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Ces livres qui ont changé ma vie

livres développement personnel

Suite à mes chroniques d’une auditrice financière repentie, vous avez été nombreux à me questionner sur les lectures qui m’avaient inspirée et poussée à franchir le pas. Si j’ai décidé de changer de vie et de quitter une carrière en Direction financière qui était toute tracée, c’est effectivement un peu grâce à des lectures qui ont nourri ma réflexion.

J’ai toujours aimé lire, et ces dernières années m’ont conduite à délaisser les romans pour des livres orientés « développement personnel ». Ça sonne un peu pompeux et peut en effrayer certains, mais j’ai vraiment reconsidéré beaucoup de principes qui me paraissaient évidents grâce à des ouvrages que j’ai eus entre les mains.

Ces livres, je voudrais que tout le monde en connaisse la substance. Ils contiennent des trésors capables de révolutionner votre vision du monde ou de votre vie, il faut s’attendre à être un peu changé. Un peu plus soi-même je dirais. Ouvrir le champ des possibles, rendre l’inatteignable à la portée de l’effort fourni, proposer une autre compréhension de l’autre, ils en ont des qualités…

J’ai rassemblé les livres qui, selon moi, ont eu un réel impact positif sur ma vie. Je meurs d’envie de connaître ceux qui ont compté pour vous, n’hésitez pas à m’en faire part dans les commentaires ! On va faire de belles découvertes ensemble !

1. Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz


Si vous ne devez en retenir qu’un seul, c’est celui-ci. C’est une lecture qui rend la liberté, qui donne envie d’être soi pour soi-même. Nous sommes depuis l’enfance soumis à l’imaginaire collectif, à des coutumes, des bienséances, des attentes. Des croyances. Notre façon d’agir, de se comporter et de penser est bridée par le cadre que l’on nous a fourni.

Les quatre accords toltèques sont des moyens de s’en affranchir : la parole doit être impeccable, ne rien prendre personnellement, ne pas faire de suppositions et toujours faire de son mieux. Lire les quatre accords toltèques, c’est aussi comprendre la singularité de l’autre. L’autre n’est pas moi, et ne pas le comprendre lui nuit.

C’est un livre qui remue avec des mots très simples, un livre qui soigne. Comme une sagesse millénaire que l’on aurait oubliée.

2. La semaine de 4 heures, Tim Ferriss

Voilà un livre qui vous remet au cœur de votre vie. Il a été pour moi le déclencheur de toute une réflexion sur ma carrière et la tournure qu’elle s’apprêtait à prendre. Cette lecture m’a permis de dessiner les contours de la « vie de mes rêves », en me poussant à comprendre ce qui est important pour moi. On a plutôt tendance à mettre ses rêves dans un coin, et à y revenir de temps en temps en soupirant. La semaine de 4 heures est là pour nous botter le derrière avec des exercices très concrets et un discours très pratique, et ne cesse d’y revenir : cette vie rêvée, elle est à ta portée.

Pour tous ceux qui pensent que le travail, c’est forcément 60 heures par semaine et les vacances seulement 7 semaines sur 52 dans l’année. Pour tous ceux qui se sont retrouvés là où ils en sont aujourd’hui pour faire plaisir aux autres. Pour tous ceux qui pensent que mêler travail et passion, c’est pour les autres. Pour tous ceux qui ne voient pas la différence entre emploi et travail. Pour tous ceux qui ont peur de penser à la vie rêvée parce que la leur n’y ressemble pas. Pour tous ceux qui n’ont pas assez confiance en eux pour faire un pas hors du cadre. Pour tous ceux qui passent leur temps à dire « il me faudrait une idée pour créer une entreprise » sans la chercher vraiment. Pour tous ceux qui ont du mal à se lever le matin et qui ne prennent du plaisir que le soir et les week-ends. Pour tous ceux qui passent leur temps à se trouver des excuses.

Votre vie vous appartient, l’aventure commence maintenant !!

3. L’Alchimiste, Paulo Coelho

L’alchimiste, c’est pour ceux qui ne cherchent pas à voir une brèche des possibles s’ouvrir d’un coup devant eux. Ça donne le vertige. Prendre conscience que nous sommes les seuls capitaines à bord et que la direction prise n’intéresse et ne concerne que nous, ça peut être ébranlant.

