Résultats de recherche pour : label

Décryptage des labels

Que garantissent tous ces labels mode éthique ? Peut-on leur faire confiance ? Le monde de la mode ne fonctionne malheureusement pas encore comme l’industrie cosmétique avec des labels clairement identifiés et généraux, il faut donc composer avec ce qu’il y a à notre disposition sur les fameuses étiquettes qui grattouillent dans le cou…

Certains garantissent des conditions de travail justes et encadrées, d’autres s’intéressent à l’impact environnemental des procédés de fabrication, d’autres encore assurent la non-toxicité du produit fini.

Passons au décryptage des principaux labels mode éthique rencontrés sur nos étiquettes…

Labels mode éthique – Éthique, impact environnemental & Toxicité

GOTS

Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) est le label le plus poussé et le plus exigeant dans l’industrie textile, mais il ne sert à certifier que les textiles biologiques et donc issus de fibres naturelles, comme le coton ou le lin par exemple. Un vêtement certifié GOTS dispose de garanties sociales et environnementales strictes sur toute la chaîne de production, de la graine semée au produit terminé.

Ses garanties :

  • Utilisation de fibres naturelles certifiées biologiques (minimum 70% du tissu)  
  • Procédés de production et de transformation respectueux de l’environnement
  • Respect des conditions de travail définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (respect des droits des salariés, salaires justes, liberté syndicale, sécurité sanitaire, pas de travail des enfants, pas de travail forcé et horaires de travail décents, etc.)
  • Absence d’utilisation d’intrants dangereux comme les métaux lourds toxiques, les solvants aromatiques, etc.

Bon à savoir : Si le label GOTS est apposé sur une étiquette, c’est que le vêtement fini a bien coché toutes les cases garanties par la certification. S’il n’y a pas le label et que la marque communique sur du « coton bio labellisé GOTS » par exemple : méfiance ! Une marque peut très bien acheter du coton biologique certifié et le transformer en T-shirt dans des usines aux conditions de travail douteuses. C’est souvent ce qui se produit dans les collections « Green » des grandes enseignes de fast fashion.

Si l’organisme GOTS rappelle bien qu’il est interdit d’« utiliser le logo GOTS ou une référence à une certification GOTS sur le vêtement fini si la certification GOTS est uniquement valide pour des étapes intermédiaires ou pour des composants spécifiques du produit », il s’agit tout de même d’une pratique que l’on retrouve fréquemment.

Global Recycled Standard

Le label Global Recycled Standard (GRS) s’intéresse avant tout à la mise en avant des matières recyclées, mais s’appuie également sur des critères environnementaux et sociaux.

Ses garanties :

  • Le vêtement est constitué au minimum de 50% de matière recyclée
  • Usage contrôlé de l’eau et de l’énergie et impact carbone contrôlé
  • Respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail
  • Absence de substances classées dangereuses pour l’environnement et / ou la santé humaine par la législation REACH

Certification B Corp

B Corp est une certification qui concerne la démarche globale d’une entreprise sur les questions sociales et environnementales. Elle ne labellise donc pas un produit en particulier, mais l’engagement et les efforts d’une marque.

En plus de critères stricts sur les pratiques de l’entreprise, la question porte avant tout sur sa raison d’être et sa mission. Cherche-t-elle à avoir un impact positif et à être, non pas la meilleure entreprise du monde mais la meilleure entreprise pour le monde ?

Labels mode éthique – Éthique

Fair Wear Foundation

La Fair Wear Foundation est une fondation indépendante qui travaille en collaboration avec les entreprises adhérentes pour améliorer et assurer des conditions de travail justes et équitables dans l’industrie textile.

Elle travaille à garantir le respect des conditions de travail définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (respect des droits des salariés, salaires justes, liberté syndicale, sécurité sanitaire, pas de travail des enfants, pas de travail forcé, horaires de travail décents, etc.) et impose des relations de travail juridiquement déclarées.

Il ne s’agit donc pas d’un label apposé pour valider des pratiques, mais plutôt d’un témoin de l’engagement de la marque pour davantage d’éthique sur ses lignes de production.

Max Havelaar

Vous avez certainement déjà vu ce label sur l’emballage de votre tablette de chocolat ou de vos sachets de thé. Il certifie que les matières premières ont été cultivées et récoltées dans les règles du commerce équitable. Le label Max Havelaar ne certifie donc pas le vêtement fini, mais seulement la reine des fibres de l’industrie textile : le coton.

Ses garanties :

  • Coton cultivé et ramassé par une exploitation familiale
  • Respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail
  • Prix minimum garanti aux producteurs, en cas d’effondrement des prix
  • Prime de développement versée en plus du prix d’achat du coton
  • Absence de cultures OGM (mais pas des pesticides !)

Origine France garantie

Il s’agit d’une véritable garantie contre le « faux » made in France. L’obtention de la certification se fait sur deux critères cumulatifs que les entreprises doivent nécessairement satisfaire :

  • Plus de 50% du prix de revient du vêtement doit avoir été dépensé en France
  • Le vêtement prend ses caractéristiques essentielles en France, c’est-à-dire qu’a minima la confection intervient en France. Ajouter un bouton ou une braguette à un pantalon ne suffit pas !

Entreprise du Patrimoine vivant

Le label Entreprise du Patrimoine Vivant est une marque de reconnaissance de l’État mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

Pour être labellisées, les entreprises doivent détenir un savoir-faire rare reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité.

Labels mode éthique – Éthique animale

Peta

Ce label est attribué par PETA, une association internationale à but non lucratif dont le but premier est de protéger le droit et la dignité des animaux. Cette certification garantit que les vêtements certifiés ne contiennent aucune matière animale (laine, cuir, soie, etc.).

Bon à savoir : la certification PETA est déclarative, ce qui signifie que les marques remplissent une « déclaration d’assurance » attestant que les vêtements ne contiennent aucune matière animale. Aucun audit n’est effectué par PETA. Cette certification peut ne s’appliquer qu’à certains produits de la marque.

Labels mode éthique – Impact environnemental et toxicité

Cradle to Cradle

Le label Cradle to Cradle s’intéresse avant tout à la circularité des ressources et concerne prioritairement des vêtements qui sont dès le départ conçus et pensés pour valoriser leur fin de vie. Il existe 5 niveaux de certification (Basic, Bronze, Silver, Gold et Platinum), forcément indiqués sur l’étiquette.

