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Décryptage des labels

Que garantissent tous ces labels mode éthique ? Peut-on leur faire confiance ? Le monde de la mode ne fonctionne malheureusement pas encore comme l’industrie cosmétique avec des labels clairement identifiés et généraux, il faut donc composer avec ce qu’il y a à notre disposition sur les fameuses étiquettes qui grattouillent dans le cou…

Certains garantissent des conditions de travail justes et encadrées, d’autres s’intéressent à l’impact environnemental des procédés de fabrication, d’autres encore assurent la non-toxicité du produit fini.

Passons au décryptage des principaux labels mode éthique rencontrés sur nos étiquettes…

Labels mode éthique – Éthique, impact environnemental & Toxicité

GOTS

Le label GOTS (Global Organic Textile Standard) est le label le plus poussé et le plus exigeant dans l’industrie textile, mais il ne sert à certifier que les textiles biologiques et donc issus de fibres naturelles, comme le coton ou le lin par exemple. Un vêtement certifié GOTS dispose de garanties sociales et environnementales strictes sur toute la chaîne de production, de la graine semée au produit terminé.

Ses garanties :

  • Utilisation de fibres naturelles certifiées biologiques (minimum 70% du tissu)  
  • Procédés de production et de transformation respectueux de l’environnement
  • Respect des conditions de travail définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (respect des droits des salariés, salaires justes, liberté syndicale, sécurité sanitaire, pas de travail des enfants, pas de travail forcé et horaires de travail décents, etc.)
  • Absence d’utilisation d’intrants dangereux comme les métaux lourds toxiques, les solvants aromatiques, etc.

Bon à savoir : Si le label GOTS est apposé sur une étiquette, c’est que le vêtement fini a bien coché toutes les cases garanties par la certification. S’il n’y a pas le label et que la marque communique sur du « coton bio labellisé GOTS » par exemple : méfiance ! Une marque peut très bien acheter du coton biologique certifié et le transformer en T-shirt dans des usines aux conditions de travail douteuses. C’est souvent ce qui se produit dans les collections « Green » des grandes enseignes de fast fashion.

Si l’organisme GOTS rappelle bien qu’il est interdit d’« utiliser le logo GOTS ou une référence à une certification GOTS sur le vêtement fini si la certification GOTS est uniquement valide pour des étapes intermédiaires ou pour des composants spécifiques du produit », il s’agit tout de même d’une pratique que l’on retrouve fréquemment.

Global Recycled Standard

Le label Global Recycled Standard (GRS) s’intéresse avant tout à la mise en avant des matières recyclées, mais s’appuie également sur des critères environnementaux et sociaux.

Ses garanties :

  • Le vêtement est constitué au minimum de 50% de matière recyclée
  • Usage contrôlé de l’eau et de l’énergie et impact carbone contrôlé
  • Respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail
  • Absence de substances classées dangereuses pour l’environnement et / ou la santé humaine par la législation REACH

Certification B Corp

B Corp est une certification qui concerne la démarche globale d’une entreprise sur les questions sociales et environnementales. Elle ne labellise donc pas un produit en particulier, mais l’engagement et les efforts d’une marque.

En plus de critères stricts sur les pratiques de l’entreprise, la question porte avant tout sur sa raison d’être et sa mission. Cherche-t-elle à avoir un impact positif et à être, non pas la meilleure entreprise du monde mais la meilleure entreprise pour le monde ?

Labels mode éthique – Éthique

Fair Wear Foundation

La Fair Wear Foundation est une fondation indépendante qui travaille en collaboration avec les entreprises adhérentes pour améliorer et assurer des conditions de travail justes et équitables dans l’industrie textile.

Elle travaille à garantir le respect des conditions de travail définies par les conventions de l’Organisation internationale du Travail (respect des droits des salariés, salaires justes, liberté syndicale, sécurité sanitaire, pas de travail des enfants, pas de travail forcé, horaires de travail décents, etc.) et impose des relations de travail juridiquement déclarées.

Il ne s’agit donc pas d’un label apposé pour valider des pratiques, mais plutôt d’un témoin de l’engagement de la marque pour davantage d’éthique sur ses lignes de production.

Max Havelaar

Vous avez certainement déjà vu ce label sur l’emballage de votre tablette de chocolat ou de vos sachets de thé. Il certifie que les matières premières ont été cultivées et récoltées dans les règles du commerce équitable. Le label Max Havelaar ne certifie donc pas le vêtement fini, mais seulement la reine des fibres de l’industrie textile : le coton.

Ses garanties :

  • Coton cultivé et ramassé par une exploitation familiale
  • Respect des conventions de l’Organisation internationale du Travail
  • Prix minimum garanti aux producteurs, en cas d’effondrement des prix
  • Prime de développement versée en plus du prix d’achat du coton
  • Absence de cultures OGM (mais pas des pesticides !)

Origine France garantie

Il s’agit d’une véritable garantie contre le « faux » made in France. L’obtention de la certification se fait sur deux critères cumulatifs que les entreprises doivent nécessairement satisfaire :

  • Plus de 50% du prix de revient du vêtement doit avoir été dépensé en France
  • Le vêtement prend ses caractéristiques essentielles en France, c’est-à-dire qu’a minima la confection intervient en France. Ajouter un bouton ou une braguette à un pantalon ne suffit pas !

Entreprise du Patrimoine vivant

Le label Entreprise du Patrimoine Vivant est une marque de reconnaissance de l’État mise en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence.

Pour être labellisées, les entreprises doivent détenir un savoir-faire rare reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité.