L’alchimiste est un petit conte philosophique à la portée de tous, c’est une belle histoire pleine de poésie. Celle d’un berger andalou qui rêve de voyages. Le rêve est à la portée de chacun, à condition d’y mettre l’effort et de ne pas abandonner devant les obstacles. Un livre qui ouvre les perspectives de la plus jolie des manières.

4. Changer d’état d’esprit, Carol S. Dweck


Le professeur Carol Dweck a consacré ses recherches et sa carrière à l’Université de Stanford sur la réussite et le succès. Selon elle, ceux qui ont réussi ont tous un point commun : un état d’esprit qui les pousse à croire que tout est à leur portée s’ils y mettent l’effort suffisant, un growth mindset. Cet état d’esprit s’oppose au fixed mindset, un état d’esprit fataliste qui considère que chacun est doté d’aptitudes au départ et qu’il n’y a pas d’amélioration possible.

Je suis sûre que vous vous êtes déjà entendu dire « Je suis nulle en maths », ou en cuisine, ou en basket, ou en dessin. Et que vous avez toujours conclu que l’excellence dans ces disciplines, tant pis, ce n’était pas pour vous. L’histoire regorge pourtant de personnes qui ont essuyé des échecs, toujours persévéré, et ont fini par devenir des maîtres incontestés. Tout s’apprend. Avec plus ou moins d’efforts bien sûr.

Et devinez quoi, selon le professeur Dweck, il est possible de changer son état d’esprit. Il est possible de passer du côté de ceux qui considèrent qu’ils sont capables de tout en travaillant. De ceux qui considèrent qu’ils peuvent être et faire ce qu’ils veulent, et que ce n’est pas réservé à une caste de chanceux qui auraient plus de facilités que d’autres.

5. La force de l’imperfection, Brené Brown

La pression sociale, les attentes et les réprimandes, conscientes ou non, de nos proches et enseignants au sens large, les images et les portraits valorisés dans les médias, l’imaginaire collectif… Tout ça contribue à nous raboter un peu de tous les côtés pour nous faire rentrer dans un moule acceptable et souhaité par tous.

Le professeur Brené Brown est passionnée par le sujet du « soi ». Son livre donne des clefs pour comprendre et retrouver la personne que nous sommes vraiment, pour se sortir du corset un peu trop serré, voire étouffant, que l’on nous a demandé de revêtir dès nos plus jeunes années. Se sortir de la tutelle du regard de l’autre, réapprendre à s’aimer, revenir à des activités que nous avons brimées alors qu’elles nous ressemblent.

Un petit livre sur la quête de soi qui a instillé beaucoup de changements en moi.

6. La maîtrise de l’amour, Don Miguel Ruiz

Pour tous ceux qui ont des relations avec les autres. J’espère que tout le monde se sent concerné ?

Le monde tournerait assurément mieux si tout le monde lisait La maîtrise de l’amour, ou comment aimer sans condition, son enfant, son conjoint, son collègue, cet inconnu croisé dans la rue.

Nos relations sont toutes fondées sur la peur de souffrir et de l’abandon. Elles sont toutes empoisonnées et compliquées parce que nous nous protégeons de l’autre. Avec un style inimitable qui s’adresse davantage au cœur qu’à la raison, Don Miguel Ruiz nous livre l’amour, de soi d’abord et puis des autres, sur un plateau.

Dispenser de l’amour sans appréhension, c’est un sacré cadeau. Ne pas avoir peur de la trahison, ne pas être dans l’attente de démonstrations d’amour de l’autre ou qu’il nous « rende la pareille », ne pas avoir peur, même, de son dédain. Aimer pour soi, et par soi.

Imaginez un monde où tout le monde aimerait sans rien attendre en retour…

7. Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle

La lecture de Le pouvoir du moment présent n’est pas facile, c’est la raison pour laquelle il a failli ne pas figurer dans cette sélection. Pourtant, c’est peut-être celle qui a remué le plus de choses en moi et qui a démarré ma réflexion sur ce qui était essentiel et ce que j’attendais de ma vie.