Ses garanties :

  • Le vêtement est conçu de telle façon qu’il ne constitue pas un déchet, mais une future ressource (facilité de désassemblage, choix de la matière, etc.)
  • Absence de substances dangereuses pour la santé
  • L’impact carbone de la fabrication du vêtement est nul ou largement réduit par l’utilisation de sources d’énergie renouvelables
  • Absence de pollution de l’eau et de gaspillage de cette ressource
  • Minima sociaux garantis

Bluesign

Le label Bluesign n’est pas apposé après audit sur un produit ou une entreprise pour garantir tout un ensemble de critères, mais correspond davantage à une preuve que la marque est engagée dans une réelle réflexion sur l’impact à la fois social et environnemental de l’ensemble de sa chaîne de production. Elle n’est pas forcément parfaite, mais elle essaye !

En adoptant la norme Bluesign, une entreprise affirme sa volonté de se lancer dans une démarche de transparence et d’amélioration continue avec l’aide du réseau Bluesign qui recense et travaille avec des ateliers de production à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement textile. Ces ateliers répondent à des critères stricts et en constante évolution :

  • Absence de substances dangereuses pour la santé et l’environnement
  • Usage raisonné et restreint des ressources énergétiques et des matières premières
  • Impact carbone limité et absence de pollution des sols et des eaux
  • Santé des travailleurs sur leur espace de travail

Labels mode éthique – Impact environnemental

Better Cotton Initiative

L’association BCI est à l’initiative de WWF en collaboration avec de grandes enseignes de la mode (Adidas, Gap Inc., H&M, etc.). Elle établit des bonnes pratiques que ses membres s’engagent à mettre en place avec le temps pour une culture plus écoresponsable du coton (réduction des pesticides et de la consommation d’eau, qualité des sols de culture, etc.). Better Coton Initiative ne donne aucune garantie de réalisations et il n’existe pas de critères pour mesurer l’atteinte des objectifs. Peut mieux faire…

EU Ecolabel

L’EU Ecolabel n’évalue pas la composition ni l’origine du produit, mais son impact environnemental tout au long de sa durée de vie : extraction des matières premières, fabrication, distribution, et même recyclage ou élimination.

Le cahier des charges s’intéresse notamment à l’usage des produits dangereux pour la santé et l’environnement, à la gestion de l’eau et des déchets toxiques. Il garantit que l’impact environnemental du cycle de vie des produits est réduit par rapport aux autres produits similaires sur le marché.

Labels mode éthique – Non-toxicité

OEKO-TEX Standard 100

Le label Oeko-Tex Standard 100 est plutôt répandu dans l’industrie textile, et assure la non-toxicité des éléments testés. Il peut certifier le vêtement final et complet, ou seulement un ou des éléments entrant dans sa fabrication : matière première, teintures et autres substances utilisées, boutons, zips, broderies, etc.

Le label garantit que le vêtement ne représente pas de danger pour la santé du consommateur.

Bon à savoir : Oeko-Tex propose aux entreprises de participer au programme « MADE IN GREEN » permettant au consommateur d’avoir une visibilité totale sur les étapes de production du vêtement : les pays dans lesquels elles se déroulent, les produits chimiques entrant dans sa fabrication, etc. Dans le cas où la marque se prête au jeu, signe d’une grande transparence, un numéro à saisir sur le site d’Oeko-Tex ou un QR code est présent sur l’étiquette du vêtement.

OEKO-TEX Leather Standard

Le label Oeko-Tex Leather Standard certifie la non-toxicité des vêtements ou accessoires en cuir (gants, sacs à main, ceintures, etc.). Le cuir étant soumis à beaucoup de traitements chimiques et procédés toxiques, la certification repose spécifiquement sur l’absence de ces substances dangereuses pour la santé, selon un cahier des charges strict et un catalogue de plusieurs centaines de produits chimiques évoluant avec les connaissances scientifiques.

J’espère que ce récap vous aidera à y voir plus clair !

*** Céline ***

Les bijoux ROBIN PARIS // Label FAIRMINED

bijoux robin fairmined

Je n’ai jamais collectionné les bijoux. Ceux que je porte ont tous beaucoup de sens pour moi, et souvent une histoire. Certains sont attachés à des souvenirs, d’autres sont des déclarations d’amour. Oui, maintenant que j’y pense, beaucoup de mes bijoux sont des déclarations d’amour. Est-il possible, d’ailleurs, d’offrir un bijou à quelqu’un sans l’aimer ?

Si j’ai eu quelques bijoux fantaisie, j’ai surtout porté des bijoux capables de me suivre pour toujours. Des bijoux que ceux qui me connaissent bien reconnaissent tant je les ai portés. Ils finissent par savoir d’où ils viennent, et aussi ce qu’ils racontent de moi. Comme un parfum qui laisse votre souvenir.

Un bijou peut traverser les siècles et transmettre des histoires. Des histoires d’amour donc. Inaltérable malgré l’épreuve du temps, il témoigne de tellement d’aventures ! Voilà pourquoi j’ai toujours privilégié des bijoux en or et en argent : ils sont indémodables, indestructibles et porteurs de messages.

Pour moi, choisir des boucles d’oreilles en or ou en argent revenait à faire le bon choix. Je choisissais le durable, le noble, le travail de l’artisan.

C’est donc pleine de convoitises que je me suis approchée du stand de la créatrice de ROBIN PARIS lors d’une vente de créateurs. Et puis, en m’approchant, je remarque un label mis en évidence : Fairmined. Intriguée, et sur le point de découvrir, une fois de plus, quelque chose que je ne soupçonnais pas, je lui demande ce que cela signifie.

Le voile de l’inconscience

Lorsque l’on porte un bijou, comme lorsque l’on porte un vêtement d’ailleurs, on a souvent tendance à oublier qu’il est le résultat du travail d’autres êtres humains. J’avais pour ma part occulté le fait que les matériaux nécessaires à la fabrication de mes bijoux avaient été extraits par la force et le courage de gens comme vous et moi.