Labels mode éthique – Éthique animale

Peta

Ce label est attribué par PETA, une association internationale à but non lucratif dont le but premier est de protéger le droit et la dignité des animaux. Cette certification garantit que les vêtements certifiés ne contiennent aucune matière animale (laine, cuir, soie, etc.).

Bon à savoir : la certification PETA est déclarative, ce qui signifie que les marques remplissent une « déclaration d’assurance » attestant que les vêtements ne contiennent aucune matière animale. Aucun audit n’est effectué par PETA. Cette certification peut ne s’appliquer qu’à certains produits de la marque.

Labels mode éthique – Impact environnemental et toxicité

Cradle to Cradle

Le label Cradle to Cradle s’intéresse avant tout à la circularité des ressources et concerne prioritairement des vêtements qui sont dès le départ conçus et pensés pour valoriser leur fin de vie. Il existe 5 niveaux de certification (Basic, Bronze, Silver, Gold et Platinum), forcément indiqués sur l’étiquette.

Ses garanties :

  • Le vêtement est conçu de telle façon qu’il ne constitue pas un déchet, mais une future ressource (facilité de désassemblage, choix de la matière, etc.)
  • Absence de substances dangereuses pour la santé
  • L’impact carbone de la fabrication du vêtement est nul ou largement réduit par l’utilisation de sources d’énergie renouvelables
  • Absence de pollution de l’eau et de gaspillage de cette ressource
  • Minima sociaux garantis

Bluesign

Le label Bluesign n’est pas apposé après audit sur un produit ou une entreprise pour garantir tout un ensemble de critères, mais correspond davantage à une preuve que la marque est engagée dans une réelle réflexion sur l’impact à la fois social et environnemental de l’ensemble de sa chaîne de production. Elle n’est pas forcément parfaite, mais elle essaye !

En adoptant la norme Bluesign, une entreprise affirme sa volonté de se lancer dans une démarche de transparence et d’amélioration continue avec l’aide du réseau Bluesign qui recense et travaille avec des ateliers de production à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement textile. Ces ateliers répondent à des critères stricts et en constante évolution :

  • Absence de substances dangereuses pour la santé et l’environnement
  • Usage raisonné et restreint des ressources énergétiques et des matières premières
  • Impact carbone limité et absence de pollution des sols et des eaux
  • Santé des travailleurs sur leur espace de travail

Labels mode éthique – Impact environnemental

Better Cotton Initiative

L’association BCI est à l’initiative de WWF en collaboration avec de grandes enseignes de la mode (Adidas, Gap Inc., H&M, etc.). Elle établit des bonnes pratiques que ses membres s’engagent à mettre en place avec le temps pour une culture plus écoresponsable du coton (réduction des pesticides et de la consommation d’eau, qualité des sols de culture, etc.). Better Coton Initiative ne donne aucune garantie de réalisations et il n’existe pas de critères pour mesurer l’atteinte des objectifs. Peut mieux faire…

EU Ecolabel

L’EU Ecolabel n’évalue pas la composition ni l’origine du produit, mais son impact environnemental tout au long de sa durée de vie : extraction des matières premières, fabrication, distribution, et même recyclage ou élimination.

Le cahier des charges s’intéresse notamment à l’usage des produits dangereux pour la santé et l’environnement, à la gestion de l’eau et des déchets toxiques. Il garantit que l’impact environnemental du cycle de vie des produits est réduit par rapport aux autres produits similaires sur le marché.

Labels mode éthique – Non-toxicité

OEKO-TEX Standard 100

Le label Oeko-Tex Standard 100 est plutôt répandu dans l’industrie textile, et assure la non-toxicité des éléments testés. Il peut certifier le vêtement final et complet, ou seulement un ou des éléments entrant dans sa fabrication : matière première, teintures et autres substances utilisées, boutons, zips, broderies, etc.

Le label garantit que le vêtement ne représente pas de danger pour la santé du consommateur.

Bon à savoir : Oeko-Tex propose aux entreprises de participer au programme « MADE IN GREEN » permettant au consommateur d’avoir une visibilité totale sur les étapes de production du vêtement : les pays dans lesquels elles se déroulent, les produits chimiques entrant dans sa fabrication, etc. Dans le cas où la marque se prête au jeu, signe d’une grande transparence, un numéro à saisir sur le site d’Oeko-Tex ou un QR code est présent sur l’étiquette du vêtement.

OEKO-TEX Leather Standard

Le label Oeko-Tex Leather Standard certifie la non-toxicité des vêtements ou accessoires en cuir (gants, sacs à main, ceintures, etc.). Le cuir étant soumis à beaucoup de traitements chimiques et procédés toxiques, la certification repose spécifiquement sur l’absence de ces substances dangereuses pour la santé, selon un cahier des charges strict et un catalogue de plusieurs centaines de produits chimiques évoluant avec les connaissances scientifiques.

J’espère que ce récap vous aidera à y voir plus clair !

*** Céline ***

Les bijoux ROBIN PARIS // Label FAIRMINED

bijoux robin fairmined

Je n’ai jamais collectionné les bijoux. Ceux que je porte ont tous beaucoup de sens pour moi, et souvent une histoire. Certains sont attachés à des souvenirs, d’autres sont des déclarations d’amour. Oui, maintenant que j’y pense, beaucoup de mes bijoux sont des déclarations d’amour. Est-il possible, d’ailleurs, d’offrir un bijou à quelqu’un sans l’aimer ?

Si j’ai eu quelques bijoux fantaisie, j’ai surtout porté des bijoux capables de me suivre pour toujours. Des bijoux que ceux qui me connaissent bien reconnaissent tant je les ai portés. Ils finissent par savoir d’où ils viennent, et aussi ce qu’ils racontent de moi. Comme un parfum qui laisse votre souvenir.