À l’époque, il y a plus de deux ans maintenant, je me lançais dans une carrière qui promettait reconnaissance sociale et argent, la suite logique de mes études en école de commerce. Je n’avais pas encore conscience que j’étais maître de mon destin, j’étais encore poussée par le flow. Soudain, Eckhart Tolle me demande de revenir à l’instant, à maintenant. Là, tout de suite, c’est là qu’il faut être bien. C’est maintenant qui compte. Et c’est tout ce qui compte d’ailleurs. Boum.

Un caillou dans la mare, suffisamment bien lancé pour que les ondes me portent encore aujourd’hui. Je crois que c’était la dynamite sous les fondations, les autres lectures sont arrivées ensuite pour tout dépoussiérer et tout reconstruire. Je suis encore au stade de la petite cabane mais bon sang, qu’est-ce que je suis bien !

Et vous, quels sont les livres qui ont changé votre vie ? Votre vision du monde ? Qui vous ont fait réfléchir et vous poser des questions ? J’ai hâte de les connaître et d’en discuter avec vous !

Céline

livres developpement personnel

Bilan lecture #5

bilan lecture

Me voilà de retour avec un nouveau bilan lecture ! Pas brillant-brillant, je vous le dis tout de go… À part un véritable chef d’oeuvre que j’ai pris le temps de savourer, je n’ai vraisemblablement pas eu trop de nez pour choisir mes dernières lectures !

C’est l’hécatombe au niveau des notes, vous allez vous dire que je suis sévère… Mais que nenni ! Allez donc jeter un œil aux autres bilans lecture, vous y ferez de belles découvertes et vous verrez que je distribue des bonnes notes à foison ! Mais là… N’hésitez pas à me dire dans les commentaires si vous partagez mon avis sur ces lectures, c’est toujours un bonheur d’en discuter avec vous !

Réveillez-vous, femmes divines

Véronique de la Cochetière

Véronique de la Cochetière est sage-femme de formation, organisatrice de cercles de femmes, et pratique l’ostéopathie pelvienne – du périnée. Son message est le suivant : pour s’épanouir en tant que femme, il faut réparer ses blessures. Pour cela, elle propose de faire la paix avec ses parents et les erreurs qu’ils ont pu commettre, puis de faire la paix avec ses monstres, ces événements traumatiques de la vie qui nous marquent à jamais sans cicatriser. Ce travail à faire sur soi-même, accompagné d’une connaissance approfondie de son corps, est la condition sine qua non pour se réaliser pleinement et transmettre du positif autour de soi.

♥  Mon avis : Les connaissances et la transmission de l’auteur, surtout en ce qui concerne l’importance et le travail du périnée, sont précieuses. Elles donnent également quelques conseils sur l’accouchement qui peuvent s’avérer utiles. L’auteur parle humblement de sa pratique de l’ostéopathie pelvienne dont j’entendais parler pour la première fois et qui a suscité chez moi un vif intérêt. C’est une pratique très intéressante que je vous invite vivement à creuser.

Si la note que j’attribue à ce livre n’est cependant pas plus haute, c’est que j’ai la chance immense de ne pas en avoir eu besoin pour faire la paix avec les erreurs de mes parents et mes monstres. J’ai la chance de ne pas avoir un cœur blessé qui m’empêche d’avancer, parce que j’ai déjà fait ce travail, et qu’il était léger. Ce livre ne m’a donc pas tant apporté et ne restera donc pas dans ma bibliothèque de livres chers. Tant mieux d’ailleurs, il s’agit d’un livre à faire transiter de femme à femme. Je l’ai reçu d’une amie en Thaïlande, et je l’ai confié à mon tour à ma belle-maman qui pourra, si elle le souhaite, le transmettre à son tour.

Ma note: 3/5

***

Mère

Laurent Huguelit

Laurent Huguelit, chaman et écrivain, se rend au Pérou pour effectuer trois jours et trois nuits de purge au sein de la forêt amazonienne, accompagné par des chamans de la « selva ». Dès les premières incantations, la forêt amazonienne, la Madre, la mère de tous les êtres, s’adresse à lui. Il devra porter son message à tous les hommes et transmettre ses leçons à travers un livre. La forêt a des choses à nous dire et des enseignements à faire passer. Elle souffre, elle étouffe, elle voit le vivant disparaître sous l’avidité générale. Il est grand temps que l’Homme se répare pour que le nature se répare à son tour.