J’avais tout simplement occulté ça. Je ne voyais plus que le travail d’orfèvre et de grande délicatesse des petites mains menues des créateurs bijoutiers, souvent installés dans leur atelier parisien. Je me contentais de ça sans doute, pensant que les minerais arrivaient jusqu’à Paris par vol de colombes… Que sais-je…

Il ne m’a pourtant fallu qu’un mot ou deux de sa part pour lever le voile. Vous savez, le voile de l’inconscience ? Bien sûr que l’or et les minerais précieux étaient extraits par des êtres humains, bien sûr que ça se passait loin de chez moi dans des pays où les droits des travailleurs sont quasi inexistants, bien sûr que ça creusait des inégalités. Bien sûr que ça faisait mal au cœur.

Bien sûr.

Comme un souvenir refoulé qui fait tout d’un coup surface, je savais tout ça : les conditions de travail très peu mécanisées à la limite du supportable avec des postures contraignantes et des températures suffocantes, l’exposition à des vapeurs toxiques, les vibrations, beaucoup de bruit. L’absence de mesures de sécurité, des salaires bas, le travail des enfants, je savais tout ça. Aux conditions de travail s’ajoutaient les dégâts sur l’environnement d’une pratique irraisonnée : des territoires entiers transformés en paysages lunaires, la pollution des sols et des eaux par l’usage de produits chimiques. Je savais tout ça.

bijoux robin fairmined

Le label Fairmined

Le label Fairmined garantit que l’or provient de mines autonomes, responsables et artisanales. Il assure aux mineurs un prix juste pour l’extraction de leurs minerais, ce qui les encourage à entreprendre et à continuer une exploitation raisonnée et éthique.

Le label garantit non seulement de bonnes conditions de travail pour les mineurs, mais assure également un impact environnemental réduit par la limitation des produits toxiques utilisés et la protection des sols et des cours d’eau.

label fairmined

Les bijoux ROBIN PARIS

Un or dont elle pouvait être fière, voilà ce que Cendrine Robin voulait pour ses bijoux ROBIN PARIS. Car les bijoux ont une histoire, elle le sait. Alors si on pouvait éviter de l’écrire avec un poids sur la conscience…

Tous ses bijoux sont des créations originales qu’elle a d’abord rêvées, puis dessinées pour enfin leur donner vie dans son atelier à Paris. Pour ça, elle étudie chaque contour et chaque reflet, et façonne le moindre détail avec expertise et amour.

L’histoire d’amour, on y revient. Si ses bijoux m’ont attirée lors de cette vente de créateurs, ce n’est en effet pas pour rien : des créations contemporaines, hyper graphiques et épurées, qui en disent beaucoup sans trop en montrer. Des jeux de lumière étonnants qui attrapent l’œil et ne le rendent pas, des pierres et des métaux précieux à la noble élégance, une finesse que j’aimais beaucoup. La fragilité et l’immortalité, c’est ça qu’il y avait sur la table de Cendrine lorsque je l’ai rencontrée ce jour-là.

Ses créations sont des petites séries, voire des pièces uniques. Les pierres sont en effet choisies une à une, pour leur couleur, leur clarté ou leur forme. Elles proviennent toutes de vendeurs qui peuvent retracer leur parcours. De petits trésors en somme !

Je crois que mes boucles d’oreilles parlent d’elles-mêmes : sobres et élégantes, d’une finesse irréprochable, elles accrochent l’œil tout de suite. En plus d’être sublimes, elles participent à un monde meilleur et l’or dont elles sont issues devrait être la norme.

Et si on racontait de belles histoires d’amour nous aussi ? Allez hop, allez faire un tour sur la boutique en ligne de ROBIN PARIS !

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

La mécanique du pull

C’est bien la première fois que le titre d’un de mes articles porte directement le nom d’une marque. Je choisis en général quelque chose de plus poétique, de plus mystérieux, en fonction des sujets que je décide d’aborder. Mais là, la mécanique du pull, je trouve que ça raconte déjà mille histoires en soi.

Alors, casquettes vissées sur la tête et munis d’une bonne caisse à outils, poussons la porte de l’atelier. Démarche assurée, le geste expert. Écoutez donc vrombir les machines. L’espace s’emplit du cliquetis des aiguilles. On va parler mécanique.

Mécanique du pull, même. Mécanique du pull bien fait, je dirais même.

Passage de l’ancre, l’atelier du 3ème

Tout commence dans l’atelier du 3ème, passage de l’ancre. Le passage est à ciel ouvert, il rassemble quelques jolies boutiques qui se sont entourées de jungle pour oublier les klaxons. À l’entrée du passage, un écriteau pose le décor « pulls 100 % recyclés et stylés, tricotés par des gens que l’on connaît ». Alors on s’engouffre.

Dans la boutique, l’humeur est plutôt joyeuse. Il y a de la couleur sur les portants, on a très vite envie d’y passer la main pour caresser les mailles. Jonathan fait quelques blagues, et Valérie a les cheveux en pagaille. Elle s’affère sur un dessin grandeur nature d’un pull complexe multi-points. Rien n’est laissé au hasard. Les détails sur les manches, le col, le choix des formes et des couleurs. Les pulls qu’imagine Valérie sont imprégnés de sa douce folie créative, ils sont pensés pour être aimés et portés longtemps et pour marquer un style et une identité tout à la fois.

C’est là que je m’exclame. Mais oui ! C’est bien ce dont la mode éthique a besoin. De créateur.ice.s de mode passionné.e.s, qui mettent la mode au centre de leur démarche, sans oublier tout le reste. Les sweats et les T-shirts en coton bio ne changeront pas l’industrie. Des vêtements bien coupés, bien pensés, désirables et stylés mais pour autant non soumis à l’éphémérité de la tendance, ça oui. Une mode qui peut exister par elle-même, avec le pré-requis essentiel d’avoir un impact environnemental réduit au minimum et un impact social positif au maximum.

Car nous pourrons, je crois, nous accorder très vite sur ce point : les pulls de La Mécanique du Pull sont incroyables ! Incroyables sur bien des aspects, nous le verrons, mais déjà, là comme ça, d’un premier coup d’œil. Ma meilleure amie a dit « oh là là », ma maman a tout de suite voulu reprendre le tricot. Il y a un effet « whaou » presque immédiat, ils accaparent l’attention. On sait, au premier regard, que la qualité, ça rigole pas.

Il n’y a qu’à voir ces deux chef-d’œuvres. Le côté multi-points (qui exige des prouesses à l’étape du tricotage) et oversize du Cabaret sauvage, ou la coupe plus cintrée et originale de ce Vibrato couleur ocre…

La collection Femmes commence à être plutôt étoffée, mais figurez-vous qu’il y a aussi une collection Hommes pour les amateurs de mailles éthique et responsable !

