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Bilan lecture #5

bilan lecture

Me voilà de retour avec un nouveau bilan lecture ! Pas brillant-brillant, je vous le dis tout de go… À part un véritable chef d’oeuvre que j’ai pris le temps de savourer, je n’ai vraisemblablement pas eu trop de nez pour choisir mes dernières lectures !

C’est l’hécatombe au niveau des notes, vous allez vous dire que je suis sévère… Mais que nenni ! Allez donc jeter un œil aux autres bilans lecture, vous y ferez de belles découvertes et vous verrez que je distribue des bonnes notes à foison ! Mais là… N’hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous partagez mon avis sur ces lectures, c’est toujours un bonheur d’en discuter avec vous !

Réveillez-vous, femmes divines

Véronique de la Cochetière

Véronique de la Cochetière est sage-femme de formation, organisatrice de cercles de femmes, et pratique l’ostéopathie pelvienne – du périnée. Son message est le suivant : pour s’épanouir en tant que femme, il faut réparer ses blessures. Pour cela, elle propose de faire la paix avec ses parents et les erreurs qu’ils ont pu commettre, puis de faire la paix avec ses monstres, ces événements traumatiques de la vie qui nous marquent à jamais sans cicatriser. Ce travail à faire sur soi-même, accompagné d’une connaissance approfondie de son corps, est la condition sine qua non pour se réaliser pleinement et transmettre du positif autour de soi.

♥  Mon avis : Les connaissances et la transmission de l’auteur, surtout en ce qui concerne l’importance et le travail du périnée, sont précieuses. Elles donnent également quelques conseils sur l’accouchement qui peuvent s’avérer utiles. L’auteur parle humblement de sa pratique de l’ostéopathie pelvienne dont j’entendais parler pour la première fois et qui a suscité chez moi un vif intérêt. C’est une pratique très intéressante que je vous invite vivement à creuser.

Si la note que j’attribue à ce livre n’est cependant pas plus haute, c’est que j’ai la chance immense de ne pas en avoir eu besoin pour faire la paix avec les erreurs de mes parents et mes monstres. J’ai la chance de ne pas avoir un cœur blessé qui m’empêche d’avancer, parce que j’ai déjà fait ce travail, et qu’il était léger. Ce livre ne m’a donc pas tant apporté et ne restera donc pas dans ma bibliothèque de livres chers. Tant mieux d’ailleurs, il s’agit d’un livre à faire transiter de femme à femme. Je l’ai reçu d’une amie en Thaïlande, et je l’ai confié à mon tour à ma belle-maman qui pourra, si elle le souhaite, le transmettre à son tour.

Ma note: 3/5

***

Mère

Laurent Huguelit

Laurent Huguelit, chaman et écrivain, se rend au Pérou pour effectuer trois jours et trois nuits de purge au sein de la forêt amazonienne, accompagné par des chamans de la « selva ». Dès les premières incantations, la forêt amazonienne, la Madre, la mère de tous les êtres, s’adresse à lui. Il devra porter son message à tous les hommes et transmettre ses leçons à travers un livre. La forêt a des choses à nous dire et des enseignements à faire passer. Elle souffre, elle étouffe, elle voit le vivant disparaître sous l’avidité générale. Il est grand temps que l’Homme se répare pour que le nature se répare à son tour.

♥  Mon avis : Mère est incontestablement un livre de développement personnel, dans lequel se mêlent pas mal de spiritualité et un soupçon de poésie. Il y a quelques notions fortes et de très bonnes idées que je retiens et garde précieusement, voire que je souhaite à mon tour transmettre. Beaucoup de rappels élémentaires des 4 accords toltèques de Dom Miguel Ruiz que je considère comme une œuvre incontournable et qui a eu un immense impact sur ma vie, et énormément de références littéraires, sociologiques, ethnologiques et cinématographiques.

C’est assurément un livre d’intellectuel écrit pour des intellectuels avec, pour illustrer mon propos, pas moins de 8 occurrences du mot « égrégore ». Pour ceux qui, comme moi, n’avait pas eu la chance de tomber sur ce mot une seule fois en 29 ans, vous vous coucherez moins bêtes ! C’est principalement ce qui m’a gênée dans cette lecture, que j’ai d’ailleurs trouvé très laborieuse. Pour tout vous dire, j’ai même fait une pause dans la lecture pour le livre de Véronique de la Cochetière, ce qui ne m’arrive quasiment jamais (à mettre sur le compte d’un respect un peu obsessionnel pour les livres que j’ai l’impression de trahir – chacun ces névroses). D’ailleurs, quelle coïncidence : ces deux livres délivrent exactement le même message sous deux angles totalement différents : pour être mère (l’auteur qualifie de « mère » toute personne qui crée) et créer le positif, il faut un cœur pur et guéri de ses blessures.

Laurent Huguelit aurait pu selon moi aller davantage à l’essentiel et tourner moins en rond autour des concepts et des idées. J’avais parfois l’impression qu’il voulait étayer ses propos plus que de raison, au lieu de simplement laisser l’idée éclore et faire son chemin. C’est peut-être ça : à trop vouloir nous accompagner dans l’interprétation et l’appropriation de l’idée, il m’a perdu. J’aurais voulu des mots plus épurés (pour lui qui cherche la pureté !) qui touchent et pénètrent davantage, sans enluminures ni fioritures.