♥  Mon avis : Mère est incontestablement un livre de développement personnel, dans lequel se mêlent pas mal de spiritualité et un soupçon de poésie. Il y a quelques notions fortes et de très bonnes idées que je retiens et garde précieusement, voire que je souhaite à mon tour transmettre. Beaucoup de rappels élémentaires des 4 accords toltèques de Dom Miguel Ruiz que je considère comme une œuvre incontournable et qui a eu un immense impact sur ma vie, et énormément de références littéraires, sociologiques, ethnologiques et cinématographiques.

C’est assurément un livre d’intellectuel écrit pour des intellectuels avec, pour illustrer mon propos, pas moins de 8 occurrences du mot « égrégore ». Pour ceux qui, comme moi, n’avait pas eu la chance de tomber sur ce mot une seule fois en 29 ans, vous vous coucherez moins bêtes ! C’est principalement ce qui m’a gênée dans cette lecture, que j’ai d’ailleurs trouvé très laborieuse. Pour tout vous dire, j’ai même fait une pause dans la lecture pour le livre de Véronique de la Cochetière, ce qui ne m’arrive quasiment jamais (à mettre sur le compte d’un respect un peu obsessionnel pour les livres que j’ai l’impression de trahir – chacun ces névroses). D’ailleurs, quelle coïncidence : ces deux livres délivrent exactement le même message sous deux angles totalement différents : pour être mère (l’auteur qualifie de « mère » toute personne qui crée) et créer le positif, il faut un cœur pur et guéri de ses blessures.

Laurent Huguelit aurait pu selon moi aller davantage à l’essentiel et tourner moins en rond autour des concepts et des idées. J’avais parfois l’impression qu’il voulait étayer ses propos plus que de raison, au lieu de simplement laisser l’idée éclore et faire son chemin. C’est peut-être ça : à trop vouloir nous accompagner dans l’interprétation et l’appropriation de l’idée, il m’a perdu. J’aurais voulu des mots plus épurés (pour lui qui cherche la pureté !) qui touchent et pénètrent davantage, sans enluminures ni fioritures.

La lecture de Mère a toutefois fait naître en moi une affection accrue pour les arbres que je rencontre. Je les salue quand je les croise, et caresse l’écorce de ceux qui m’interpellent.

Ma note: 3/5

***

The old man and the sea

Ernest Hemingway

Version française : Le vieil homme et la mer

Santiago est un vieux pêcheur à la peau marquée par le soleil. Il connaît la mer mieux que personne. Il part un matin avant l’aube et décide de s’éloigner des côtes de La Havane pour espérer attraper quelque chose. Voilà des semaines qu’il ne pêche plus aucun poisson. Le miracle arrive : un gigantesque marlin mord à l’hameçon. Santiago est traîné par son poisson sur des kilomètres, il est infatigable. Une lutte à mort pleine d’amour qui durera 4 jours.

♥  Mon avis : Je le savais avant de le commencer, The old man and the sea a été un véritable coup de cœur. J’avais beaucoup aimé Pour qui sonne le glas et L’adieu aux armes, et j’avais beaucoup accroché avec la plume fluide, pleine et chaude et Heminwgay. Je savais que je ne serais pas déçue et que je pouvais lui faire confiance, en partie parce que ce court roman est celui qui lui a valu le Prix Nobel en 1954. Je suis très heureuse de l’avoir lu en version originale, une façon pour moi de véritablement avoir accès à l’âme de l’auteur.

C’est un roman plein d’amour et de poésie. Je l’ai lu avec lenteur et délectation, j’ai relu et surligné des passages que je trouvais beaux. Vraiment, si vous souhaitez une petite bulle d’extase dans cette période un peu compliquée, je ne peux que vous conseiller cette lecture.

Je peux aussi vous conseiller de visionner le magnifique documentaire Jago, a life under water, qui suit Jago, un vieux pêcheur-plongeur dans les eaux turquoises de l’Indonésie. J’ai beaucoup pensé à lui pendant ma lecture.

Ma note: 5/5

***

L’envie

Sophie Fontanel

Sophie Fontanel raconte par bribes et tranches de vie son choix libérateur de l’abstinence sexuelle.