La filature recyclée

Mais ces pulls-là, je vous l’ai dit, ils sont beaux à bien d’autres égards. À commencer par leurs fils 100% recyclés certifiés GRS qui sont soigneusement choisis pour leur confort et leur toucher.

Les fils recyclés que La Mécanique du Pull utilise proviennent soit de chutes de production, soit d’anciens pulls. Dans le cas des deux pulls que je porte sur les photos, les fils appartenaient avant à d’anciens pulls en maille. De quoi boucler la boucle de la circularité !

Et comme dans toute mécanique bien huilée, on connaît les fournisseurs et ils sont consciencieusement choisis. C’est pour cela que Valérie et Jonathan travaillent main dans la main avec une filature française et une filature italienne. Plus ils auront de fils recyclés à leur commander pour fabriquer des pulls, plus ces filateurs choisiront de filer des fibres recyclées. C’est le cercle vertueux de la production responsable, qui ne peut faire racine que soutenu par des comportements responsables de consommation, bien entendu. L’offre et la demande, tout ça tout ça…

L’atelier de Casablanca

Une fois que Valérie a imaginé les pulls et qu’ils ont mis la main sur de beaux fils recyclés qui correspondent à leurs critères en tout point, c’est au tour de leurs deux ateliers partenaires à Casablanca de prendre le relai. Ces ateliers, Jonathan et Valérie les connaissent et leur rendent visite depuis plus de 10 ans ! Serge, le papa de Jonathan, vit d’ailleurs à Casablanca, il a un contact très étroit avec les deux ateliers. C’est une collaboration qui s’inscrit sur le long terme, et tout le monde se tire vers le haut et se rend service. Comme une équipe élargie.

Pour certaines éditions limitées, La Mécanique du Pull fait aussi intervenir deux ateliers historiques de tricotage français. Bien sûr, le prix n’est pas le même, mais cela permet de soutenir le savoir-faire français et de trouver un juste équilibre !


Alors qu’en dites-vous, docteur ? La mécanique a l’air plutôt bien pensée et aboutie, à mon avis ça devrait rouler encore un bon moment ! Même si avec un peu d’huile de coude, c’est sûr, on va plus loin. Si l’on commence à soutenir de jolies marques éthiques, stylées et aux prix abordables, il y a peut-être moyen, un peu, je l’espère, de casser les codes et de faire repartir la machine, et pour longtemps !

Pour les parisiens, n’hésitez pas à franchir la porte de leur boutique du Passage de l’ancre dans le 3ème ! Ça sera l’occasion de voir, de toucher, voire d’essayer les pulls ! Et n’oubliez pas de dire que vous venez de ma part 🙂

*** Céline ***

*en partenariat (with love !) avec La Mécanique du Pull 🙂

Artisanat – Sélection de Noël

Le mois de novembre a démarré et, même si les températures actuelles ne nous permettent pas de nous projeter déjà sous le sapin, les projecteurs semblent doucement se diriger vers Noël. C’est un peu tôt pour se projeter, peut-être, mais pas forcément pour penser aux cadeaux que l’on voudrait offrir. C’est bien souvent lorsque les cadeaux sont achetés à la hâte au dernier moment qu’ils tombent un peu à côté, alors autant essayer d’y réfléchir en amont.

Et puis, lorsque l’on parle d’artisanat, mieux vaut, toujours, s’y prendre à l’avance ! Les délais de fabrication peuvent être longs, ou les pièces très limitées. C’est pour cela que je m’y prends un peu en avance cette année, j’avais envie de mettre en avant le travail des artisans de la communauté Iznowgood ! Je me dis que ça peut être chouette de se soutenir entre gens sympathiques 🙂

J’ai donc publié une story sur Instagram il y a quelques semaines demandant aux artisans de ma communauté de m’envoyer un mail pour me parler de leur travail. Je n’ai gardé que 40 projets qui correspondaient, pour moi, au travail d’artisanat, c’est-à-dire pour lesquels la partie « faire » est le cœur de métier. Vous verrez que, bien souvent, ces projets sont portés de A à Z par une seule et même personne passionnée ! Je vous laisse découvrir tous ces trésors qui sont pour la plupart de vrais projets de vie, des univers entiers, des sensibilités à découvert. Aidons-nous les uns les autres !

Les bijoux artisanaux de Manora

Manon, c’est l’hôte de cette sélection. Quand on a discuté de ce que l’on pourrait faire pour mettre en avant Manora à cette période si importante pour les artisans et les petits créateurs, elle m’a proposé de présenter Manora au même titre que d’autres artisans que j’aurais souhaité mettre en avant. Ce qu’elle voulait, c’était avant tout que je mette l’accent sur ces métiers du « faire », sur ces gens qui ont de l’or entre les mains et qui passent leurs journées à créer, à faire émerger quelque chose de « rien ».

J’ai trouvé sa démarche très élégante et fairplay alors je voulais lui accorder un petit paragraphe en préambule.

Manon, même si elle a démarré dans la vie active avec un parcours plutôt classique (et finalement le cas de beaucoup de personnes citées dans cet article), c’est une artisane dans l’âme. Elle a appris les bases de la joaillerie toute seule dans son coin ! Je vous parlais déjà de son histoire et de sa démarche dans un article répondant au doux nom de « L’or éthique pour tous« .

Manora, en plus d’être le travail d’une seule et même personne qui imagine et crée des bijoux toute seule en autodidacte, c’est aussi des bijoux éthiques et responsables en laiton recyclé, qu’elle recouvre ensuite avec de l’or recyclé ou certifié Fairmined ou RJC. Sur toutes ses fiches produit, Manon détaille les différentes étapes de la fabrication des bijoux. En plus d’être beaux, les bijoux de Manon s’inscrivent dans une réelle démarche engagée.

Il n’y a qu’à voir l’élégance de ces boucles d’oreilles pour comprendre l’univers graphique et épuré des créations de Manon !

Alors quoi de mieux qu’une hôte pareille pour accueillir tous les beaux projets qui vont suivre ?