Un bijou peut traverser les siècles et transmettre des histoires. Des histoires d’amour donc. Inaltérable malgré l’épreuve du temps, il témoigne de tellement d’aventures ! Voilà pourquoi j’ai toujours privilégié des bijoux en or et en argent : ils sont indémodables, indestructibles et porteurs de messages.

Pour moi, choisir des boucles d’oreilles en or ou en argent revenait à faire le bon choix. Je choisissais le durable, le noble, le travail de l’artisan.

C’est donc pleine de convoitises que je me suis approchée du stand de la créatrice de ROBIN PARIS lors d’une vente de créateurs. Et puis, en m’approchant, je remarque un label mis en évidence : Fairmined. Intriguée, et sur le point de découvrir, une fois de plus, quelque chose que je ne soupçonnais pas, je lui demande ce que cela signifie.

Le voile de l’inconscience

Lorsque l’on porte un bijou, comme lorsque l’on porte un vêtement d’ailleurs, on a souvent tendance à oublier qu’il est le résultat du travail d’autres êtres humains. J’avais pour ma part occulté le fait que les matériaux nécessaires à la fabrication de mes bijoux avaient été extraits par la force et le courage de gens comme vous et moi.

J’avais tout simplement occulté ça. Je ne voyais plus que le travail d’orfèvre et de grande délicatesse des petites mains menues des créateurs bijoutiers, souvent installés dans leur atelier parisien. Je me contentais de ça sans doute, pensant que les minerais arrivaient jusqu’à Paris par vol de colombes… Que sais-je…

Il ne m’a pourtant fallu qu’un mot ou deux de sa part pour lever le voile. Vous savez, le voile de l’inconscience ? Bien sûr que l’or et les minerais précieux étaient extraits par des êtres humains, bien sûr que ça se passait loin de chez moi dans des pays où les droits des travailleurs sont quasi inexistants, bien sûr que ça creusait des inégalités. Bien sûr que ça faisait mal au cœur.

Bien sûr.

Comme un souvenir refoulé qui fait tout d’un coup surface, je savais tout ça : les conditions de travail très peu mécanisées à la limite du supportable avec des postures contraignantes et des températures suffocantes, l’exposition à des vapeurs toxiques, les vibrations, beaucoup de bruit. L’absence de mesures de sécurité, des salaires bas, le travail des enfants, je savais tout ça. Aux conditions de travail s’ajoutaient les dégâts sur l’environnement d’une pratique irraisonnée : des territoires entiers transformés en paysages lunaires, la pollution des sols et des eaux par l’usage de produits chimiques. Je savais tout ça.

bijoux robin fairmined

Le label Fairmined

Le label Fairmined garantit que l’or provient de mines autonomes, responsables et artisanales. Il assure aux mineurs un prix juste pour l’extraction de leurs minerais, ce qui les encourage à entreprendre et à continuer une exploitation raisonnée et éthique.

Le label garantit non seulement de bonnes conditions de travail pour les mineurs, mais assure également un impact environnemental réduit par la limitation des produits toxiques utilisés et la protection des sols et des cours d’eau.

label fairmined

Les bijoux ROBIN PARIS

Un or dont elle pouvait être fière, voilà ce que Cendrine Robin voulait pour ses bijoux ROBIN PARIS. Car les bijoux ont une histoire, elle le sait. Alors si on pouvait éviter de l’écrire avec un poids sur la conscience…

Tous ses bijoux sont des créations originales qu’elle a d’abord rêvées, puis dessinées pour enfin leur donner vie dans son atelier à Paris. Pour ça, elle étudie chaque contour et chaque reflet, et façonne le moindre détail avec expertise et amour.

L’histoire d’amour, on y revient. Si ses bijoux m’ont attirée lors de cette vente de créateurs, ce n’est en effet pas pour rien : des créations contemporaines, hyper graphiques et épurées, qui en disent beaucoup sans trop en montrer. Des jeux de lumière étonnants qui attrapent l’œil et ne le rendent pas, des pierres et des métaux précieux à la noble élégance, une finesse que j’aimais beaucoup. La fragilité et l’immortalité, c’est ça qu’il y avait sur la table de Cendrine lorsque je l’ai rencontrée ce jour-là.

Ses créations sont des petites séries, voire des pièces uniques. Les pierres sont en effet choisies une à une, pour leur couleur, leur clarté ou leur forme. Elles proviennent toutes de vendeurs qui peuvent retracer leur parcours. De petits trésors en somme !

Je crois que mes boucles d’oreilles parlent d’elles-mêmes : sobres et élégantes, d’une finesse irréprochable, elles accrochent l’œil tout de suite. En plus d’être sublimes, elles participent à un monde meilleur et l’or dont elles sont issues devrait être la norme.

Et si on racontait de belles histoires d’amour nous aussi ? Allez hop, allez faire un tour sur la boutique en ligne de ROBIN PARIS !

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

bijoux robin fairmined

Un slip (l)intéressant

J’ai eu la chance il y a quelques temps de partir en Normandie rencontrer les différents acteurs de la filière du lin français, en compagnie des équipes du Slip Français. Cette petite virée normande n’aura fait que renforcer ma passion pour cette fibre textile locale et durable, si belle et résistante, et emblème des savoir-faire rattachés à notre patrimoine ! Si vous n’êtes pas encore convaincus par le lin les gars, c’est le moment !

Rétablir le lien avec ceux qui font

Si vous regardez mes vidéos Décryptage de la mode, vous ne devez pas être sans savoir que je déplore le fait que nous avons totalement rompu le lien entre ceux qui fabriquent nos vêtements et nous qui les portons. Ce n’est pas de notre fait, l’industrie de la mode s’en accommode très bien et excelle dans la fabrication des mirages. Nous ne voyons plus que les paillettes et les mannequins dans le désert, nous en oublions les conditions de travail déplorables et les pratiques non-encadrées et polluantes. C’est le deal : on regarde l’écran, pas ce qu’il y a derrière, et les marchés seront bien gardés.

