaucoup de mes bijoux sont des déclarations d’amour. Est-il possible, d’ailleurs, d’offrir un bijou à quelqu’un sans l’aimer ?

Si j’ai eu quelques bijoux fantaisie, j’ai surtout porté des bijoux capables de me suivre pour toujours. Des bijoux que ceux qui me connaissent bien reconnaissent tant je les ai portés. Ils finissent par savoir d’où ils viennent, et aussi ce qu’ils racontent de moi. Comme un parfum qui laisse votre souvenir.

Un bijou peut traverser les siècles et transmettre des histoires. Des histoires d’amour donc. Inaltérable malgré l’épreuve du temps, il témoigne de tellement d’aventures ! Voilà pourquoi j’ai toujours privilégié des bijoux en or et en argent : ils sont indémodables, indestructibles et porteurs de messages.

Pour moi, choisir des boucles d’oreilles en or ou en argent revenait à faire le bon choix. Je choisissais le durable, le noble, le travail de l’artisan.

C’est donc pleine de convoitises que je me suis approchée du stand de la créatrice de ROBIN PARIS lors d’une vente de créateurs. Et puis, en m’approchant, je remarque un label mis en évidence : Fairmined. Intriguée, et sur le point de découvrir, une fois de plus, quelque chose que je ne soupçonnais pas, je lui demande ce que cela signifie.

Le voile de l’inconscience

Lorsque l’on porte un bijou, comme lorsque l’on porte un vêtement d’ailleurs, on a souvent tendance à oublier qu’il est le résultat du travail d’autres êtres humains. J’avais pour ma part occulté le fait que les matériaux nécessaires à la fabrication de mes bijoux avaient été extraits par la force et le courage de gens comme vous et moi.

J’avais tout simplement occulté ça. Je ne voyais plus que le travail d’orfèvre et de grande délicatesse des petites mains menues des créateurs bijoutiers, souvent installés dans leur atelier parisien. Je me contentais de ça sans doute, pensant que les minerais arrivaient jusqu’à Paris par vol de colombes… Que sais-je…

Il ne m’a pourtant fallu qu’un mot ou deux de sa part pour lever le voile. Vous savez, le voile de l’inconscience ? Bien sûr que l’or et les minerais précieux étaient extraits par des êtres humains, bien sûr que ça se passait loin de chez moi dans des pays où les droits des travailleurs sont quasi inexistants, bien sûr que ça creusait des inégalités. Bien sûr que ça faisait mal au cœur.

Bien sûr.

Comme un souvenir refoulé qui fait tout d’un coup surface, je savais tout ça : les conditions de travail très peu mécanisées à la limite du supportable avec des postures contraignantes et des températures suffocantes, l’exposition à des vapeurs toxiques, les vibrations, beaucoup de bruit. L’absence de mesures de sécurité, des salaires bas, le travail des enfants, je savais tout ça. Aux conditions de travail s’ajoutaient les dégâts sur l’environnement d’une pratique irraisonnée : des territoires entiers transformés en paysages lunaires, la pollution des sols et des eaux par l’usage de produits chimiques. Je savais tout ça.

bijoux robin fairmined

Le label Fairmined

Le label Fairmined garantit que l’or provient de mines autonomes, responsables et artisanales. Il assure aux mineurs un prix juste pour l’extraction de leurs minerais, ce qui les encourage à entreprendre et à continuer une exploitation raisonnée et éthique.

Le label garantit non seulement de bonnes conditions de travail pour les mineurs, mais assure également un impact environnemental réduit par la limitation des produits toxiques utilisés et la protection des sols et des cours d’eau.

label fairmined

Les bijoux ROBIN PARIS

Un or dont elle pouvait être fière, voilà ce que Cendrine Robin voulait pour ses bijoux ROBIN PARIS. Car les bijoux ont une histoire, elle le sait. Alors si on pouvait éviter de l’écrire avec un poids sur la conscience…

Tous ses bijoux sont des créations originales qu’elle a d’abord rêvées, puis dessinées pour enfin leur donner vie dans son atelier à Paris. Pour ça, elle étudie chaque contour et chaque reflet, et façonne le moindre détail avec expertise et amour.