ENFANTS

1. Sarouel évolutif, CréOFée. Isabelle crée en Vendée des vêtements évolutifs de la naissance à l’adolescence et commence à réaliser une gamme femmes casual et compatible grossesse et allaitement. Les vêtements permettent de conserver le vêtement au minimum 2 ans (1 vêtement = 4 tailles). Les tissus utilisés sont labellisés a minima Oeko-tex 100, voire GOTS.

2. Jouets en bois, Jouets des 3 pignons. En région parisienne (77), Laura fabrique et peint les jouets entièrement à la main, chaque pièce est unique. Le bois utilisé est issu de forêts françaises éco-gérées. Pour toute commande, n’hésitez pas à envoyer un message à Laura sur Instagram.

3. Mobile Marjo rie pliée en 4. Infirmière de formation, Marjorie a raccroché la blouse pour réaliser des créations en origami (et notamment pas mal de boucles d’oreilles) en région parisienne (91).

4. Livre « Au royaume des arbres ». Pauline est créatrice de livres en auto-édition sur la nature et pour petits et grands. Elle choisit avec soin et poésie les photos et les mots qu’elle y rassemble. Les livres sont imprimés en France, sur du papier issu de forêts durablement gérées avec des encres végétales et recyclables, et ils sont parfois même accompagnés d’une piste musicale !

5. Maison de poupée en bois, Les cabanons de Léon. Vicky crée elle-même à Bordeaux des maisons de poupées à partir de bois
(recyclé et non recyclé), de matériaux naturels recyclables, avec des produits de récup’ (chutes de tissus & de bois, produits du quotidien : capsules de café, pots de yaourt, bouteilles plastiques etc…).

6. Vêtements évolutifs Elnoria Couture de 0 à 6 ans (par exemple les sarouels font du 3-12 mois, puis 18-3 ans et enfin 4-6 ans). Laetitia crée elle-même les vêtements dans la Nièvre, en prenant soin de choisir des tissus certifiés GOTS ou a minima OekoTex Standard 100. Pour passer commande, il faut lui envoyer un message sur Instagram où elle présente ses créations.

7. Calendrier de l’Avent à remplir 100% papier, Quilling Art 88. Élodie est experte dans l’art du quilling qui consiste à enrouler des bandelettes de papier pour en faire des œuvres, des éléments de décoration ou des bijoux.

8. Peluche Sidonie la Souris Bidules et Bidouilles. Aurore fabrique des peluches en coton et lin (bourrage synthétique ou laine belge, au choix) de A à Z en Belgique, rien n’est sous-traité ni automatisé. Elle peut même broder un mot ou un prénom sur les peluches qu’elle réalise.

MODE

1. Top tube côtelé Jaaly. Parfois aidée de sa maman, Allyson conçoit et tricote elle-même à côté de Nice des pièces toujours très colorées et pleines de peps. Chaque création est faite à la demande, et il est souvent possible de choisir les couleurs de la pièce qui nous intéresse. Elle privilégie de travailler avec des fins de stock autant que faire se peut.

2. Robe 100% lin, Gold & Skie. Loïse développe et fabrique toutes les pièces elle-même dans des tissus 100% lin en provenance de Lituanie, depuis sa campagne ariégeoise. Elle vend uniquement à la commande et propose du sur mesure pour les longueurs, taille d’élastiques et plus.

3. Sac en macramé, À cœur et à cordes. Mathilde excelle dans l’art du macramé et crée elle-même de magnifiques sacs et décorations murales à Tahiti. Pour toute commande, n’hésitez pas à envoyer un message à Mathilde sur Instagram.

4. Banane 100% upcyclée, Atelier 1620. Graziella crée en Touraine des accessoires zéro-déchet pour le quotidien comme des sacs à vrac, des cotons démaquillants, des furoshikis, des éponges, ou encore une collection de kimonos pour bébé ainsi qu’une collection de sacs bananes. Elle privilégie toujours les tissus upcyclés sauf pour les créations qui sont destinées à un contact direct avec la peau pour lesquelles elle choisit du coton bio GOTS, fil à coudre compris.

5. Trousse de toilette Sewniq. Manon est française et vit aux Pays-Bas depuis deux ans et demi. Elle y coud des sacs, trousses et autres scrunchies en utilisant des tissus upcyclés ou des tissus neufs selon ce qu’elle trouve.

6. Lingerie sur-mesure Mara Von Sherwood. Marianne est créatrice de lingerie sur mesure, basée à Toulouse, depuis bientôt 2 ans. Issue d’une formation de costumière pour le spectacle, elle crée de la lingerie qui s’adapte à la diversité des corps et aux morphologies hors des standards. Pour toute commande, n’hésitez pas à envoyer un message à Marianne sur Instagram.

7. Kimono 100 % soie upcyclée Haykou. Lucile chine des tissus en fibres naturelles, principalement de la soie et du lin, qu’elle teint elle-même naturellement avec des fleurs et des végétaux. Elle réalise ensuite des pièces poétiques et féminines (kimono, caraco, chouchou, headband) dans son atelier à Annecy.

8. Robe en coton bio certifié GOTS Les pépites de Lakshmi. Anne est créatrice de vêtements pour enfants (de 3 mois à 12 ans) et adultes (hommes et femmes + vêtements d’allaitement) qu’elle crée elle-même de A à Z dans les Pyrénées orientales. Les tissus utilisés pour la confection sont soigneusement choisis en fonction de leur qualité et de leurs certifications GOTS et a minima OEKO TEX 100.

9. T-shirt en coton, Oslow/Co. Coralie confectionne de A à Z des pièces de mode « made in Saint Gilles croix de vie ». Elle dessine, fait les patronages, les prototypes, le choix des matières, la production, la mannequin, la mise en ligne sur le site et la communication ! Chaque modèle est unique, ou presque, selon le métrage de tissus qu’elle obtient, puisqu’elle utilise des tissus upcyclés et issus de fins de rouleaux (et souvent de maisons de couture).

DÉCO

1. Mobile de décoration, Lou d’Adélaïde. Lucile réalise à la main des objets de décoration inspirés de la nature en tissu rigidifié, bois revalorisé et papier en Alsace.

2. Sculpture lumineuse, M Ceramics. Marion réalise des sculptures lumineuses en grès ou en faïence chamottée avec de la verrerie vintage, mais aussi de petits objets de décoration. Tout est fait main, il ne s’agit que de pièces uniques. Pour toute commande, n’hésitez pas à envoyer un message à Marion sur Instagram.