Alors quand on me propose d’aller rencontrer ceux qui font, de mieux comprendre la chaîne de production du lin français, je suis aux anges ! Et j’en profite, évidemment, pour tout vous montrer et partager ce que j’ai appris.

Justement, je vous explique tout de A à Z sur la fabrication d’un T-shirt en lin dans cette vidéo ! De la graine semée par Méline à côté de Caen, jusqu’à la confection par le super atelier Linportant à quelques kilomètres de là ! C’est le parcours que suivent les vêtements de la collection en lin du Slip français 🙂

Les avantages du lin français

Le Slip français soutient les ateliers textiles français depuis 10 ans. Ils travaillent aujourd’hui avec 29 ateliers, souvent labellisés Entreprise du Patrimoine Vivant et/ou Origine France Garantie, et répartis partout en France (il se dit même qu’il y a un atelier du Slip Français à moins de 250km de chez vous !). En soutenant l’artisanat local, ils maintiennent des savoir-faire qui se perdent, et ce sur toute la chaîne de production !

C’est bien pour cela qu’ils s’intéressent au lin français et à toute sa filière ! Ils proposent une collection de sous-vêtements en lin pour Homme et Femme, ainsi que des vêtements en lin et coton bio. Le tout confectionné en France, évidemment. Je porte sur les photos une culotte 100% lin (luxe absolu) et leur très jolie chemise aux épaules évasées !

C’est une plante sacrément locale et vertueuse, le lin, et à bien des égards ! L’une des fibres textiles les plus écologiques selon moi ! Regardez plutôt…

Une plante 100% locale

Rendez-vous compte, 85% de la production mondiale de lin provient des zones côtières de Normandie, des Hauts de France, de la Belgique et des Pays-Bas ! La France est de loin le premier producteur mondial ! Ca vous en bouche un coin, pas vrai ?

Excepté pour l’étape de la filature, tout le reste de la chaîne de production se déroule en France ! Comme je l’explique dans la vidéo, la filature (constitution du fil qui sera utilisé pour la confection) ne peut plus se faire en France aujourd’hui, faute de savoir-faire. Voilà ce qui arrive quand on délocalise tout… Il faut aujourd’hui aller jusqu’en Pologne pour obtenir du fil de lin. Mais bonne nouvelle, l’entreprise française Safilin a en projet de relocaliser ses usines dans le Nord de la France d’ici peu !

Attention cela dit, et notamment si vous vous intéressez à une pièce en lin d’une grande enseigne de mode. Il se peut que le lin utilisé soit estampillé « français », mais ce n’est pas pour autant que le reste de la chaîne de production ne s’est pas déroulé à l’autre bout du monde… Le label Masters of Linen permet de s’assurer que les étapes de fabrication jusqu’au fil sont européennes, il manquera ensuite de s’enquérir de la localisation des étapes de confection et d’ennoblissement.

Une fibre textile écologique

Comme c’est une plante qui se plaît chez nous, elle n’a pas besoin de grand chose pour pousser ! C’est là un avantage considérable d’un point de vue énergétique et écologique. Le lin n’a pas besoin d’être arrosé par exemple, l’eau de pluie lui suffit. Elle a également besoin de très peu d’engrais ou d’interventions chimiques, ce qui fait que même une culture non biologique reste relativement propre. Peu gourmande en azote, la plante est également très intéressante d’un point de vue agricole et est souvent utilisée dans la région pour enrichir les sols pendant la rotation des cultures.

Un fois la graine plantée, aucune intervention chimique n’entre dans le processus de fabrication de la fibre. Tout est mécanique, voire entièrement naturel, avec l’étape du rouissage pas exemple (go regarder la vidéo si vous ne savez pas en quoi elle consiste) !

Le procédé de fabrication de la fibre est aussi complétement zéro-déchet, puisque l’entièreté de la plante est utilisée une fois qu’elle a été coupée. Litière ou alimentation animale, cordage ou tissus d’ameublement… tout est utilisé ! Les graines, l’anas, les fibres trop courtes pour être utilisées dans le texte, tout je vous dis !

Attention cela dit, et notamment si vous vous intéressez à une pièce en lin d’une grande enseigne de mode. Il se peut que le lin utilisé soit estampillé « français », mais ce n’est pas pour autant que les teintures choisies seront respectueuses de l’environnement (et de votre santé) !

Les qualités incroyables du lin français

On a souvent une mauvaise image du lin, souvent parce qu’il s’agit d’un lin chinois, tissé en Asie, sur une pièce de fast fashion. On s’imagine qu’il se froisse facilement, qu’il est transparent… Pourtant, le lin français a tant de qualités !

C’est une histoire de goût, bien sûr, mais personnellement j’aime beaucoup son esthétique assez brute et naturelle. Il y a quelque chose de noble et de beau dans un tissu en lin.

Mais sans parler de ce qu’il m’évoque, le lin a des vertus thermorégulatrices et de régulation d’humidité assez dingues. C’est également une fibre très résistante et solide. C’est la matière que j’enfile systématiquement en randos par exemple, au lieu d’opter pour un tissu technique synthétique !

Alors, convaincus ?

*** Céline ***

*en partenariat avec Le Slip français 🙂

Makeup certifié bio, c’est-à-dire ?