L’histoire d’amour, on y revient. Si ses bijoux m’ont attirée lors de cette vente de créateurs, ce n’est en effet pas pour rien : des créations contemporaines, hyper graphiques et épurées, qui en disent beaucoup sans trop en montrer. Des jeux de lumière étonnants qui attrapent l’œil et ne le rendent pas, des pierres et des métaux précieux à la noble élégance, une finesse que j’aimais beaucoup. La fragilité et l’immortalité, c’est ça qu’il y avait sur la table de Cendrine lorsque je l’ai rencontrée ce jour-là.

Ses créations sont des petites séries, voire des pièces uniques. Les pierres sont en effet choisies une à une, pour leur couleur, leur clarté ou leur forme. Elles proviennent toutes de vendeurs qui peuvent retracer leur parcours. De petits trésors en somme !

Je crois que mes boucles d’oreilles parlent d’elles-mêmes : sobres et élégantes, d’une finesse irréprochable, elles accrochent l’œil tout de suite. En plus d’être sublimes, elles participent à un monde meilleur et l’or dont elles sont issues devrait être la norme.

Et si on racontait de belles histoires d’amour nous aussi ? Allez hop, allez faire un tour sur la boutique en ligne de ROBIN PARIS !

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

De l’or éthique pour tous

Nous avons déjà parlé sur le blog à plusieurs reprises des dérives sociales et environnementales de l’exploitation de l’or. Si l’on parle de lui comme d’un métal noble qui traverse les âges et les générations, il n’est pas sans éclaboussures.

Je vous avais dressé la liste des maisons de joaillerie qui choisissent de travailler avec un or éthique, soit labellisé soit recyclé. Vous m’aviez rétorqué que ce n’était pas pour toutes les bourses. Soit.

L’or massif coûte cher parce qu’il s’agit d’un métal rare que l’humain a décidé de valoriser. Et il coûte encore plus cher quand il est extrait dans de bonnes conditions ! Alors forcément…

Mais devenez quoi, j’ai peut-être la solution ! De l’or éthique accessible à tous, et pourquoi pas ?

Les dérives de l’or

Je crois qu’on ne rechignera pas devant un petit rappel.

On a trop tendance à lui pardonner, à ce joli métal doré. Et moi la première ! Ceux qui ont déjà eu l’occasion de lire mes publications sur la colorimétrie, cet outil génial qui permet de mieux cerner les couleurs qui nous mettent en valeur, savent que les reflets chauds de l’or vont bien mieux à certains que les reflets froids de l’argent. C’est mon cas ! Je choisi donc tous mes bijoux en or massif ou plaqué or, et j’évite l’argent qui ferme un peu mon visage.

or ethique petits budgets

Mais avant de se poser des questions, et bien on ne sait pas. Je me souviens de ce jour comme si c’était hier. Celui où j’ai découvert les dérives de l’extraction minière aurifère.

Sociales d’abord. Je n’imaginais pas que l’or et les minerais précieux étaient extrais par d’autres êtres humains dans un pays loin de chez moi. Peut-être influencée par les images des chercheurs d’or d’Amérique, secouant leur tamis avec de l’eau jusqu’à la taille ? Peut-être simplement bercée par mes illusions de jeune fille privilégiée qui a accès à tout sans trop se poser de questions. Au programme, donc : conditions de travail très peu mécanisées à la limite du supportable avec des postures contraignantes et des températures suffocantes, exposition à des vapeurs toxiques, aux vibrations, beaucoup de bruit, absence de mesures de sécurité, salaires bas, travail des enfants. Pas brillant.

Et puis environnementales aussi. Liées, comme d’habitude, à des pratiques irraisonnées et irrespectueuses de la nature. L’extraction du minerai défigure des paysages entiers et est responsable de la contamination chimique des sols et des cours d’eau.

L’or éthique accessible pour tous de Manora

Si l’on reste attaché aux reflets chauds de ce métal tant aimé, il y a deux options pour consommer l’or de façon plus responsable : l’or recyclé et l’or extrait durablement et dans de bonnes conditions.