3. Miroir en macramé, Grain de fantaisies. Ce miroir mural est conçu en macramé certifié Oekotex 100 dans les Alpes, par les mains expertes de Julie.

4. Calendrier 2023 Earthlightened. Annelise, aquarelliste en Auvergne, nous invite à nous évader en forêt tout au long de l’année 2023 avec ce calendrier imprimé sur du papier d’artisanat à Mozac (63) et qui reprend 12 de ses tableaux à l’aquarelle. On retrouve également sur son site des œuvres originales et des reproductions.

5. Miroir en cannage Lib’&Lul. Lucie, tapissière en ameublement de formation et artisane en cannage, réalise sur mesure des commandes de miroirs ou luminaires en cannage (il y a plein d’idées sur son compte Instagram). Pour les Bruxellois et les Réunionnais, et bientôt pour les Parisiens, il est possible de trouver certaines de ses créations en boutique.

6. Vase en porcelaine, Les petites porcelaines. Justine est céramiste et a un atelier-boutique à Vallauris. Toutes ses pièces sont uniques et créées sur place, et ses collections changent tous les ans.

7. Linogravure, Paperstry. Victoria fait de la linogravure – de la gravure sur linoléum – et des articles de papeterie (carnets, blocs-notes, calendriers, etc.) à La Rochelle.

8. Tasse à café en grès Atelier Jeannette. Laurène est céramiste et a un atelier-boutique à Vallauris. Toutes ses pièces sont uniques et créées sur place.

9. Bougie vaisselle chinée, Fleurs & Douceurs. Julie fabrique à Pau des bougies avec de la cire végétale européenne sans OGM ni pesticides, des parfums de Grasse sans agents mutagènes et cancérigènes, des fleurs séchées naturelles et des paillettes biodégradables. Elles sont coulées dans des contenants de seconde main, chinés par ses soins.

10. Buddha Bowl en bois, Coralie LB Wood. Coralie est artisane tourneuse sur bois et ébéniste à Lyon. Elle réalise essentiellement de la vaisselle en bois et des objets décoratifs, avec un bois qui provient d’une scierie locale d’Auvergne Rhône Alpes.

11. Bougie artisanale L’atelier de maître chaton. Daniela fabrique en Alsace des bougies en cire de soja d’origine européenne, avec des parfums fabriqués à Grasse, des mèches en bois de hêtre français, sans colorant.

ZÉRO DÉCHET

1. Sac cabas en velours côtelé Quakers & Co. Audrey confectionne à la main à Vendays Montalivet des alternatives zéro-déchet (sac à vrac réutilisable, couvre-plat, coton lavable…). Elle gère tout : croquis, patronage, confection, packaging, etc.

2. Charlotte à plats, La fée maison. Camille et Alexandre fabriquent à côté de Bordeaux une petite gamme de produits ménagers naturels et zéro-déchet et des accessoires zéro déchet cousus principalement en coton bio (GOTS) et bientôt en tissu upcyclé.

3. Filet en coton bio Provensa Tinctoria. Teinture artisanale et naturelle à Banon (04) grâce à toutes sortes de plantes (racines de garance, gaude, fleurs de cosmos, brou de noix, épinard, ortie, pastel, renouée, coquelicot, écorce de campêche, genêt, graines de rocou, millepertuis, pelures d’oignons ou d’avocat, etc.).

4. Savon surgras nourrissant, Savonnerie Safandé. Ophélie fabrique à Tours des savons saponifiés à froid surgras à 10% avec des huiles végétales et huiles essentielles de qualité biologique et à base de beurre de karité de qualité fabriqué au Burkina Faso dans de bonnes conditions (et sans renégociation des prix).

5. Savon saponifié à froid, D’amour et d’abeilles. Mélissa et Anthony sont apiculteurs dans l’Aube, ils fabriquent des savons SAP avec le miel de leurs abeilles et d’autres ingrédients qu’ils sourcent avec le plus grand soin.

BIJOUX

1. Bracelets olfactifs Yholi. Entre Lyon et Valence, Cécile et Marine créent des bijoux qui allient les propriétés des huiles essentielles à la symbolique des pierres fines, en déposant une goutte d’huile essentielle ou de parfum naturel sur les perles poreuses. Elles sélectionnent des pierres 100 % naturelles, classées et de provenance connue.

2. Boucle d’oreilles en corde, Sailing Kerguelen. Gaëlle crée à la commande et dans son voilier des bijoux et porte-clés en nœuds marins.

3. Boucles d’oreilles La Factorigami. Alice a laissé tomber une carrière toute tracée pour créer des bijoux en papier artisanal japonais (washi) à Barcelone.

4. Bague plaquée or (3 microns) Zo&më. Aussi professeure de yoga, Morgane fabrique des bijoux avec beaucoup d’intention(s) dans son atelier de Villemur-sur-Tarn près de Toulouse. Elle a également fondé Potamo’, une association de créateurs locaux (ils sont 18 à être exposés) qui se matérialise par une boutique avec vue sur la rivière Tarn. Si vous êtes du coin, ça vaut le coup d’y faire un tour !

5. Sautoir en argent massif, Maä. Dans le Vaucluse, Marielle fabrique elle-même des bijoux inspirés de la nature en argent massif recyclé depuis 2008 (seule la gravure quand il y en a est réalisée par un graveur).

6. Bague en Chrome Cobalt, Marjorie Cia. Ancienne prothésiste dentaire, Marjorie récupère les déchets de ses anciens confrères (alliage, cire, céramique) pour les transformer en bijoux délicats et durables à Toulouse. L’alliage est du chrome cobalt, une référence ultra-résistante dans le milieu médical.

7. Boucles d’oreilles en bois de récup et paille, Straw BO. Lisa propose des créations lumineuses et colorées en marqueterie de paille qu’elle fabrique dans Les Mauges (49). La marqueterie de paille est un artisanat d’art qui consiste à recouvrir des surfaces ou des objets par des brins de paille, collés bord à bord. Elle utilise de la paille de seigle cultivée, séchée et teintée en Bourgogne, ainsi que du bois de récup et des apprêts de provenance européenne autant que faire se peut.