La lecture de Mère a toutefois fait naître en moi une affection accrue pour les arbres que je rencontre. Je les salue quand je les croise, et caresse l’écorce de ceux qui m’interpellent.

Ma note: 3/5

***

The old man and the sea

Ernest Hemingway

Version française : Le vieil homme et la mer

Santiago est un vieux pêcheur à la peau marquée par le soleil. Il connaît la mer mieux que personne. Il part un matin avant l’aube et décide de s’éloigner des côtes de La Havane pour espérer attraper quelque chose. Voilà des semaines qu’il ne pêche plus aucun poisson. Le miracle arrive : un gigantesque marlin mord à l’hameçon. Santiago est traîné par son poisson sur des kilomètres, il est infatigable. Une lutte à mort pleine d’amour qui durera 4 jours.

♥  Mon avis : Je le savais avant de le commencer, The old man and the sea a été un véritable coup de cœur. J’avais beaucoup aimé Pour qui sonne le glas et L’adieu aux armes, et j’avais beaucoup accroché avec la plume fluide, pleine et chaude et Heminwgay. Je savais que je ne serais pas déçue et que je pouvais lui faire confiance, en partie parce que ce court roman est celui qui lui a valu le Prix Nobel en 1954. Je suis très heureuse de l’avoir lu en version originale, une façon pour moi de véritablement avoir accès à l’âme de l’auteur.

C’est un roman plein d’amour et de poésie. Je l’ai lu avec lenteur et délectation, j’ai relu et surligné des passages que je trouvais beaux. Vraiment, si vous souhaitez une petite bulle d’extase dans cette période un peu compliquée, je ne peux que vous conseiller cette lecture.

Je peux aussi vous conseiller de visionner le magnifique documentaire Jago, a life under water, qui suit Jago, un vieux pêcheur-plongeur dans les eaux turquoises de l’Indonésie. J’ai beaucoup pensé à lui pendant ma lecture.

Ma note: 5/5

***

L’envie

Sophie Fontanel

Sophie Fontanel raconte par bribes et tranches de vie son choix libérateur de l’abstinence sexuelle.

♥  Mon avis : J’ai commencé ce livre sans a priori et sans même savoir de quoi il traitait. Je voulais simplement découvrir cette autrice dont j’avais beaucoup entendu parler, et j’ai choisi ce titre au hasard dans sa bibliographie.

J’aime assez son style plutôt moderne, et c’est ce qui la sauve. J’ai aussi aimé la découpe du livre en tranches de vie, parfois assez poétiques, un peu comme un recueil de poèmes en prose. J’essayerais donc un autre de ses livres pour me faire une idée plus exacte, comme Grandir, Une apparition ou Nobelle qui m’ont été conseillés par plusieurs d’entre vous.

Ce que je n’ai pas aimé, c’est le ton du livre, que j’ai trouvé suffisant, voire méprisant. J’avais l’impression que si j’étais heureuse avec une vie sexuelle épanouie, c’est que je n’avais rien compris, que je répondais aux codes, que je donnais ce que l’on voulait de moi, que je n’étais pas libre. Ce ton un peu dogmatique, presque acharné, m’a tellement déplu !

C’est évidemment intéressant. Parce que le choix de l’abstinence sexuelle semble anormal, dans le sens où il sort de la norme. On a donc envie de penser à une blessure non réparée et à guérir, et donc de lui conseiller des lectures ou un travail sur ses monstres pour l’aider. Or, bien sûr, c’est un choix intime et totalement personnel, qui se trouve justifié dès lors qu’il est le choix de quelqu’un.

On constate d’ailleurs que les personnes qui l’entourent essayent elles aussi de lui faire changer d’avis et émettent un jugement sur ce choix personnel, et ce ton de justification pourrait donc, dès lors, s’expliquer. Mais paradoxalement, il entraîne de la part de l’autrice le même jugement dédaigneux sur les pratiques qui ne sont pas les siennes… Si son choix est fait en liberté et en conscience, pourquoi celui des autres ne le serait-il pas ? Le message de liberté d’être et d’agir qu’elle essaye de prôner est donc totalement invalidé par son propre ton et son propre schéma de pensée !

Ma note: 3/5

***

Kilomètre Zéro

Maud Ankaoua

Maëlle, co-gérante parisienne d’une start-up en pleine expansion, avec une vie à 100 à l’heure et au bord du burn-out, se rend un matin au rendez-vous nimbé de mystère de sa meilleure amie. Romane lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer et qu’elle a une mission de la plus haute importance à lui donner. Pour sauver son amie, Maëlle se rend aux confins de l’Himalaya malgré son emploi du temps incompressible. Un voyage initiatique vers le bonheur.

♥  Mon avis : J’ai rechigné à le terminer, je l’ai lu avec peine et j’ai failli abandonner plus d’une fois. Le cadre est posé !

Je crois que je ne suis pas faite pour les livres qui mêlent roman et développement personnel. Ce mélange des genres n’a conduit qu’à un très mauvais roman avec des personnages mal dégrossis et sans nuances, une intrigue sans surprise et des dialogues tout à fait improbables. En plus de ça, je trouve que le choix du roman noie le message du livre et dessert sa portée éducative. On n’a donc, selon moi, ni un bon roman, ni un bon livre de développement personnel…

Et c’est dommage, car je suis fondamentalement d’accord avec les messages délivrés dans le livre. Ils reprennent, entre autres, les enseignements des 4 accords toltèques (encore lui !), de La maîtrise de l’amour et du Pouvoir du moment présent que je vous détaillais parmi les livres qui ont changé ma vie. Je suis donc quelque part un peu rassurée de savoir que c’est un succès de librairie ! Si ces idées et réflexions ont pu s’acheminer à un public plus large grâce à ce genre littéraire qui d’ordinaire plaît beaucoup, tant mieux. Mais, définitivement, ce n’était pas pour moi !