Le printemps arrive, et ça m’électrise. Le matin, je suis debout sur mes deux pieds, pleine d’élan. Pleine de projets aussi, pleine d’envies. Pas besoin d’analyses pour savoir que mon taux de dopamine culmine. C’est l’effet printemps, sortie d’hibernation, assurément.

Chez moi, l’effet printemps se voit de loin. C’est simple, ça tient en 5 mots : je-fais-péter-les-couleurs. Dans le choix de mes fringues, sur les murs si je le pouvais, et aussi sur mes yeux. En atteste ce makeup coloré que je réalisais sous vos yeux ébahis il y a quelques jours !

Les produits Charlotte Bio

J’ai réalisé ce maquillage plein de couleurs avec les produits Charlotte Bio, sur lesquels je vous donne mon avis tout au long de la vidéo. Il y a de vrais coups de cœur (comme le fluide de teint et ses 15 teintes, la palette Spring Blossom ou les produits pour les lèvres), et aussi des petits ratés (comme le mascara Volume qui me picote les yeux).

Mais de manière générale, les produits Charlotte bio sont surtout d’un rapport qualité-prix inégalé (et peut-être inégalable). Ils sont pigmentés, bien formulés, avec de chouettes compositions… et pour petits budgets ! Ils proposent du makeup certifié bio de qualité avec des prix accessibles, permettant ainsi au maquillage bio de se généraliser ! Incroyable…

C’est bien pour ça que l’on est là, parce que ça paraît incroyable et que vous me sembliez suspicieux. Est-ce vraiment bio ? Est-ce du greenwashing ?, m’avez-vous demandé.

Le monde de la cosmétique est pourtant bien mieux armé que celui de la mode pour fournir des garanties au consommateur. Ce dernier dispose de vrais outils clé en main pour s’assurer de la bonne foi d’une marque, il n’y a pas tant lieu de douter.

Les labels bio

Il existe différents labels qui certifient les cosmétiques, et notamment le maquillage bio : Ecocert, Cosmebio, COSMOS, Nature et Progrès, Natrue, BDIH (label allemand) et Soil Association (label anglais) pour les plus répandus.

Chacun de ces labels fait l’objet de contrôles par un organisme certificateur indépendant, selon un cahier des charges qui leur est propre. Ce qu’il y a écrit dans ce cahier des charges, ce sont des garanties pour le consommateur. Il est donc intéressant de savoir ce qui y est stipulé…

La base : absence d’ingrédients controversés

Si chaque cahier des charges est différent en fonction des labels, ils s’accordent cependant tous sur l’absence dans les compositions des principaux ingrédients controversés. À savoir :

  • Les silicones
  • Les OGM
  • Les phtalates
  • Les huiles minérales
  • Les PEG
  • Le Sodium Laureth Sulfate
  • Les parfums et colorants de synthèse

Déjà, c’est un bon point de départ ! Dès lors que le produit est labellisé par un des labels cités ci-avant, on est au moins tranquilles de ce point de vue-là !

Ce n’est pas parce que le produit n’est pas labellisé qu’il n’a pas une bonne composition (un label, ça coûte cher, et toutes les marques ne peuvent pas se le permettre). En revanche, un label est un véritable soutien pour le consommateur, il donne l’assurance d’éviter les substances dangereuses et controversées.

Avec un des 7 labels listés ci-avant, le consommateur est également sûr de retrouver des compositions quasiment exclusivement constituées d’ingrédients d’origine naturelle, et biologique.

L’exemple du label Cosmos Organic

Les produits Charlotte Bio sont ainsi labellisés COSMOS Organic, ce qui nous donne la garantie que le cahier des charges imposé par le label est bien respecté, à savoir :

  • Minimum 95 % des ingrédients dans la formule sont naturels  
  • Minimum 20 % des ingrédients dans la formule sont bio

Le label COSMOS Organic interdit aussi les tests sur les animaux, l’usage de produits de synthèse ou le phénoxyéthanol dans les formulations. Il fournit aussi des garanties sur la traçabilité des ingrédients utilisés.

Bon à savoir : l’eau et les minéraux ne sont pas considérés comme certifiables « bio » car ils ne sont pas cultivés. Ce sont pourtant des ingrédients très présents dans les formulations cosmétique ou de maquillage. C’est ce qui explique que le seuil d’ingrédients bio exigé par les labels paraisse si bas.

Chez Charlotte Bio, tous les produits sont certifiés. C’est un véritable indicateur pour le consommateur, les labels ne mentent pas !

Alors oui, pour répondre à vos questions, les produits Charlotte bio ont bien une super formule, sont bien pigmentés et sont accessibles en terme de prix ! Si vous voulez creuser un peu, je vous donne mon avis sur les produits dans cette vidéo et vous pouvez même les voir testés en direct 🙂

Et si vous en avez besoin, le code IZNOWGOOD vous offre 20 % sur tout le site et la livraison offerte en France métropolitaine pour 30 € d’achat !

Les points d’attention à connaître

Nous l’avons vu, tous les labels ne s’appuient pas sur le même cahier des charges. S’ils constituent une véritable aide pour mieux choisir, il est bon de garder quelques détails en tête. Comme d’habitude, vous le savez, tout se nuance, et il vaut mieux avoir toutes les cartes entre les mains.

Voici les principaux points d’attention à connaître selon moi. À chacun, ensuite, de composer avec ce qui est important pour lui.

  • Le label ovale Cosmebio peut être suivi, ou non, de la mention Cosmos Organic. S’il n’est pas suivi par la mention, l’exigence en ingrédients bio tombe de 20 % à 10 %.
  • Le label Nature et Progrès est le seul qui interdit les dérivés d’huile de palme dans ses compositions.
  • Le label anglais Soil Association autorise l’utilisation de phénoxyéthanol.
  • L’ensemble des labels interdit l’utilisation de nanoparticules dans les formules, mais Ecocert, Cosmebio, Cosmos Organic et BDIH autorisent leur usage dans les produits solaires.