J’espère que cette sélection vous permettra de faire de jolies découvertes ! On n’est pas à l’abri d’une mise-à-jour de l’article d’ici quelques semaines pour d’éventuels retardataires ! N’hésitez pas de votre côté à mentionner vos artisans coup de cœur dans les commentaires de l’article pour agrandir le cercle des découvertes !

*** Céline ***

*en partenariat avec Manora

Un slip (l)intéressant

J’ai eu la chance il y a quelques temps de partir en Normandie rencontrer les différents acteurs de la filière du lin français, en compagnie des équipes du Slip Français. Cette petite virée normande n’aura fait que renforcer ma passion pour cette fibre textile locale et durable, si belle et résistante, et emblème des savoir-faire rattachés à notre patrimoine ! Si vous n’êtes pas encore convaincus par le lin les gars, c’est le moment !

Rétablir le lien avec ceux qui font

Si vous regardez mes vidéos Décryptage de la mode, vous ne devez pas être sans savoir que je déplore le fait que nous avons totalement rompu le lien entre ceux qui fabriquent nos vêtements et nous qui les portons. Ce n’est pas de notre fait, l’industrie de la mode s’en accommode très bien et excelle dans la fabrication des mirages. Nous ne voyons plus que les paillettes et les mannequins dans le désert, nous en oublions les conditions de travail déplorables et les pratiques non-encadrées et polluantes. C’est le deal : on regarde l’écran, pas ce qu’il y a derrière, et les marchés seront bien gardés.

Alors quand on me propose d’aller rencontrer ceux qui font, de mieux comprendre la chaîne de production du lin français, je suis aux anges ! Et j’en profite, évidemment, pour tout vous montrer et partager ce que j’ai appris.

Justement, je vous explique tout de A à Z sur la fabrication d’un T-shirt en lin dans cette vidéo ! De la graine semée par Méline à côté de Caen, jusqu’à la confection par le super atelier Linportant à quelques kilomètres de là ! C’est le parcours que suivent les vêtements de la collection en lin du Slip français 🙂

Les avantages du lin français

Le Slip français soutient les ateliers textiles français depuis 10 ans. Ils travaillent aujourd’hui avec 29 ateliers, souvent labellisés Entreprise du Patrimoine Vivant et/ou Origine France Garantie, et répartis partout en France (il se dit même qu’il y a un atelier du Slip Français à moins de 250km de chez vous !). En soutenant l’artisanat local, ils maintiennent des savoir-faire qui se perdent, et ce sur toute la chaîne de production !

C’est bien pour cela qu’ils s’intéressent au lin français et à toute sa filière ! Ils proposent une collection de sous-vêtements en lin pour Homme et Femme, ainsi que des vêtements en lin et coton bio. Le tout confectionné en France, évidemment. Je porte sur les photos une culotte 100% lin (luxe absolu) et leur très jolie chemise aux épaules évasées !

C’est une plante sacrément locale et vertueuse, le lin, et à bien des égards ! L’une des fibres textiles les plus écologiques selon moi ! Regardez plutôt…

Une plante 100% locale

Rendez-vous compte, 85% de la production mondiale de lin provient des zones côtières de Normandie, des Hauts de France, de la Belgique et des Pays-Bas ! La France est de loin le premier producteur mondial ! Ca vous en bouche un coin, pas vrai ?

Excepté pour l’étape de la filature, tout le reste de la chaîne de production se déroule en France ! Comme je l’explique dans la vidéo, la filature (constitution du fil qui sera utilisé pour la confection) ne peut plus se faire en France aujourd’hui, faute de savoir-faire. Voilà ce qui arrive quand on délocalise tout… Il faut aujourd’hui aller jusqu’en Pologne pour obtenir du fil de lin. Mais bonne nouvelle, l’entreprise française Safilin a en projet de relocaliser ses usines dans le Nord de la France d’ici peu !

Attention cela dit, et notamment si vous vous intéressez à une pièce en lin d’une grande enseigne de mode. Il se peut que le lin utilisé soit estampillé « français », mais ce n’est pas pour autant que le reste de la chaîne de production ne s’est pas déroulé à l’autre bout du monde… Le label Masters of Linen permet de s’assurer que les étapes de fabrication jusqu’au fil sont européennes, il manquera ensuite de s’enquérir de la localisation des étapes de confection et d’ennoblissement.

Une fibre textile écologique

Comme c’est une plante qui se plaît chez nous, elle n’a pas besoin de grand chose pour pousser ! C’est là un avantage considérable d’un point de vue énergétique et écologique. Le lin n’a pas besoin d’être arrosé par exemple, l’eau de pluie lui suffit. Elle a également besoin de très peu d’engrais ou d’interventions chimiques, ce qui fait que même une culture non biologique reste relativement propre. Peu gourmande en azote, la plante est également très intéressante d’un point de vue agricole et est souvent utilisée dans la région pour enrichir les sols pendant la rotation des cultures.

Un fois la graine plantée, aucune intervention chimique n’entre dans le processus de fabrication de la fibre. Tout est mécanique, voire entièrement naturel, avec l’étape du rouissage pas exemple (go regarder la vidéo si vous ne savez pas en quoi elle consiste) !

Le procédé de fabrication de la fibre est aussi complétement zéro-déchet, puisque l’entièreté de la plante est utilisée une fois qu’elle a été coupée. Litière ou alimentation animale, cordage ou tissus d’ameublement… tout est utilisé ! Les graines, l’anas, les fibres trop courtes pour être utilisées dans le texte, tout je vous dis !

Attention cela dit, et notamment si vous vous intéressez à une pièce en lin d’une grande enseigne de mode. Il se peut que le lin utilisé soit estampillé « français », mais ce n’est pas pour autant que les teintures choisies seront respectueuses de l’environnement (et de votre santé) !

Les qualités incroyables du lin français

On a souvent une mauvaise image du lin, souvent parce qu’il s’agit d’un lin chinois, tissé en Asie, sur une pièce de fast fashion. On s’imagine qu’il se froisse facilement, qu’il est transparent… Pourtant, le lin français a tant de qualités !

C’est une histoire de goût, bien sûr, mais personnellement j’aime beaucoup son esthétique assez brute et naturelle. Il y a quelque chose de noble et de beau dans un tissu en lin.

Mais sans parler de ce qu’il m’évoque, le lin a des vertus thermorégulatrices et de régulation d’humidité assez dingues. C’est également une fibre très résistante et solide. C’est la matière que j’enfile systématiquement en randos par exemple, au lieu d’opter pour un tissu technique synthétique !