♥  Mon avis : J’ai commencé ce livre sans a priori et sans même savoir de quoi il traitait. Je voulais simplement découvrir cette autrice dont j’avais beaucoup entendu parler, et j’ai choisi ce titre au hasard dans sa bibliographie.

J’aime assez son style plutôt moderne, et c’est ce qui la sauve. J’ai aussi aimé la découpe du livre en tranches de vie, parfois assez poétiques, un peu comme un recueil de poèmes en prose. J’essayerais donc un autre de ses livres pour me faire une idée plus exacte, comme Grandir, Une apparition ou Nobelle qui m’ont été conseillés par plusieurs d’entre vous.

Ce que je n’ai pas aimé, c’est le ton du livre, que j’ai trouvé suffisant, voire méprisant. J’avais l’impression que si j’étais heureuse avec une vie sexuelle épanouie, c’est que je n’avais rien compris, que je répondais aux codes, que je donnais ce que l’on voulait de moi, que je n’étais pas libre. Ce ton un peu dogmatique, presque acharné, m’a tellement déplu !

C’est évidemment intéressant. Parce que le choix de l’abstinence sexuelle semble anormal, dans le sens où il sort de la norme. On a donc envie de penser à une blessure non réparée et à guérir, et donc de lui conseiller des lectures ou un travail sur ses monstres pour l’aider. Or, bien sûr, c’est un choix intime et totalement personnel, qui se trouve justifié dès lors qu’il est le choix de quelqu’un.

On constate d’ailleurs que les personnes qui l’entourent essayent elles aussi de lui faire changer d’avis et émettent un jugement sur ce choix personnel, et ce ton de justification pourrait donc, dès lors, s’expliquer. Mais paradoxalement, il entraîne de la part de l’autrice le même jugement dédaigneux sur les pratiques qui ne sont pas les siennes… Si son choix est fait en liberté et en conscience, pourquoi celui des autres ne le serait-il pas ? Le message de liberté d’être et d’agir qu’elle essaye de prôner est donc totalement invalidé par son propre ton et son propre schéma de pensée !

Ma note: 3/5

***

Kilomètre Zéro

Maud Ankaoua

Maëlle, co-gérante parisienne d’une start-up en pleine expansion, avec une vie à 100 à l’heure et au bord du burn-out, se rend un matin au rendez-vous nimbé de mystère de sa meilleure amie. Romane lui annonce qu’elle est atteinte d’un cancer et qu’elle a une mission de la plus haute importance à lui donner. Pour sauver son amie, Maëlle se rend aux confins de l’Himalaya malgré son emploi du temps incompressible. Un voyage initiatique vers le bonheur.

♥  Mon avis : J’ai rechigné à le terminer, je l’ai lu avec peine et j’ai failli abandonner plus d’une fois. Le cadre est posé !

Je crois que je ne suis pas faite pour les livres qui mêlent roman et développement personnel. Ce mélange des genres n’a conduit qu’à un très mauvais roman avec des personnages mal dégrossis et sans nuances, une intrigue sans surprise et des dialogues tout à fait improbables. En plus de ça, je trouve que le choix du roman noie le message du livre et dessert sa portée éducative. On n’a donc, selon moi, ni un bon roman, ni un bon livre de développement personnel…

Et c’est dommage, car je suis fondamentalement d’accord avec les messages délivrés dans le livre. Ils reprennent, entre autres, les enseignements des 4 accords toltèques (encore lui !), de La maîtrise de l’amour et du Pouvoir du moment présent que je vous détaillais parmi les livres qui ont changé ma vie. Je suis donc quelque part un peu rassurée de savoir que c’est un succès de librairie ! Si ces idées et réflexions ont pu s’acheminer à un public plus large grâce à ce genre littéraire qui d’ordinaire plaît beaucoup, tant mieux. Mais, définitivement, ce n’était pas pour moi !

Une autre petite chose qui m’a sacrément agacée : la fâcheuse manie de l’autrice de valider ses leçons spirituelles par un simulacre de Science. J’ai horreur de ça. Elle use et abuse des principes de la physique quantique pour démontrer ses croyances, en donnant la parole aux personnages qui sont censés détenir une parole d’autorité indémontable conférée par leur statut d’éminents scientifiques. Pour ce faire, elle établit des corrélations bancales entre phénomènes quantiques ou démonstrations scientifiques et croyances. Dommage, parce qu’elle invalide de fait la légitimité de sa propre croyance et de ses leçons.