* Cet article est écrit en collaboration avec Charlotte Bio, merci à eux de soutenir mon travail (et de faire des produits si cool) !

*** Céline ***

J’ai co-créé une robe éthique

cocreation mode ethique

Je crois que j’ai toujours un peu rêvé secrètement de travailler sur une co-création avec une marque comme Cam&Line. La co-création était d’ailleurs l’un de mes objectifs ambitieux pour 2020, griffonné à côté d’autres sur une page restée libre dans mon agenda. Je crois que c’était en mars, nous étions encore perdus, insouciants, sur la petite île de Koh Chang en Thaïlande. J’étais face à l’océan, assise en tailleur sous une alcôve drapée où nous nous installions souvent avec David. J’étais sûrement tombée sur quelqu’un qui venait de vanter les mérites de poser sur le papier des intentions ambitieuses pour soi-même. Et sans savoir vraiment pourquoi, guidée par la volonté de voir grand et d’expérimenter de nouvelles choses, j’ai écrit « co-création ».

Je n’avais pas d’idées en tête, rien à visualiser. Et pour cause, Cam&Line n’existait pas même encore !

Le coup de foudre

Camille et Caroline ont lancé la première collection de Cam&Line à l’été 2020, un poil trop tard pour que la mayonnaise prenne et qu’elles puissent réellement lui donner une chance. Des retards fournisseurs, le manque d’expérience d’une première collection peut-être, la frustration de ne pas pouvoir la défendre. C’est là qu’elles m’écrivent. Nous sommes début juillet.

Je suis assise sur le lit d’une petite maison que nous avons louée pour un mois dans les Landes. La journée touche à sa fin. J’ai travaillé toute la journée sur l’écriture de mon livre. Mon dressing heureux s’écrit page après page. D’ici peu de temps, nous nous élançons pour près de 1500 km à vélo le long de la Vélodyssée. J’ouvre leur email.

C’est le coup de foudre. C’est la première fois qu’une marque de mode éthique correspond autant à ce que j’aime en termes de style. Et puis elle n’est pas parfaite, notamment dans le choix des matières, mais parfaitement transparente. Camille et Caroline savent qu’il faut bien commencer quelque part, mais qu’un autre modèle de la mode est possible. Qu’il est possible de produire en France tout en réduisant son impact écologique au maximum.

L’éthique & le style

Mais les valeurs et la démarche, ça ne suffit pas. Quand on parle de mode, il faut aussi du style, une touche particulière. Et c’est souvent ce qui manque chez les petites marques éthiques, ce petit plus pourtant indispensable : les années d’étude en stylisme ! Ce qui permet de concevoir une coupe, un tombé singulier, de bien choisir ses matières.

Ça tombe bien, Camille et Caroline sont toutes les deux stylistes. Caroline se charge même de la confection d’une grande partie des collections ! Je crois que c’est ce qui explique mon coup de foudre, le fait que je les ai attendues longtemps : il y a une âme derrière chaque collection, un vrai savoir-faire, une patte, une certaine harmonie qui me parle.

J’aime tout, chez Cam&Line. Le style, la démarche, les humaines derrière.

Une co-création avec vous

Alors, évidemment, quand, en décembre 2020, elles m’écrivent pour discuter avec moi d’une potentielle co-création pour la future collection Printemps/Été, je n’hésite pas bien longtemps !

Je n’ai pas les années d’étude en stylisme, ni l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour créer une marque de mode, mais je suis extrêmement curieuse et honorée de pouvoir accéder aux coulisses et à des problématiques généralement masquées au consommateur. Je suis heureuse, aussi, d’associer mon nom à leur travail. Et puis de travailler de concert avec vous. Oui, vous !

Vous qui me lisez en ce moment, et peut-être déjà depuis longtemps. Vous qui m’accordez l’incroyable privilège de votre temps pour me lire ou m’écouter. Qui m’apportez chaque jour un soutien que je ne saurais traduire en mots. Vous dont je lis tous les messages depuis presque 4 ans. Vous qui, indéniablement, avez convaincu Cam&Line de m’écrire pour co-créer un vêtement.

Nous voulions vous proposer de participer à l’élaboration de la robe Ruth avec nous. Alors après avoir travaillé sur une coupe et des imprimés qui nous plaisaient, je vous les ai soumis sur Instagram…

Vous étiez plus de 5000 à voter et à me donner votre avis ! Et vous y alliez de vos petits commentaires, « moi je préfèrerais comme ci », « moi je préfèrerais comme ça ». J’ai tout noté ! Et la semaine suivante, je racontais tout à Camille et Caroline :

  • Elles ne veulent pas de basque,
  • Plutôt des manches qui tombent un peu sur l’épaule,
  • Il faut pouvoir la porter sans soutien-gorge,
  • Pas trop longue, ça va à moins de monde

Une robe pour tou·te·s

J’avais dès le départ dans l’idée de créer une robe qui pourrait convenir au plus de morphologies possible. Cam&Line propose d’ordinaire ses collections du 34 au 46, et c’est déjà un sacré effort pour une petite marque de mode (cf. notre live par ici), mais je souhaitais aller plus loin pour notre co-création.

Je leur ai donc soumis l’idée des précommandes, qui permettent d’attendre de connaître les besoins avant de concevoir les modèles. Il se trouve que Camille et Caroline avaient déjà cette idée derrière la tête elles aussi ! Ce fonctionnement permet ainsi aux grandes ou aux petites tailles de se positionner, sans que Cam&Line n’ait à prendre le risque de devoir développer et produire toutes les tailles.