En créant Manora, Manon a tout de suite souhaité faire les choses bien. Comme moi, elle se souvient encore du jour où elle s’est aperçue de ce qui se cachait derrière le doré des bijoux. Alors quand elle a décidé de se lancer, après avoir appris les bases de la joaillerie toute seule dans son coin, elle n’a pas pu faire autrement que d’utiliser de l’or recyclé, labellisé Fairmined ou RJC. Manon, c’est une passionnée et une autodidacte, elle veut tout comprendre, c’est une touche-à-tout.

Ses bijoux sont dorés à l’or fin, ce n’est donc pas de l’or massif, et c’est ce qui explique qu’ils sont accessibles à tous en terme de prix. Elle utilise une base de laiton recyclé, qu’elle recouvre ensuite avec de l’or recyclé ou certifié. Sur toutes ces fiches produit, Manon détaille les différentes étapes de la fabrication des bijoux. Elle n’est pas encore parfaite, et elle le sait, mais elle tient à être parfaitement transparente !

Prendre soin de ses bijoux plaqués or

L’impact environnemental d’un bijou doré ou plaqué or doit être calculé sur toute sa durée de vie. L’usage que l’on en fera après l’achat n’est pas à négliger, et nous sommes responsables en partie de sa longévité !

Les bijoux dorés ou plaqués or demandent davantage d’attention que des bijoux en or massif. Il n’est pas recommandé par exemple de les garder toujours à son doigt, et il est conseillé de les retirer pour se laver les mains, prendre sa douche ou aller dans la piscine par exemple.

Voilà plus de six mois que j’ai ma bague Iquira, et elle n’a pas bougé d’un pouce ! Je la retire tous les soirs, et fais bien attention de ne pas la mettre sous l’eau. Elle est entièrement fabriquée à la main à Marseille, et dorée à l’or fin en Angleterre avec de l’or labellisé Fairmined.

Un vrai petit bijou fabriqué avec conscience, et qui ouvre la voie à un nouveau modèle pour ce que l’on appelle « bijoux de haute fantaisie ». Nous avons désormais la preuve que « fantaisie » peut rimer avec durabilité, qualité, et respect des humains et de la nature. Alors espérons que ces pratiques seront amenées à se généraliser dans le milieu du « plaqué or », et bravo Manora de montrer la voie !

*Cet article est écrit en partenariat avec Manora !

*** Céline ***

À la découverte des huiles adaptogènes

J’ai découvert l’existence et les vertus des huiles adaptogènes il y a quelques mois seulement. Si notre culture occidentale commence à en parler de plus en plus, et que le sujet pourrait même s’apparenter à un effet de mode, elles sont en fait connues et étudiées depuis des millénaires ! Les plantes adaptogènes font partie intégrante de la pharmacopée chinoise et de l’ayurveda, des médecines qui reposent sur des milliers d’années de savoir et de transmission.

Les huiles adaptogènes, c’est quoi ?

Il faut attendre 1969 pour que la définition actuelle d’un adaptogène soit publiée dans une revue scientifique occidentale. Brekhman et Dardymov en dressent ainsi cette définition dans the Annual Review of Pharmacology :

  • Augmente la résistance de l’organisme contre les agresseurs de différentes natures (physiques, chimiques ou biologiques) de manière non spécifique ;
  • Présente une influence normalisatrice, quels que soient les changements à partir des normes physiologiques ;
  • Montre une absence de toxicité et d’influence sur les fonctions normales de l’organisme.

En clair, les plantes adaptogènes soutiennent le processus métabolique du corps et l’aident à rétablir l’équilibre, à atteindre l’homéostasie.

L’homéostasie, c’est la caractéristique d’un écosystème qui résiste aux changements, ou perturbations, et conserve un état d’équilibre. Le stress, sous toutes ces formes, peut venir perturber cet état d’équilibre, et même notre capacité à le restaurer nous-même s’il est persistant.

Les plantes adaptogènes viennent soutenir le corps dans sa recherche de l’équilibre, luttant ainsi contre les effets nocifs des différents stress du quotidien. Elles ont un effet immédiat, mais agissent aussi sur le long terme quand on les prend régulièrement. Chacun aura une sensibilité différente à ces plantes, elles n’agissent pas toutes de la même façon. À chacun, donc, de faire ses propres expériences !