Ma note: 2/5

Alors, quels sont vos derniers coups de cœur livresques ? Que lisez-vous en ce moment ?

*** Céline ***

FREELANCE : COMMENT COMMENCER ?

J’ai reçu pas mal de questions de votre part au sujet de notre activité en freelance suite à notre dernière vidéo où l’on vous annonçait notre départ pour un tour du monde sans avion !

J’ai essayé de répondre à tout le monde et de vous donner le plus de conseils possible pour vous lancer : trouver ses premiers clients, formations intéressantes, outils utiles…

Travailler à son compte, c’est gagner en liberté, c’est redevenir maître de son temps et choisir de l’allouer comme bon nous semble, c’est pouvoir choisir ses horaires et son lieu de travail. C’est, aussi, ce qui nous a permis de réaliser notre vie rêvée. Et vous savez quoi ? C’est à votre portée !

Rejoignez-nous sur Youtube :


Outils mentionnés :

→ La semaine de 4 heure de Tim Ferriss : https://amzn.to/2S92Lhm

→ MALT : https://www.malt.fr/

→ Formations Google : https://learndigital.withgoogle.com/ateliersnumeriques/courses


Articles ou vidéos reliés :

→ Notre tour du monde au ralenti : https://youtu.be/SHWQ6bIpA1o

→ Ces livres qui ont changé ma vie : https://bit.ly/2Jt5wrj

→ Chroniques d’une auditrice financière repentie : https://wp.me/p8JipF-1o

→ Digital nomads : https://wp.me/p8JipF-HC


Alors, prêts à vous lancer ? N’hésitez pas si vous avez d’autres questions !

*** Céline ***

Idées pour des cadeaux de Noël éthiques

cadeaux noel ethiques

J’ai reçu, comme chaque année, une lettre du père Noël. Comme chaque année, il me demande si j’ai envie ou besoin de quelque chose de spécial, et il m’assure qu’il se fera un plaisir de me faire plaisir. Ce père Noël là, pas de doute, il m’aime beaucoup.

Nous n’avons jamais vraiment été une « famille à cadeaux ». Ça n’a jamais été notre fort de trouver des idées et de s’y prendre à l’avance. Pour être honnête, j’ai même une certaine appréhension au moment d’ouvrir le cadeau de quelqu’un : j’ai peur de ne pas éprouver assez de plaisir à le recevoir. Comme si j’avais peur de ne pas faire suffisamment honneur au plaisir d’offrir de l’autre (#chacunsanevrose).

Si l’on échappe souvent chez nous au cadeau d’anniversaire, nous disposons quand même de petits paquets attentionnés au pied du sapin le soir du 24 décembre. Il faut donc, cette année comme les précédentes, trouver des idées pour soi ou pour les autres. Et ce n’est pas facile, surtout quand on décide de choisir des cadeaux plus éthiques et responsables.

Réfléchissons donc ensemble au cadeau parfait…

Mode et accessoires éthiques et écoresponsables

Si vous me suivez depuis un moment, vous commencez à savoir que les options en matière de mode éthique sont nombreuses. De plus en plus de marques s’engagent pour l’Homme et l’environnement, et permettent au consommateur de s’habiller en conjuguant conscience et style. Noël peut être une bonne occasion pour faire découvrir à un petit chanceux qu’il existe de très chouettes marques qui veulent changer le monde. Cela peut être aussi l’occasion de se regrouper à plusieurs pour offrir une pièce éthique qui sort habituellement du budget.

Pour ce qui est de l’habillement, je vous ai préparé une sélection de pulls véganes et éthiques. Je vous avais également composé 10 tenues éthiques pour le bureau avec des pièces que l’on peut porter à la fois à la maison et au travail. De manière plus générale, la catégorie « Looks et mode éthique » du blog vous aidera je l’espère à rencontrer de jolies marques.

Pour ce qui est des accessoires, je vous proposais dernièrement une sélection de sacs éthiques et une sélection de sacs véganes en cuir végétal (liège et Piñatex). Pour une paire de chaussures éthiques, je vous avais confectionné un catalogue avec 100 paires de chaussures éthiques et véganes.