Une autre petite chose qui m’a sacrément agacée : la fâcheuse manie de l’autrice de valider ses leçons spirituelles par un simulacre de Science. J’ai horreur de ça. Elle use et abuse des principes de la physique quantique pour démontrer ses croyances, en donnant la parole aux personnages qui sont censés détenir une parole d’autorité indémontable conférée par leur statut d’éminents scientifiques. Pour ce faire, elle établit des corrélations bancales entre phénomènes quantiques ou démonstrations scientifiques et croyances. Dommage, parce qu’elle invalide de fait la légitimité de sa propre croyance et de ses leçons.

Ma note: 2/5

Alors, quels sont vos derniers coups de cœur livresques ? Que lisez-vous en ce moment ?

*** Céline ***

Le parc de Zhangjiajie hors des sentiers battus

Nous avons eu l’immense chance de nous rendre en septembre dernier dans l’incroyable parc de Zhangjiajie et de nous émerveiller devant ses montagnes suspendues, dans le cadre de notre tour du monde sans avion.

Alors que le parc est connu pour attirer les foules, nous avons été tout seuls pendant deux jours ! Comment ? Il existe des chemins moins empruntés et tout aussi beaux, si ce n’est plus, que je m’apprête à vous révéler…

Bouteille à la mer

À l’heure où j’écris cet article, la France entière est confinée. Je n’ai pas regardé les images, mais j’imagine les rues vides et silencieuses. Tout tourne au ralenti. Le monde entier se verrouille pour faire face au virus, les frontières se ferment, les politiques se corsent… Nous nous sommes réfugiés sur la petite île de Koh Chang en Thaïlande pour attendre la fin de l’orage, tout près de la frontière birmane.

Alors, je sais, cet article tombe comme un cheveu sur la soupe. Car personne aujourd’hui ne peut se rendre dans l’incroyable parc de Zhangjiajie, en plein cœur de la Chine. Personne ! J’imagine les macaques reprendre possession des lieux, la jungle luxuriante s’emparer des rampes et des escaliers, et le silence sous la dense canopée… La majesté des montagnes suspendues retrouvée dans un silence assourdissant, magique !

Mais j’ai bon espoir que le monde se relève de cette épreuve, et que de nouveaux voyageurs se rendent au parc de Zhangjiajie pour l’explorer en dehors des sentiers battus comme nous l’avons fait. Et aujourd’hui, plus que jamais, j’ai bon espoir que ces voyageurs, lorsque le monde repartira, auront compris qu’il est grand temps de repenser leur façon de voyager et qu’ils auront adopté les 14 commandements du voyageur responsable.

Je lance donc une bouteille à la mer puisque personne, ou presque, ne lira cet article aujourd’hui. À ceux qui le liront parce que le monde est reparti et que vous avez prévu de vous rendre au parc de Zhangjiajie, réfléchissez ! Avez-vous changé vos pratiques ? Répondez-moi oui.

Informations pratiques

La meilleure base pour planifier son exploration du parc de Zhangjiajie est la petite ville de Zhangjiajie elle-même. Il faudra compter a minima 2 jours pour visiter le parc et, en suivant nos indications, vous en aurez fait un joli petit tour !

parc de zhangjiajie

Depuis Zhangjiajie

À Zhangjiajie, nous logions à Xili Inn, une charmante petite guesthouse bon marché. Elle est située loin du centre et dans un joli quartier authentique. Les environs de la guesthouse valent assurément une petite promenade dans les alentours.

Il faut prendre un bus à la gare de bus de Zhangjiajie pour se rendre au parc depuis la ville. Les tickets s’achètent directement dans le bus, ils ne se vendent pas au guichet de la gare (12 ¥ jusqu’à l’entrée principale, 30 minutes de trajet). Munissez-vous d’une carte ou écrivez le nom de l’entrée du parc en sinogrammes sur un bout de papier pour être sûr de monter dans le bon bus (l’entrée Sud est l’entrée principale). Accrochez-vous, les bus chinois, c’est quelque chose !

L’entrée du parc

Le prix d’entrée est de 245 ¥ et le ticket, nominatif et donc non échangeable, est valable 4 jours. Tous les trajets en shuttle (navette) à l’intérieur du parc sont gratuits. Nous pensons que les cartes magnétiques sont consignées, mais les guichets étaient fermés lorsque nous avons quitté le parc. Nous les avons donc posées sur le rebord des guichets en espérant que quelqu’un les aura ramassées.

N’achetez pas les cartes du parc que l’on vous propose à la sauvette ! Il y a une carte sommaire mais suffisante, la Hand-drawn map of Homestay Tourism, permettant de demander son chemin avec les indications en anglais et en chinois distribuée gratuitement à un guichet situé juste à gauche avant les portiques d’entrée.