Alors, convaincus ?

*** Céline ***

*en partenariat avec Le Slip français 🙂

Makeup certifié bio, c’est-à-dire ?

Le printemps arrive, et ça m’électrise. Le matin, je suis debout sur mes deux pieds, pleine d’élan. Pleine de projets aussi, pleine d’envies. Pas besoin d’analyses pour savoir que mon taux de dopamine culmine. C’est l’effet printemps, sortie d’hibernation, assurément.

Chez moi, l’effet printemps se voit de loin. C’est simple, ça tient en 5 mots : je-fais-péter-les-couleurs. Dans le choix de mes fringues, sur les murs si je le pouvais, et aussi sur mes yeux. En atteste ce makeup coloré que je réalisais sous vos yeux ébahis il y a quelques jours !

Les produits Charlotte Bio

J’ai réalisé ce maquillage plein de couleurs avec les produits Charlotte Bio, sur lesquels je vous donne mon avis tout au long de la vidéo. Il y a de vrais coups de cœur (comme le fluide de teint et ses 15 teintes, la palette Spring Blossom ou les produits pour les lèvres), et aussi des petits ratés (comme le mascara Volume qui me picote les yeux).

Mais de manière générale, les produits Charlotte bio sont surtout d’un rapport qualité-prix inégalé (et peut-être inégalable). Ils sont pigmentés, bien formulés, avec de chouettes compositions… et pour petits budgets ! Ils proposent du makeup certifié bio de qualité avec des prix accessibles, permettant ainsi au maquillage bio de se généraliser ! Incroyable…

C’est bien pour ça que l’on est là, parce que ça paraît incroyable et que vous me sembliez suspicieux. Est-ce vraiment bio ? Est-ce du greenwashing ?, m’avez-vous demandé.

Le monde de la cosmétique est pourtant bien mieux armé que celui de la mode pour fournir des garanties au consommateur. Ce dernier dispose de vrais outils clé en main pour s’assurer de la bonne foi d’une marque, il n’y a pas tant lieu de douter.

Les labels bio

Il existe différents labels qui certifient les cosmétiques, et notamment le maquillage bio : Ecocert, Cosmebio, COSMOS, Nature et Progrès, Natrue, BDIH (label allemand) et Soil Association (label anglais) pour les plus répandus.

Chacun de ces labels fait l’objet de contrôles par un organisme certificateur indépendant, selon un cahier des charges qui leur est propre. Ce qu’il y a écrit dans ce cahier des charges, ce sont des garanties pour le consommateur. Il est donc intéressant de savoir ce qui y est stipulé…

La base : absence d’ingrédients controversés

Si chaque cahier des charges est différent en fonction des labels, ils s’accordent cependant tous sur l’absence dans les compositions des principaux ingrédients controversés. À savoir :

  • Les silicones
  • Les OGM
  • Les phtalates
  • Les huiles minérales
  • Les PEG
  • Le Sodium Laureth Sulfate
  • Les parfums et colorants de synthèse

Déjà, c’est un bon point de départ ! Dès lors que le produit est labellisé par un des labels cités ci-avant, on est au moins tranquilles de ce point de vue-là !

Ce n’est pas parce que le produit n’est pas labellisé qu’il n’a pas une bonne composition (un label, ça coûte cher, et toutes les marques ne peuvent pas se le permettre). En revanche, un label est un véritable soutien pour le consommateur, il donne l’assurance d’éviter les substances dangereuses et controversées.

Avec un des 7 labels listés ci-avant, le consommateur est également sûr de retrouver des compositions quasiment exclusivement constituées d’ingrédients d’origine naturelle, et biologique.

L’exemple du label Cosmos Organic

Les produits Charlotte Bio sont ainsi labellisés COSMOS Organic, ce qui nous donne la garantie que le cahier des charges imposé par le label est bien respecté, à savoir :

  • Minimum 95 % des ingrédients dans la formule sont naturels  
  • Minimum 20 % des ingrédients dans la formule sont bio

Le label COSMOS Organic interdit aussi les tests sur les animaux, l’usage de produits de synthèse ou le phénoxyéthanol dans les formulations. Il fournit aussi des garanties sur la traçabilité des ingrédients utilisés.

Bon à savoir : l’eau et les minéraux ne sont pas considérés comme certifiables « bio » car ils ne sont pas cultivés. Ce sont pourtant des ingrédients très présents dans les formulations cosmétique ou de maquillage. C’est ce qui explique que le seuil d’ingrédients bio exigé par les labels paraisse si bas.

Chez Charlotte Bio, tous les produits sont certifiés. C’est un véritable indicateur pour le consommateur, les labels ne mentent pas !

Alors oui, pour répondre à vos questions, les produits Charlotte bio ont bien une super formule, sont bien pigmentés et sont accessibles en terme de prix ! Si vous voulez creuser un peu, je vous donne mon avis sur les produits dans cette vidéo et vous pouvez même les voir testés en direct 🙂

Et si vous en avez besoin, le code IZNOWGOOD vous offre 20 % sur tout le site et la livraison offerte en France métropolitaine pour 30 € d’achat !

Les points d’attention à connaître

Nous l’avons vu, tous les labels ne s’appuient pas sur le même cahier des charges. S’ils constituent une véritable aide pour mieux choisir, il est bon de garder quelques détails en tête. Comme d’habitude, vous le savez, tout se nuance, et il vaut mieux avoir toutes les cartes entre les mains.

Voici les principaux points d’attention à connaître selon moi. À chacun, ensuite, de composer avec ce qui est important pour lui.

  • Le label ovale Cosmebio peut être suivi, ou non, de la mention Cosmos Organic. S’il n’est pas suivi par la mention, l’exigence en ingrédients bio tombe de 20 % à 10 %.
  • Le label Nature et Progrès est le seul qui interdit les dérivés d’huile de palme dans ses compositions.
  • Le label anglais Soil Association autorise l’utilisation de phénoxyéthanol.
  • L’ensemble des labels interdit l’utilisation de nanoparticules dans les formules, mais Ecocert, Cosmebio, Cosmos Organic et BDIH autorisent leur usage dans les produits solaires.

* Cet article est écrit en collaboration avec Charlotte Bio, merci à eux de soutenir mon travail (et de faire des produits si cool) !

*** Céline ***