L’exemple du CBD, extrait du chanvre

Le CBD fait beaucoup parler de lui, on le retrouve à toutes les sauces depuis quelques temps.

Il s’agit de l’un des 200 composés actifs de la plante de chanvre. Contrairement au THC, un autre composé actif de la plante présent dans le cannabis, le CBD n’a aucun effet psychotrope, euphorisant, ou de dépendance. La règlementation est très claire, le produit fini ne doit pas contenir de traces de THC, et les contrôles sont scrupuleux.

Dans le cas des produits Kaya, le CBD est extrait d’une espèce de chanvre particulière qui pousse naturellement sans THC. Il est extrait aux Etats-Unis, où est cultivé le chanvre en agriculture biologique, car il est aujourd’hui interdit d’extraire du CBD sur le sol français. Kaya assure travailler main dans la main avec les agriculteurs français pour relocaliser la production et obtenir le droit d’extraction.

Le CBD permet naturellement de réduire l’anxiété, la douleur et les troubles du sommeil sans affecter le comportement de la personne qui l’utilise. Il vient soutenir, comme nous l’avons vu, le corps dans sa tendance à l’homéostasie.

Il est aussi très souvent recommandé par mes consœurs pour soulager le syndrome prémenstruel et les douleurs de règles. Quelques gouttes d’huile sur un tampon ou une cup soulageraient grandement les douleurs. 

Les effets secondaires des huiles adaptogènes

Nous l’avons vu, la non-toxicité des plantes adaptogènes est ce qui les définit en partie. Aucun effet secondaire n’a été relevé lors des différentes études pharmacologiques sur le sujet, tant que l’on se contente des doses préconisées. Il n’y a donc aucun effet de somnolence ou de dépendance.

Par principe de précaution, les huiles adaptogènes de Kaya sont toutefois déconseillées aux femmes enceintes ou allaitantes, et aux enfants. De même, si vous avez des problèmes de santé, mieux vaut demander l’avis d’un médecin.

Compte-rendu de mes tests

Je n’ai pour ma part testé que le côté « immédiat » des produits adaptogènes. À chacun son blocage psychologique, moi c’est celui qui consiste à avaler les gélules et les comprimés. Ça ne passe pas !

L’option de la pipette avec quelques gouttes à laisser sous la langue est donc idéale pour moi, mais il existe des cures à prendre sur le long terme pour jouer sur la capacité des plantes adaptogènes à renforcer la réponse du corps aux stress.

À savoir : Les produits Kaya ne sont pas labellisés BIO car il n’est pour l’instant pas possible de labelliser des compléments alimentaires avec du CBD.

L’effet immédiat des huiles adaptogènes

Vous le savez peut-être, je suis l’heureuse autrice de Mon dressing heureux, à peine sorti mercredi dernier. J’ai eu quelques semaines éprouvantes et riches en interventions (interviews, lives sur Instagram, podcasts), et ça va normalement continuer un petit bout de temps ! Il a aussi simplement fallu survivre au stress généré par l’attente avant sa sortie !!

Coup de bol, j’avais rencontré le chemin des adaptogènes un peu plus tôt, et j’ai pu tester à de nombreuses reprises leur action sur mon comportement. Avant chaque prise de parole, je prends une demi-pipette de l’huile adaptogène 5% CBD. J’ai remarqué un effet immédiat sur mon stress qui devient plus lointain, moins angoissant et déstabilisant, mais surtout sur ma concentration pendant l’intervention.

Je pense avoir décelé chez moi quelques difficultés de concentration et de focus en général (peut-être ce qui explique que l’intégralité de mes bulletins scolaires mentionnent des bavardages en classe ?), peut-être même davantage accentuées encore avec mon métier sur les réseaux sociaux et les informations qui circulent à toute vitesse. Il n’est donc pas rare que je me lance tête la première dans une explication et que je perde le fil de mon récit, perdant de vue même parfois la question de mon interlocuteur. Girouette, vous avez dit ?

L’effet « focus » est indéniable chez moi, je sens que ma pensée est plus claire et limpide, plus structurée, moins brouillon. Le « brouillon » de la chose étant en général décuplé par le stress ! Cet effet est certainement impliqué par l’Ashwagandha, une plante de la pharmacopée traditionnelle ayurvédique, ayant des effets sur le stress et la concentration.