Parc de Zhangjiajie – Jour 1

Nous sommes partis de l’entrée principale (entrée Sud). De là, il faut emprunter la route goudronnée avec l’ensemble des touristes arrivés avec vous, la Golden Whip Stream Scenic Route. Bifurquez à droite et traversez le parc Oxygen où trône une étrange statue en forme de cœur. Vous n’êtes toujours pas seuls au monde ici, vous n’avez pas encore lâché les chemins empruntés. Vous êtes au pied des montagnes suspendues, et vous marchez le nez en l’air…

Continuez jusqu’à traverser un pont qui swingue, où les chinois tenteront de vous faire passer par-dessus bord. Passez devant une petite fontaine naturelle où l’eau provient de la rivière et d’où vous pouvez vous désaltérer.

Continuez toujours tout droit, et déjà le monde commence à se faire discret autour de vous. C’est là que nous avons rencontré notre premier singe. Suivez le chemin jusqu’à rencontrer un fast food local et faites une pause déjeuner ici pour déguster du tofu grillé recouvert d’épices avec des nouilles chinoises et des crêpes à l’œuf. N’oubliez pas d’emporter avec vous un Tupperware et des couverts (ou des baguettes !) pour éviter les contenants jetables qui contiendront votre repas.

Seuls au monde

L’estomac plein, revenez sur vos pas et prenez un escalier qui monte sur la droite. À partir de là, vous êtes seuls au monde ! Ça monte beaucoup et pendant une bonne demi-heure, mais vous aurez l’heureuse compagnie des macaques qui faisaient foule sur ce chemin totalement déserté par les hommes ! Ne leur donnez surtout pas à manger, d’abord parce qu’ils ne sont pas là pour vivre à vos dépens, et puis parce que vous vous exposez à des attaques s’ils en veulent davantage (vu de mes yeux vu).

Cette magnifique petite grimpette sous la canopée débouche sur une vue extraordinaire sur les célèbres montagnes suspendues du parc. Vous y retrouverez bientôt le monde, directement arrivé sur les hauteurs en shuttle. Ce n’est pas très agréable de retrouver la foule, mais les points de vue en valent la peine !

Continuez ensuite vers le splendide pont naturel suspendu, puis arrivez au temple bouddhiste paré de milliers de rubans rouges.

Repartez ensuite par le parking du Natural Bridge, dans lequel vous prendrez un shuttle direction le téléphérique (vérifiez bien la direction du shuttle avec le chauffeur !). Le téléphérique vous conduira ensuite jusqu’à Zhonghuxiang Homestay Area. Il vous faudra 30 minutes de marche pour rejoindre le village depuis la station (sinon, s’ils roulent encore, les mini-shuttles vous emmènent au village pour 3 ¥).

Une seule adresse à vous recommander pour passer la nuit : One Step to Heaven ! Une super guesthouse avec des repas excellents et des ingrédients directement issus du jardin (à 5 minutes à pied de l’entrée du parc).

Parc de Zhangjiajie – Jour 2

La deuxième journée est ma préférée du parcours. Elle plonge le voyageur dans un état méditatif intense en le couvrant d’endorphine par la grimpette qu’elle impose et les vues extraordinaires qu’elle propose.

Rendez-vous en bas de la station de téléphérique où vous êtes arrivés la veille. Alors que vous y arrivez, un escalier monte sur votre gauche. Prenez-le et aventurez-vous au milieu de la jungle et des fermes installées en harmonie totale avec l’endroit. Les escaliers sont couverts de mousse.

Vous êtes partis pour 2h de grimpette, tout seuls, perdus au milieu des montagnes suspendues ! Le moment est magique. Les escaliers vous mènent à des vues splendides à des hauteurs véritablement vertigineuses. Le Corridor in the Cliff débouche sur une vue spectaculaire à presque 360° sur les montagnes alentours. Petit conseil : jeter un caillou dans le vide, étourdissant (ou un trognon de pomme, ça marche aussi).

Continuez à monter jusqu’à One step to Heaven, le point le plus haut du parc de Zhangjiajie. Il est accessible par une échelle.

Continuez le chemin et montez jusqu’au téléphérique. Juste avant d’y arriver, arrêtez-vous pour déjeuner au super petit fast food installé dans la montée. Ils servent du riz cantonais délicieux et du tofu aux épices pour très peu d’argent.

Chemin retour

Pour finir la journée, plusieurs choix s’offrent à vous :

  • Prendre le téléphérique, puis un shuttle jusqu’à l’entrée principale.
  • Aller jusqu’à la gare de shuttle à pied, à 5min du téléphérique, puis :
    • Prendre un shuttle vers le Mont Tianzi pour voir à quoi ça ressemble, puis un shuttle vers l’entrée.
    • Prendre un shuttle vers les vues panoramiques des montagnes Avatar du 1er jour si vous avez envie de revoir la plus emblématique section du parc. Ensuite :
      • soit redescendre par le Bailong Elevator (une expérience en elle-même, mais vous n’utilisez pas vos papattes).
      • soit reprendre les escaliers du jour 1 si vous n’y aviez pas croisé de singes par exemple. Ils démarrent en face de la gare de shuttles, en face des vendeurs installés sur la place.

Pour rentrer dans la ville de Zhangjiajie, il faudra alors reprendre un bus (12 ¥ ). Ils attendent juste à l’entrée Sud du parc. N’oubliez pas de toujours bien demander la direction du bus dans lequel vous monter !

Je vous souhaite à tous une excellente visite du parc de Zhangjiajie hors des sentiers battus ! J’espère que vous me raconterez !