Les précommandes représentent un coût supplémentaire à supporter pour la marque, car l’atelier de confection facture davantage. Malgré cela, et parce que vous avez été très nombreux à vous positionner favorablement à une précommande pour permettre une inclusivité plus grande, Camille et Caroline ont accepté de se lancer ! C’est donc une première pour elles, une sorte de test !

Il faudra 3 semaines à l’atelier, situé non loin de Bordeaux, pour confectionner les robes précommandées. Elles seront donc disponibles mi-mai, pile poil pour les beaux jours ! Pour découvrir la robe Ruth, c’est par ici !

C’est encore une fois en remontant les idées de certains d’entre vous que j’ai soumis celle d’un shooting photo avec différents mannequins de différentes morphologies ! Camille et Caroline avaient déjà l’idée d’un shooting collaboratif et inclusif depuis plusieurs mois, alors c’était l’occasion rêvée ! Une idée géniale, je trouve, pour que tout le monde puisse s’identifier et imaginer le rendu de la robe sur soi ! Probablement que d’autres s’en inspireront ! En communiquant avec les marques, vous faites indéniablement avancer les choses, soyez en sûr·e·s !

La robe Ruth

Ce qui me plaît chez elle, par-dessus tout, c’est son incroyable couleur ! Un corail hyper lumineux qui relève le teint de beaucoup d’entre nous !

Ce tissu, c’est simple, il a été filé, tissé et teint en France selon un processus entièrement labellisé GOTS. Sa confection est ensuite réalisée dans un petit atelier près de Bordeaux. Ruth est composée à 100 % de coton bio (issu de Tanzanie, du Bénin et/ou d’Inde). Et cette magnifique teinture, labellisée GOTS elle aussi, a été composée spécialement pour Cam&Line !

Elle a un tombé très élégant qui lui permet de jouer à la fois le rôle de robe de grandes occasions, pour un mariage par exemple, et de petite robe légère pour les beaux jours. Elle est caméléon, élégante mais confortable. Un brin sérieuse, assurément joyeuse.

Le prix et la rémunération collégiale

Si j’ai voulu que Ruth puisse être portée par le plus de morphologies possibles, j’ai conscience qu’elle ne pourra cependant pas être achetée par tout le monde. Son prix, évidemment, la rend inaccessible à certain·e·s.

Pourtant, je vous le promets, son prix est justement fixé ! Vous vous en doutez, ça coûte cher de réaliser toutes les étapes de fabrication de la robe en France, du filage du coton jusqu’à sa confection, avec un coton bio et une teinture certifiés GOTS. On n’a pas fait dans le chipotage : Ruth, c’est le top du top !

Décomposition de son prix :

Le prix juste

Il y a différentes choses à retenir de cette décomposition du prix.

La première, c’est que la fabrication du tissu (filage, tissage, teinture), l’élaboration des patrons, et la confection représentent 42 % du prix final, c’est à dire près de 71 €. Voilà le coût du made in France. Ca veut dire que sans rémunérer personne, sans conserver un seul centime pour l’entreprise qui pourrait l’aider à grandir ou simplement à payer des frais annexes, la robe pourrait être vendue à 85 € TTC. Pas moins.

La deuxième chose à retenir, c’est que le coefficient de marge appliqué en moyenne dans la mode est de 2,5. Ça veut dire que pour fixer le prix, les marques multiplient le coût de revient des vêtements par 2,5. Ici, le coût de revient est de 71 €, ce qui ferait un prix de vente à près de 177 € HT, soit 212 € TTC ! Pour celles et ceux qui ne seraient pas encore allés faire un tour sur les précommandes, la robe Ruth vaut 169 €.

Pour fixer un prix juste, Cam&Line a choisi de réduire ce coefficient de marge à 1,9. La marge est ce qui permet à une entreprise de rémunérer les créateurs, de choisir des matières plus écologiques, de proposer davantage de tailles, de recruter des personnes, etc. Si l’on déduit ma rémunération, le coefficient de marge sur la robe Ruth tombe même à 1,6.

Ma rémunération

J’ai souhaité proposer à Cam&Line de me rémunérer de la façon la plus juste pour elles. C’est une marque dont j’aime beaucoup la démarche et le style, et j’apprécie beaucoup Camille et Caroline personnellement, alors j’avais envie de proposer quelque chose d’un peu nouveau, de faire une sorte d’expérience…

D’ordinaire, la rémunération d’un créateur de contenu pour une co-création tourne autour de 25 % du prix HT du vêtement. On signe alors un contrat au début de la collaboration, pour protéger le travail du créateur et de la marque.

Pour avoir une petite expérience des difficultés des marques de mode éthique, je me disais que 25 % c’était peut-être beaucoup. M’est alors venue l’idée un peu folle, basée sur la confiance et l’envie de voir ce que cela pourrait donner, de proposer aux filles de fixer ma rémunération en fonction de la marge qu’elles réussiraient à tirer. Je trouvais ce fonctionnement juste, comme un partage équitable des revenus de la robe que nous allions créer ensemble.

Je n’ai finalement su le montant de ma rémunération, près de 15 € par robe, tenez-vous bien, que le jour même de la sortie des précommandes ! Il a fallu attendre le dernier moment pour avoir le coût de revient final, et que Cam&Line puisse me proposer une rémunération juste pour nous deux. Je gagne donc 9 % du prix TTC, ou 11 % du prix HT. On est loin des 25 % et pourtant, il s’agit déjà d’un véritable effort de la part de Cam&Line.