Je me sers davantage de l’huile Rise & Shine pour m’aider avec les coups de mou et le moral dans les chaussettes. Ceux qui auront suivi mes 5 semaines de dépression sous la pluie portugaise sauront de quoi je parle ! Ses extraits de Guarana agissent sur l’énergie et l’humeur, tandis que le CBD et la Rhodiole agissent sur la réponse au stress et la concentration. Un vrai allié pour des périodes un peu difficiles… Mais le printemps arrive, pas vrai ?

L’effet long terme des huiles adaptogènes

Comme dit plus haut, il est intéressant de prendre les huiles adaptogènes sur le long terme pour renforcer sa capacité à réagir et à s’adapter aux différents stress du quotidien.

Kaya propose ainsi des cures pour lutter contre les troubles du sommeil, les angoisses chroniques ou les dépressions passagères. Il est possible, pour les glandus comme moi, d’avoir cet effet long terme en prenant les huiles régulièrement plutôt que des comprimés (c’est juste que le budget n’est pas le même !).

Il est aussi possible de cumuler les deux options, avec une cure pour soutenir l’organisme en période de révisions ou de stress particulier par exemple, et de prendre une huile à effet immédiat pour le jour J de l’examen ou de l’entretien.

Si vous en avez besoin, le code IZNOWGOOD15 vous permet d’avoir 15% de réduction sur les produits Kaya !

*** Céline ***

*Cet article est en collaboration avec Kaya

Made in France since 1892

Laissez moi vous raconter l’histoire d’un jean. Une histoire de famille, de petits garçons qui ont grandi dans les toiles de coton. Celle-ci, je vous le dis, elle n’est pas cousue de fil blanc. De fil en aiguille, nous remontons le temps. Asseyez-vous en tailleur et ne perdez pas le fil.

1892. Chez les Dufourg

En 1892, tôt le matin, Joseph Dufourg marche d’un bon pas vers les terres qu’il cultive. Votre métier ? Laboureur, qu’ils disent. On est à Sainte-Marie-de-Gosse, en plein cœur du département des Landes.

La légende raconte qu’il avait les yeux bleus. Un bleu très clair qui l’obligeait à froncer d’un bloc tout son visage quand le soleil tapait fort.

Joseph est veuf et fraîchement remarié à la belle Marguerite. Ils auront 6 enfants. François, l’aîné, deviendra sabotier, c’est de lui que je descends. Joseph, c’est mon arrière arrière grand-père. Joseph et Marguerite sont les grands-parents de mon grand-père.

1892. Chez les Tuffery

Cette même année, à 500 km de là, Célestin Tuffery ouvre un atelier de confection à Florac, dans les Cévennes. Il a à peine 17 ans, mais il voit loin. Il crée un pantalon de travail fonctionnel et robuste, teint à l’indigo. Avec de grands ciseaux, il coupe dans la toile de Nîmes, une toile de coton à armure de serge, avec des gestes experts. Sur la côte Ouest américaine paraît-il, un certain Levi Strauss fait déjà un tabac avec ses pantalons de travail à rivets. Le jean n’en est qu’à ses balbutiements. Il s’apprête à conquérir le monde.

Chez les Tuffery, les enfants grandissent au milieu de l’atelier et du petit bruit sourd et régulier des machines à coudre. Jean-Alphonse, le fils de Célestin, reprend le flambeau dans les années 30, avant de le passer à son tour à ses propres enfants. C’est une histoire de famille, une passion qui se transmet dans les doigts et le geste. L’atelier dans les Cévennes grandit, sa renommée est nationale. Le bruit court, on fait des jeans de qualité chez les Tuffery !

Dans les années 60, toutes les stars de cinéma paradent en jean. Le monde se les arrache. Atelier Tuffery emploie jusqu’à 40 couturières pour produire 500 jeans par jour !

Les années 80 sonnent le glas de la confection française. Les entreprises délocalisent là où la main d’œuvre est moins chère. Mais les Tuffery sont têtus, ils s’accrochent. Ils deviennent les derniers et uniques fabricants de jeans français. Leur confection est alors confidentielle et réservée à un public averti et sensible à ce savoir-faire historique.