*** Céline ***

Nos meilleurs jeux de cartes à deux

Quels sont les meilleurs jeux de cartes à deux ? Si vous n’avez pas encore cherché cette requête sur internet, c’est que vous n’êtes jamais partis en voyage en duo ou que vous n’avez jamais subi une période de confinement prolongée

Nous avons fait l’impair de partir sans jeu de cartes pour notre tour du monde sans avion, et nous sommes tombés sur un paquet abandonné dans une guesthouse il y a quelques semaines. Quelle aubaine ! Un jeu de 52 cartes complet qui a eu le luxe d’arriver quelques semaines avant le confinement général.

Alors on a renoué avec le plaisir simple du jeu de cartes, et on a appris tout plein de règles que l’on essaye de se remémorer un peu tous les jours. Je n’ai choisi de faire figurer dans cet article que le meilleur : des jeux de stratégie et un peu prise de tête. J’ai horreur des jeux de vitesse où il faut prendre ou poser les cartes, ou taper sur la table, plus vite que son adversaire, donc il n’y a rien de tout ça ( si ça vous branche, renseignez-vous sur le double solitaire).

Je ne manquerai pas de mettre l’article à jour si d’aventure nous en dénichons de nouveaux !

Le Yaniv

Le Yaniv est, je crois, mon petit préféré d’entre tous. Stratégique, plutôt rapide, imprévisible…

On y joue avec un jeu de 54 cartes (52 cartes plus 2 jokers).

Retrouvez les règles ici.

Le rami

Les règles du rami sont assez denses et pas vraiment intuitives car elles ne ressemblent à celles d’aucun autre jeu, mais le principe est finalement assez simple.

On y joue en général avec 2 jeux de 54 cartes (52 cartes + 2 jokers) mais, lorsqu’on joue à seulement 2 joueurs, un seul jeu fait très bien l’affaire. C’est un jeu qui se joue avec beaucoup de cartes en main, pas moins de 14 s’il vous plaît !

Retrouvez les règles ici.

Le tamalou

Il en a des petits noms celui-là : Bingo, Braguet, Cabo, Cactus, Cambio, Deutsch, Gabo, Kabou, Kobo, Marmotte, Pablo, Ragnagna, Raspoutine, Tamoul…

Le Tamalou, c’est avant tout un jeu de mémoire ! Il faut mémoriser ses cartes et celles de l’autre, dans un jeu sans cesse en mouvement. Très drôle !

On y joue avec un jeu de 54 cartes (52 cartes plus 2 jokers).

Retrouvez les règles ici.

Le 66

Le 66 est technique, et se rapproche de la belote ! Une fois les règles maîtrisées – et il y en a beaucoup – le jeu devient fluide, stratégique, et intéressant.

On y joue avec 24 cartes (retirer toutes les cartes en-dessous de 9 et les jokers).

Retrouvez les règles ici.

La scopa

La scopa est un jeu italien, et ça ne m’étonne pas. C’est un jeu léger, à jouer à l’ombre d’un arbre sans aucune pression.

On y joue avec 40 cartes (retirer les 8, les 9 et les 10, et les jokers). On y joue traditionnellement avec un jeu de carte italien, mais il est très facilement adaptable avec un jeu classique.

Retrouvez les règles ici.

Quels sont vos jeux de cartes préférés, à vous ?

*** Céline ***

La révolution de la culotte menstruelle

J’arrive peut-être 5 ans après la bataille, mais voilà : j’ai découvert la culotte menstruelle et je me demande encore comment j’ai pu vivre mes 15 premières années de cycles sans elles. Voilà, c’est dit.

Je pourrais m’arrêter là et vous laisser avec cette vérité implacable, presque meurtrie, mais je voudrais tout de même être bien sûre que vous m’ayez bien entendue. Je ne voudrais pas me sentir responsable de n’avoir pas suffisamment insisté, tant la révolution est réelle de mon côté !

Alors reprenons…

Les années cup

Je n’utilise plus de protections hygiéniques classiques depuis belle lurette. J’ai banni les tampons et les serviettes jetables il y a de ça bien 6 ou 7 ans. Pas parce qu’ils étaient jetables, non – à l’époque, je ne me souciais pas encore de ma production de déchets. Mais parce que venais de réaliser que ces protections menstruelles que j’achetais et utilisais tous les mois étaient sérieusement questionnées sur leur potentielle toxicité.

Alors j’ai découvert la cup. Et je n’ai plus utilisé que ça pendant de très nombreuses années. Mes convictions écologiques se sont ajoutées à l’ensemble et je trouvais ça génial de ne plus participer à la production d’autant de déchets à usage unique tous les mois. Je faisais en plus des économies faramineuses par rapport aux protections jetables, qu’il fallait racheter régulièrement et que je faisais toujours en sorte d’économiser, au détriment de mon confort.

Et puis aussi, BAM, je faisais connaissance avec mon cycle. Je voyais vraiment mon sang, liquide et rouge, je mesurais et apprenais enfin la quantité que je perdais tous les mois. Je me familiarisais avec un phénomène mensuel qui m’accompagnerait une grande partie de ma vie. Un phénomène porteur de vie pourtant encore tabou dans nos sociétés occidentales, et clairement honteux et sale dans de trop nombreuses régions du monde.

La cup, clairement, m’a permis de faire plus ample connaissance avec moi-même, de me comprendre davantage, et de virer les tabous et les monstres qui auraient pu empoisonner cette relation si cruciale que j’entretiens avec mon corps.