J’attire ici votre attention sur les codes promo qui sont parfois offerts par les marques de mode. Si Camille et Caroline m’ont proposé 11 %, c’est qu’elles ne pouvaient pas faire davantage ! Retenez donc bien que si une marque propose un code promo supérieur à 10 % — allez, 15 % — c’est peut-être que le prix n’est pas justement fixé à la base…

Voilà pour la petite histoire de la robe Ruth ! J’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi, et que sa jolie couleur si lumineuse vous accompagnera pour de belles aventures, pour cet été et pendant encore bien des années ! J’ai hâte de la voir portée sur vous 🙂

PS : Je mesure 1,65 m et je porte une taille 34 !

*** Céline ***

De l’or éthique pour tous

Nous avons déjà parlé sur le blog à plusieurs reprises des dérives sociales et environnementales de l’exploitation de l’or. Si l’on parle de lui comme d’un métal noble qui traverse les âges et les générations, il n’est pas sans éclaboussures.

Je vous avais dressé la liste des maisons de joaillerie qui choisissent de travailler avec un or éthique, soit labellisé soit recyclé. Vous m’aviez rétorqué que ce n’était pas pour toutes les bourses. Soit.

L’or massif coûte cher parce qu’il s’agit d’un métal rare que l’humain a décidé de valoriser. Et il coûte encore plus cher quand il est extrait dans de bonnes conditions ! Alors forcément…

Mais devenez quoi, j’ai peut-être la solution ! De l’or éthique accessible à tous, et pourquoi pas ?

Les dérives de l’or

Je crois qu’on ne rechignera pas devant un petit rappel.

On a trop tendance à lui pardonner, à ce joli métal doré. Et moi la première ! Ceux qui ont déjà eu l’occasion de lire mes publications sur la colorimétrie, cet outil génial qui permet de mieux cerner les couleurs qui nous mettent en valeur, savent que les reflets chauds de l’or vont bien mieux à certains que les reflets froids de l’argent. C’est mon cas ! Je choisi donc tous mes bijoux en or massif ou plaqué or, et j’évite l’argent qui ferme un peu mon visage.

or ethique petits budgets

Mais avant de se poser des questions, et bien on ne sait pas. Je me souviens de ce jour comme si c’était hier. Celui où j’ai découvert les dérives de l’extraction minière aurifère.

Sociales d’abord. Je n’imaginais pas que l’or et les minerais précieux étaient extrais par d’autres êtres humains dans un pays loin de chez moi. Peut-être influencée par les images des chercheurs d’or d’Amérique, secouant leur tamis avec de l’eau jusqu’à la taille ? Peut-être simplement bercée par mes illusions de jeune fille privilégiée qui a accès à tout sans trop se poser de questions. Au programme, donc : conditions de travail très peu mécanisées à la limite du supportable avec des postures contraignantes et des températures suffocantes, exposition à des vapeurs toxiques, aux vibrations, beaucoup de bruit, absence de mesures de sécurité, salaires bas, travail des enfants. Pas brillant.

Et puis environnementales aussi. Liées, comme d’habitude, à des pratiques irraisonnées et irrespectueuses de la nature. L’extraction du minerai défigure des paysages entiers et est responsable de la contamination chimique des sols et des cours d’eau.

L’or éthique accessible pour tous de Manora

Si l’on reste attaché aux reflets chauds de ce métal tant aimé, il y a deux options pour consommer l’or de façon plus responsable : l’or recyclé et l’or extrait durablement et dans de bonnes conditions.

En créant Manora, Manon a tout de suite souhaité faire les choses bien. Comme moi, elle se souvient encore du jour où elle s’est aperçue de ce qui se cachait derrière le doré des bijoux. Alors quand elle a décidé de se lancer, après avoir appris les bases de la joaillerie toute seule dans son coin, elle n’a pas pu faire autrement que d’utiliser de l’or recyclé, labellisé Fairmined ou RJC. Manon, c’est une passionnée et une autodidacte, elle veut tout comprendre, c’est une touche-à-tout.

Ses bijoux sont dorés à l’or fin, ce n’est donc pas de l’or massif, et c’est ce qui explique qu’ils sont accessibles à tous en terme de prix. Elle utilise une base de laiton recyclé, qu’elle recouvre ensuite avec de l’or recyclé ou certifié. Sur toutes ces fiches produit, Manon détaille les différentes étapes de la fabrication des bijoux. Elle n’est pas encore parfaite, et elle le sait, mais elle tient à être parfaitement transparente !

Prendre soin de ses bijoux plaqués or

L’impact environnemental d’un bijou doré ou plaqué or doit être calculé sur toute sa durée de vie. L’usage que l’on en fera après l’achat n’est pas à négliger, et nous sommes responsables en partie de sa longévité !

Les bijoux dorés ou plaqués or demandent davantage d’attention que des bijoux en or massif. Il n’est pas recommandé par exemple de les garder toujours à son doigt, et il est conseillé de les retirer pour se laver les mains, prendre sa douche ou aller dans la piscine par exemple.

Voilà plus de six mois que j’ai ma bague Iquira, et elle n’a pas bougé d’un pouce ! Je la retire tous les soirs, et fais bien attention de ne pas la mettre sous l’eau. Elle est entièrement fabriquée à la main à Marseille, et dorée à l’or fin en Angleterre avec de l’or labellisé Fairmined.

Un vrai petit bijou fabriqué avec conscience, et qui ouvre la voie à un nouveau modèle pour ce que l’on appelle « bijoux de haute fantaisie ». Nous avons désormais la preuve que « fantaisie » peut rimer avec durabilité, qualité, et respect des humains et de la nature. Alors espérons que ces pratiques seront amenées à se généraliser dans le milieu du « plaqué or », et bravo Manora de montrer la voie !

*Cet article est écrit en partenariat avec Manora !

*** Céline ***