Et maintenant ?

1892. Presque 100 ans plus tard, la petite Céline arrivait ! Trente ans plus tard encore, elle n’avait jamais entendu parler de Joseph, son aïeul, ni de ses 6 enfants, mais elle avait conscience qu’à son époque à lui, la mode était bien plus raisonnée.

À Annecy, en septembre dernier, elle s’est retrouvée à la même table que Julien, le petit dernier des Tuffery, et Myriam, sa femme. Ils ont repris le flambeau, et la flamme est toujours aussi vive.

Elle brille même d’un autre reflet, elle est pleine de promesses, pleine d’engagements. Julien et Myriam ont compris l’absolue nécessité de repenser la mode. Ils ont compris que leur savoir-faire et leur histoire étaient précieux, et ils ont aussi compris qu’ils pouvaient aller encore plus loin. Apporter leur touche, celle d’une nouvelle génération plus engagée et responsable.

Made in Cévennes

Et punaise, ils font fort. L’atelier dans les Cévennes est labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant, une récompense pour leur savoir-faire d’exception. Leurs jeans sont certifiés Origine France Garantie (mon récap sur les labels, c’est par ici).

Pour ne jamais créer de routine, les artisans tailleurs changent très régulièrement de poste de travail, tout le monde touche à tout, et personne ne travaille à la chaîne. Et ça, assurément, ça fait des jeans heureux ! Il paraîtrait même qu’il y a yoga tous les matins à l’atelier…

Chez les Tuffery, il y a très peu de stock, la production suit la demande, en flux tendu. Il n’y a donc jamais de surstock à écouler, et donc jamais de soldes ou de promotions.

La transparence comme on aime

Julien et Myriam travaillent aussi beaucoup sur l’impact environnemental de leurs jeans.

Par le choix des matières d’abord. Nos jeans à tous les deux sont 100% coton bio certifiés GOTS. Ils incorporent aussi du chanvre européen, avec l’ambition qu’il soit cultivé à 100% dans les Cévennes. L’origine de chaque détail des jeans est précisé dans les fiches produits. Par exemple, la toile de nos jeans est italienne, notre braguette espagnole et nos boutons en cuivre recyclé ! Ils s’engagent à limiter la présence d’élasthanne, fibre synthétique très largement répandue d’ordinaire dans les jeans, et dont la dégradation au lavage inonde peu à peu les océans de micro-plastiques (on en parlait ici).

Leur démarche de transparence concerne aussi le prix. Et là, c’est le pompon. Ils construisent un prix juste, tellement juste qu’ils communiquent fièrement sur leur marge. Une façon de tendre la main au consommateur pour avancer ensemble dans l’élaboration d’une mode plus juste et durable.

Nos jeans à nous

Nous, c’est clair, on est conquis. Et tous les deux ! Ceux qui me suivent sur Instagram savent à quel point David est exigeant et minimaliste dans ses choix vestimentaires. Il faut non seulement quelque chose qui corresponde à ses critères écologiques – là, vous l’aurez compris, on y est – mais aussi quelque chose qui soit beau et confortable, et qui résiste au temps (élément essentiel). Son jean Alphonse coche tout.

Quant à mon jean Marthe, taille haute et coupe mom, je suis ravie ! J’ai pris ma taille habituelle (36) et il me va parfaitement, même en longueur. Figurez-vous qu’il a même été fabriqué par Norbert, l’oncle de Julien et le fils de Jean-Alphonse. Vous me suivez ?

Beaucoup d’entre vous m’ont écrit pour me parler de leur durabilité, du fait qu’ils allaient nous suivre encore bien longtemps. Il paraîtrait même qu’ils s’embellissent en vieillissant ! Je vous dirai ça dans les prochains mois !

Cher Célestin, vous pouvez être fier de la relève ! Et vous, mon cher Joseph, j’espère ne pas trop vous décevoir non plus.

*** Céline ***

* Cet article est écrit en partenariat avec Atelier Tuffery. Merci de soutenir mon travail et de lui accorder une valeur !