Et puis un jour, j’ai entendu parler du syndrome du choc toxique…

Le syndrome du choc toxique

Une maladie infectieuse grave causée par une bactérie qui se développerait lorsque le sang stagne trop longtemps à l’intérieur du corps. Les tampons ont été les premiers incriminés car les plus fréquemment utilisés, mais il faut être tout aussi vigilant avec une cup. Avant d’en entendre parler, je pouvais la garder toute la nuit… Ce qui est formellement déconseillé et très risqué ! Ne vous amusez pas à reproduire ça à la maison, et changez vite vos habitudes si c’est ce que vous faites !

J’ai donc petit à petit commencé à utiliser des protections menstruelles lavables et j’ai progressivement mis ma cup de côté. Elle ne sortait plus que pour les sorties plages ou piscine. J’ai renoué avec des sensations oubliées, mes règles étaient plus présentes et je les sentais davantage. Le sang s’écoulait et, finalement, ça me paraissait plus simple et naturel que de le retenir à l’intérieur.

La culotte menstruelle FEMPO

Et puis j’ai enfilé ma première culotte menstruelle ! Comme on enfilerait une… culotte. Rien à clipser, rien à introduire, rien à protéger. Juste à enfiler sa culotte, et puis partir pour l’aventure ! C’est tout, niet, basta !

Ne me demandez pas pourquoi homo sapiens a attendu autant de temps avant de penser aux culottes menstruelles, je n’en sais rien ! Dire qu’il aura pensé à la bombe atomique avant ça…

FEMPO fait partie des toutes premières marques françaises à proposer des culottes de règles, et les retours que j’en avais étaient toujours enthousiastes et convaincus. Un peu comme le ton de cet article d’ailleurs ! J’ai donc choisi d’essayer leur Culotte pour flux normal et la Power++ pour flux ++ (pour info, j’ai choisi une taille au-dessus de ma taille habituelle pour être sûre d’être à l’aise, je vous conseille d’en faire autant) !

This is a revolution

La culotte menstruelle FEMPO est certifiée Oeko-Tex 100, ce qui garantit sa non-toxicité. Elles sont toutes composées de coton (pour la partie en contact avec la peau), de bambou (pour la partie absorbante), de polyester et de PUL (pour l’étanchéité) et de lycra (pour le joli côté satiné de la culotte), et sont exemptes de nanoparticules d’argent comme on en retrouve dans les culottes THINX par exemple. Elles sont fabriquées en France et en Tunisie dans de bonnes conditions.

En début et fin de règles, je peux porter ma culotte flux normal toute la journée sans problème. Les jours de flux plus abondants, je la change une fois en cours de journée. La Power ++ peut durer plus longtemps, je la réserve en général pour la nuit. En termes de nombre de tampons, on estime l’absorption des culottes menstruelles comprise entre 2,5 et 5 tampons ! On pourrait croire qu’avec une telle absorption, les culottes ressemblent à des couches mais que nenni ! Elles sont même plus fines que des serviettes hygiéniques !

Pas de sensation d’humidité, pas de mauvaises odeurs pendant la journée… Je vous le dis, c’est une révolution ! En fin de journée, il n’y a plus qu’à rincer sa culotte à l’eau froide avant de la passer en machine à 30°C avec le reste de la lessive.

Une culotte de règle a la même espérance de vie qu’une culotte normale, entre 5 et 7 ans de bons et loyaux services en moyenne. Sa durée de vie dépendra bien sûr beaucoup de l’entretien et du nombre de culottes avec lesquelles vous tournez. Je conseillerais pour commencer d’avoir 2 culottes pour flux normal et une culotte pour flux plus abondant. L’idéal, je crois, serait d’en avoir 5 ou 6.

Vous l’aurez donc compris, j’attends désormais tous les mois mes règles avec grande impatience 😊 Non, je blague, pas tant quand même ! Mais quoique…

Pour vous faciliter l’accès à cette petite révolution, j’ai un code promo de -10% pour vous : IZNOWGOOD

Et pour retrouver les culottes FEMPO, c’est par ici !

* Merci à FEMPO d’avoir accepté de créer ce code promo et d’avoir sponsorisé cet article !

Alors, vous essayez quand ??

*** Céline ***

L’or éthique

Choisir l’or pour un bijou, c’est choisir un matériau précieux inaltérable dans le temps et que l’on pourra transmettre en héritage. C’est décider de porter un métal que l’homo sapiens a érigé comme le plus noble de tous il y a de ça déjà bien longtemps. Imaginez, le plus vieil objet en or que l’on connaisse a plus de 25 000 ans !

Avec une telle résistance au temps, il est rapide d’en venir à la conclusion que le choix de l’or est éthique et écoresponsable. On l’oppose d’ailleurs bien souvent aux bijoux bon marché vendus dans les grandes enseignes de fast fashion et qui ne durent pas bien longtemps. Mais l’or est-il si noble qu’on le dit ?

Pas vraiment, et c’est pour ça qu’on est là ! L’extraction de l’or a de lourdes conséquences sociales et environnementales qui sont bien trop souvent passées sous silence. Heureusement, des solutions existent et de jolies marques proposent déjà de l’or éthique et/ou recyclé. J’ai mené mon enquête !

Pourquoi choisir l’or éthique ?

Lorsqu’on porte un bijou, comme lorsqu’on porte un vêtement d’ailleurs, on a souvent tendance à oublier qu’il est le résultat du travail d’autres êtres humains. J’avais pour ma part occulté le fait que les matériaux nécessaires à la fabrication de mes bijoux avaient été extraits par la force et le courage de gens comme vous et moi.

Je ne voyais plus que le travail d’orfèvre et de grande délicatesse des petites mains menues des créateurs bijoutiers, souvent installés dans leur atelier parisien pour travailler la matière première. Je ne voyais plus que le produit fini et son design. Un peu comme si j’avais oublié que mon T-shirt était composé de coton qu’il avait fallu semer, arroser, récolter, tisser et teindre avant que quelqu’un se penche sur sa machine à coudre pour en faire quelque chose.

J’en parlais déjà ici, l’or et les minerais précieux sont extraits par des êtres humains, loin de chez nous, dans des pays où les droits des travailleurs sont quasi inexistants et les pratiques peu encadrées. C’est pas brillant : conditions de travail très peu mécanisées à la limite du supportable avec des postures contraignantes et des températures suffocantes, exposition à des vapeurs toxiques, aux vibrations, beaucoup de bruit, absence de mesures de sécurité, salaires bas, travail des enfants.

Aux conditions de travail s’ajoutent les dégâts sur l’environnement d’une pratique irraisonnée : des territoires entiers transformés en paysages lunaires, la pollution des sols et des eaux par l’usage de produits chimiques.

Or éthique : les solutions

L’or éthique et écoresponsable, ça existe ! La preuve en images, avec des marques dont la démarche et la réflexion sont globales. Conscientes des problèmes liés à l’extraction de l’or, elles choisissent d’utiliser de l’or recyclé et ainsi d’éviter de prélever davantage de ressources, ou font le choix d’investir dans de l’or labellisé Fairmined pour proposer des bijoux irréprochables.

Alors, évidemment, qui dit or éthique dit prix plus élevés… L’extraction de l’or et la fabrication du bijou se faisant dans de bonnes conditions, son coût de revient est forcément plus élevé. Cela nous ramène une fois de plus à bien choisir et à acheter moins, à se contenter de ce qui compte vraiment. Mais vous allez voir que certaines marques éthiques proposent tout de même des prix qu’on pourrait qualifier de « milieu de gamme » pour de l’or !

L’or labellisé Fairmined

Il existe un label qui permet au consommateur d’avoir une garantie éthique et environnementale pour les bijoux en or qu’il choisit : le label Fairmined !

Il garantit que l’or provient de mines autonomes, responsables et artisanales. Il assure aux mineurs un prix juste pour l’extraction de leurs minerais, ce qui les encourage à entreprendre et à continuer une exploitation raisonnée et éthique. Le label garantit non seulement de bonnes conditions de travail pour les mineurs, mais assure également un impact environnemental réduit par la limitation des produits toxiques utilisés et la protection des sols et des cours d’eau.

1. JEM

La maison de joaillerie JEM façonne ses bijoux dans les Vosges avec de l’or labellisé Fairmined et des diamants de synthèse élaborés en laboratoire (et donc non prélevés dans le sol). Épurées, géométriques, minimalistes et hyper élégantes, les collections JEM se positionnent très haut de gamme.

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2. Paulette à bicyclette

Les bijoux Paulette à bicyclette sont parmi mes préférés de cette sélection, je les trouve hyper colorés et modernes ! Dix ans déjà que la marque s’engage pour une joaillerie plus engagée, elle est même la première marque française à avoir obtenu la certification Fairmined ! Dans la même démarche, la créatrice sélectionne consciencieusement ses pierres précieuses dont le sourcing est le plus responsable et transparent possible.

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3. Robin Paris

J’ai rencontré Cendrine, la créatrice et les doigts de fée derrière Robin Paris, il y a 2 ans lors d’un salon de mode éthique. C’est elle qui m’avait ouvert les yeux pour la première fois sur les problématiques de l’or. L’or 18 carats et l’argent 925 qu’elle utilise sont labellisés Fairmined et elle essaye de proposer des bijoux modernes et fabriqués à Paris à un prix juste.

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4. Coralie Grzes

Tous les bijoux que confectionne Coralie Grzes sont labellisés Fairmined, que ce soit l’or ou l’argent. Installée à Barcelone depuis plusieurs années, elle crée des bijoux épurés et minimalistes, à l’épreuve des modes et du temps.

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5. April

L’atelier de April est situé dans les Vosges et labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant. Ils confectionnent des bijoux en or labellisé Fairmined ou en argent recyclé, et avec des diamants sourcés et tracés. Les bijoux April sont garantis à vie, rien que ça !

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6. Flore & Zéphyr

Flore & Zéphyr, c’est une maison de joaillerie alsacienne qui conçoit tous ses bijoux en France, avec de l’or labellisé Fairmined et des diamants certifiés Kimberley Process. Leurs créations sont contemporaines et dans l’air du temps, avec beaucoup de finesse et d’élégance. 

L’or recyclé

Une autre solution pour proposer de l’or éthique est de concevoir des bijoux avec de l’or recyclé. Nul besoin de prélever davantage de matière dans les sols, il existe déjà tout ce dont nous avons besoin pour créer de splendides bijoux éthiques !

7. Or du monde

En veillant à utiliser de l’or recyclé et en sourçant leurs diamants avec précautions, Or du monde s’engage depuis longtemps dans la joaillerie éthique. Ils récupèrent d’ailleurs les bijoux en or dont vous ne voulez plus pour en faire de nouveaux, allez jeter un œil sur le site pour en apprendre davantage !