Renouer avec son cycle pour se réapproprier son corps

cycle menstruel

Depuis que j’ai mis un pied dans les lectures revendiquées féministes, je vois beaucoup de choses que je ne voyais pas avant. Peu à peu, mon regard change. Je me vois progressivement passer dans le camp des « sorcières », celles qui ne se laissent plus marcher sur les pieds, qui s’opposent aux injonctions, et qui demandent simplement à ce qu’on leur fiche la paix. Celles qui, avant toute chose, affirment que leur corps leur appartient, à elles et à personne d’autre.

La sanctification d’un seul type de corps dans les magazines, les remarques et les sifflements dans la rue, les tétons féminins censurés par la plateforme Instagram, l’obligation sociale de s’épiler ou de ne pas afficher le moindre cheveu blanc avant 60 ans… Le corps des femmes est codifié.

Si certaines s’avisent de décider pour elles-mêmes, de ne pas se raser sous les bras parce que c’est une perte de temps, de ne pas porter de soutien-gorge pour être plus à l’aise, ou de porter une jupe courte, ce sont des hystériques, des négligées, des inconscientes, des garçons manqués, des salopes. En tant que femme, je dois connaître, intégrer et me soumettre à toutes sortes de codes qui régissent mon apparence. Mon corps ne m’appartient pas, je n’en fais pas ce que je veux. Inutile de parler de l’infâme sondage IFOP sur les tenues des adolescentes à l’école, je suppose que je n’ai pas été la seule à avoir eu envie de lancer une révolution à ce moment-là…

culottes de règles moodz

Depuis que j’ai réalisé cela, et depuis que j’ai commencé à identifier tout ce que j’avais moi-même intégré à mon insu, je travaille pour déconstruire et retrouver ma liberté. Je n’en suis qu’au début du chemin, mais je voulais vous parler des outils qui m’aident à me réapproprier mon corps peu à peu.

Se reconnecter à son cycle menstruel

Comprendre les différentes phases de mon cycle menstruel et me réconcilier avec mes règles a été, je crois, une étape fondamentale dans la réappropriation de mon propre corps. Mieux comprendre mon cycle, c’était mieux me comprendre tout court.

Les 4 phases du cycle féminin

On n’apprend pas aux femmes à appréhender justement cette immense partie de leur vie. On leur parle de mécanismes hormonaux dans le cadre de la reproduction en cours de SVT, certes. Mais on leur fait aussi intégrer que le sang des règles est sale et qu’il passe mieux à l’écran en étant de couleur bleue, qu’il faut absolument ne pas tâcher son pantalon ou son siège sous peine de mettre tout le monde mal à l’aise, qu’il faut éviter de se plaindre quand l’utérus se contracte un peu trop violemment, et qu’il faut continuer à faire comme si de rien n’était à moins de souhaiter être perçue comme une vraie chochotte.

La lecture de « Lune rouge » de Miranda Gray et puis, plus tard, celle de « La puissance du féminin » de Camille Sfez, m’ont secouée. Elles décrivent les 4 phases du cycle féminin, que je vous décris brièvement ici :

  • La phase de la Sorcière, correspondant à la période des règles. Une phase tournée davantage vers l’intérieur que vers les autres, où l’on a besoin de repos. Si l’on peut choisir son emploi du temps, ce n’est pas le bon moment pour prévoir des rendez-vous et courir à droite à gauche.
  • La phase de la Vierge, de la fin des règles jusqu’à l’ovulation. L’énergie revient progressivement, on se tourne davantage vers l’altérité.
  • La phase de la Mère, pendant l’ovulation. C’est la phase du cycle menstruel où l’énergie est au summum, la plus tournée vers l’extérieur, où l’empathie est la plus développée, où le lien aux autres est le plus important.
  • La phase de l’Enchanteresse, de l’ovulation jusqu’aux règles. Le calme revient progressivement, on entre dans une phase plus intuitive, plus agacée par les autres aussi !

Je comprenais alors que je n’étais pas un être linéaire, mais un être cyclique. Un être dont les flux d’hormones vont et viennent et modifient, à n’en pas douter, mes perceptions et mes comportements sur l’ensemble du mois. Forte de cette prise de conscience, j’ai commencé à m’écouter davantage, à sonder mes ressentis.