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8. Atelier Meteor

Atelier Meteor fabrique ses bijoux dans un petit atelier au Portugal avec de l’or recyclé. Les collections sont intemporelles pour être portées toute la vie, et les prix restent abordables pour de l’or éthique.

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9. Laura Essayie

Laure Essayie crée des bijoux intemporels aux lignes contemporaines en utilisant de l’or et de l’argent recyclés. Elle peut même créer un bijoux de sa collection avec un vieux bijou dont nous ne voulons plus. Pas d’effet de mode, les bijoux de Laura n’appartiennent à aucune tendance et sont susceptibles d’être portés toute la vie !

Connaissiez-vous les problématiques liées à l’or ? Prêts à passer à l’or éthique ?

*** Céline ***

On the road again

Quand Virginie m’a contactée pour me présenter Entre 2 rétros, sa marque de sacs upcyclés et fabriqués à partir de chutes de matériaux de l’industrie automobile, elle en a profité pour me donner tout un tas de conseils sur le Vietnam. Elle y avait, semble-t-il, passé de merveilleux moments il y a quelques années. Au Vietnam, et puis au Myanmar et en Inde où elle me conseillait aussi d’aller. De toute évidence, j’avais affaire à une aventurière.

À y regarder de plus près, ce n’était pas franchement étonnant. Parce que, qu’y a-t-il entre 2 rétros ? Des matériaux qui peuvent être récupérés pour faire de jolis sacs, certes. Mais pas que !

Qu’y a-t-il entre 2 rétros ?

Il y a aussi, et surtout, un volant. Avec deux mains posées dessus. Ses mains appartiennent au conducteur, à celui qui choisit d’être en mouvement. Et qu’est-ce que l’aventure si ce n’est le mouvement ? Celui qui nous emmène ailleurs. Celui qui, quel miracle, nous fait changer d’endroit, d’état ou de saison. Quand on est conducteur, on est responsable de la vitesse, des directions et des distances de sécurité. Pas des pneus qui crèvent, c’est vrai, ni des comportements des autres usagers, mais on peut toujours choisir de siffloter en changeant la roue. Après tout, est-ce qu’on est si pressé ?

Tout le monde conduit son propre bolide, certains choisissent l’autoroute, d’autres les routes de campagne. Ce qu’il se passe entre 2 rétros, c’est magique. C’est l’instant présent, entre le rétroviseur droit et le rétroviseur gauche. C’est l’aventure à cet instant précis. Alors bien sûr que j’avais affaire à une aventurière, parce que qui ne l’est pas ? Pas besoin de se rendre au Vietnam pour voir du pays, il suffit de bien choisir sa route…

Et Virginie, sa route, elle l’a plutôt bien choisie. Ça a dû ressembler à un chemin de traverse au départ, pas vraiment fréquenté et avec peu d’éclairage, voire carrément broussailleux ! Mais quelque chose – l’instant peut-être ? – l’y a menée. Elle s’est lancée il y a presque 10 ans dans une aventure un peu folle et hors des sentiers battus. Elle ouvrait la voie à une mode et des process de fabrication plus éthiques et respectueux de l’environnement, et elle s’emparait d’un concept auquel je tiens beaucoup : l’upcycling.

Récupérer des matériaux qui auraient été jetés et en faire quelque chose de totalement neuf. J’avoue que j’ai un vrai penchant pour les marques qui choisissent de redonner vie aux choses et qui, c’est le principe, choisissent de prélever le moins de ressources possible dans la nature. Virginie, elle, a choisi de créer des sacs, des bagages et de la petite maroquinerie avec des chutes de matériaux de l’industrie automobile. Rien que ça…

Mon compagnon d’aventures

Dans mon sac, tout existait déjà avant qu’il ne soit assemblé : le tissu, le cuir, la ceinture de sécurité… Oui, vous avez bien lu ! Regardez donc mes photos de plus près… Franchement, la ceinture en guise de bandoulière, c’est ce qui a fini de me convaincre ! Et de me questionner : autrement, que fait-on des vieilles ceintures de sécurité ? À part Renault qui les recycle pour les tissus de la nouvelle Zoé, pas grand-chose d’après mes recherches…

Alors c’est lui que j’ai choisi comme compagnon de voyage. C’est d’ailleurs exactement ce dont j’ai besoin pour nos promenades ou sorties en ville : un petit sac qui me permette de ranger ma caméra de vlog, mon téléphone, deux pailles en bambou (principe essentiel du voyageur zéro-déchet) et mes lunettes de soleil.

Au départ je voulais une banane, et puis je l’ai vu : 100% upcyclé, fabriqué au Maroc dans les règles de l’art et par un petit atelier de 50 personnes que Virginie connaît bien, ultra solide et pratique, et puis tellement rock avec sa bandoulière badass en ceinture de sécurité ! Le compagnon d’aventures idéal.

Voilà des mois qu’il nous suit et qu’il voit du pays, et je compte bien l’emmener avec nous au Vietnam, au Myanmar et en Inde, sur les pas de Virginie, sa créatrice. On the road again, comme on dit.

* J’ai écrit cet article en collaboration avec Entre 2 rétros, dont je suis fière de porter les valeurs à l’autre bout du monde !

Et vous, prêt.e.s pour l’aventure ?

*** Céline ***