Arrêter la pilule

L’arrêt de la pilule il y a 8 ans a aussi formidablement joué dans ma perception de ces transformations mensuelles. La pilule lissait tout, et me déconnectait beaucoup de ce phénomène à la fois sacré et primitif. Sans m’en apercevoir, c’est toute une partie de moi-même que j’éludais.

En arrêtant la pilule, je sentais de nouveau mes émotions fluctuer pendant le cycle, je rencontrais mon humeur changeante. Je retrouvais des sensations d’avant, les seins qui deviennent lourds, les sensations annonciatrices dans le bas du ventre. Je recommençais à suivre mon cycle aussi, et à m’y intéresser, maintenant qu’il n’était plus si prévisible ni soumis à des pilules quotidiennes.

Arrêter ma contraception hormonale, c’était comme me retrouver de nouveau, renouer avec une partie de moi que j’avais enfouie. Une fois de plus, me comprendre mieux.

Me familiariser avec mon sang avec les culottes de règles Moodz

L’arrivée de la cup et des protections lavables a aussi représenté une véritable avancée dans la réappropriation de mon corps. Je voyais tout d’un coup mon sang. Je me familiarisais avec le tabou.

C’est simple, pour moi les culottes de règles ont été une vraie révolution. Non seulement la gestion des règles devenait simple et sereine, mais en plus de ça je gardais un lien et un ancrage forts avec mon cycle. Je gagnais en liberté, sur tous les plans.

Les culottes Moodz, fabriquées au Portugal, sont parmi mes préférées. Elles sont efficaces, confortables, non-toxiques (label Oeko-Tex) et jolies ! Elles sont facilement lavables et réutilisables pendant plus de 3 ans et, parole d’une nana qui les teste depuis 6 mois, sans fuites garanties ! C’est une marque que j’apprécie d’autant plus que leur message encourage les femmes à redécouvrir et à se reconnecter à leur corps. Comme quoi, je ne suis pas la seule à voir qu’il y a un lien entre cycle menstruel et estime de soi !

Les modèles avec le liseré doré et les détails en plumetis sont mes favoris : de quoi m’aider à surmonter avec douceur la phase de la « sorcière », planquée dans ma tanière.

D’ailleurs, pssssst, vous avez -10% avec le code MOODZCELINE si vous voulez agrandir votre stock de culottes de règles ou si vous voulez, ENFIN, tenter la révolution ! Je choisis ma taille habituelle avec cette marque (ils vont du 34 au 48), elles taillent un peu plus large pour être à l’aise.

Confronter ses croyances

Enfin, pour déconstruire encore, je m’abreuve de réflexions et de témoignages. Voici mes références, à lire et écouter sans modération !

Elles permettent de faire la lumière sur des choses que nous croyions innées mais qui sont en fait acquises, sur des choses que nous avons intégrées et que nous reproduisons sans même nous questionner. Pour se réapproprier notre corps, il faut déjà comprendre en quoi il ne nous appartient pas ! Je suis bien sûr friande de toutes vos recommandations !

Podcasts & programmes

  • La poudre, avec des femmes de tous horizons qui racontent leur parcours et leurs combats
  • Un podcast à soi, produit par Arte, qui questionne la place de la femme dans tous les pans de la société
  • Entre nos lèvres
  • Les couilles sur la table
  • Le programme « Cycles féminins » de Cécile Doherty et Ilia Renon

Livres & Newsletter

  • Beauté fatale, Mona Chollet
  • Sorcières, Mona Chollet
  • La puissance du féminin, Camille Sfez
  • Lune rouge, Miranda Gray
  • King-Kong Theory, Virginie Despentes
  • On ne naît pas soumise, on le devient, Manon Garcia
  • Et si le féminisme nous rendait heureuses, Pauline Arrigi
  • Le corps des femmes, la bataille de l’intime, Camille Froidevaux-Metterie
  • La newsletter féministe Les Glorieuses

*Cet article est écrit en collaboration avec Moodz, persuadée comme moi que la réappropriation du corps passe par la réappropriation du cycle menstruel !

Ça vous parle tout ça, à vous ?

*** Céline ***