Acheter d’occasion peut aussi être une alternative pour un cadeau de Noël. Je pense par exemple aux sacs de luxe Stella McCartney qui sont véganes, fabriqués de façon éthique et dans le respect de l’environnement. Pour ceux que ça intéresse, j’ai partagé il y a peu une sélection de pièces éthiques vendues d’occasion.

Bijoux éthiques

Offrir un bijou n’est jamais anodin, et il y a tout un tas de petits créateurs qui proposent des choses magnifiques. Je vous présentais il y a peu des boutiques en ligne destinées à l’artisanat du monde sur lesquelles on retrouve de superbes créations réalisées à la main et dans des conditions justes et équitables.

Et, parce que je n’ai pas d’article destiné aux bijoux à vous présenter, laissez-moi vous proposer une petite sélection…

bijoux cadeaux noel ethiques1. Manchette Atelier Plume, fabriquée en France ; 2. Boucles d’oreille Or du monde, fabriquées à Paris ; 3. Pin’s Atelier Mouette, fabriqué en France ; 4. Créoles Apache, fabriquées en France ; 5. Bracelet Oh Someday, fabriqué au Royaume-Uni ; 6. Collier Boho Stones, fabriqué en France ; 7. Bracelets Boho Stones, fabriqués en France

Expériences et lectures

Offrir une expérience (un massage, un saut en parachute, un cours de cuisine, un cours de danse etc.) permet de participer à un Noël zéro-déchet et de faire un cadeau qui ne prendra pas la poussière dans un placard. C’est un cadeau qui laisse des souvenirs plus qu’une empreinte matérielle. Une expérience est un cadeau qui fait du bien, qui fait grandir, qui a directement une incidence sur la personne à qui vous l’offrez. Ça peut même être une expérience à faire ensemble pour des souvenirs partagés !

Un livre que l’on a aimé est aussi un beau cadeau, c’est comme inviter l’autre à faire le même voyage. Je ne peux évidemment que vous inciter à offrir ces livres qui ont changé ma vie, en espérant qu’ils répandent un peu de leur sagesse. Un livre peut être acheté d’occasion, ou sous format numérique, pour limiter son impact sur l’environnement.

Déco éthique et écoresponsable

Pour offrir un élément de décoration, il faut être sûr de bien connaître les goûts du petit veinard à qui l’on souhaite faire un cadeau. C’est typiquement le genre de choses qui peut ne pas faire mouche…

Et tant qu’à choisir de la déco, autant qu’elle soit fabriquée avec passion et respect des droits de l’Homme. Je vous avais présenté une sélection de mugs et de bougies qui pourra peut-être vous donner des pistes de cadeaux. Sinon voyons ce que l’on pourrait trouver…

déco cadeaux noel ethiques

1. Affiche Juniqe, fabriquée en Europe de façon éthique et dans le respect de l’environnement ; 2. Plat à tarte Art et manufacture, fabriqué au Canada ; 3. Coussin en lin Woodland Tale fabriqué en Ukraine ; 4. Plaid Ohhio, végane ; 5. Calendrier Growing Paper, calendrier ensemencé fabriqué en France ; 6. Carnet Nathalie Ouederni, fabriqué en Espagne ; 7. Carnet Manuche, papier recyclé et encre eco-friendly, fabriqué en Espagne

Do it yourself !

Bon et puis, évidemment, le cadeau que vous avez fait vous-même n’est-il pas le plus beau ? Il représente le temps que vous y avez consacré, avec un brin de passion et de créativité. Il est le témoin de votre engagement, comme un petit bout de soi que l’on offre.

Ceux qui ont de l’or entre les mains ne devraient pas hésiter à s’en servir… Et ceux qui sont persuadés d’avoir deux mains gauches devraient aussi essayer, ce serait l’occasion de se rendre compte que vous êtes plus doués que vous ne le croyez !

Et vous, avez-vous commencé à réfléchir à vos cadeaux de Noël ?

***Céline***

cadeaux noel ethiques

Best greenies : Mes favoris beauté green & lifestyle

best greenies

L’article d’aujourd’hui est un peu particulier puisqu’il s’agit d’un tag qui m’a été proposé par Julie du blog Sensitive & Colibri (mode éthique, beauté naturelle, ça ressemble pas mal à chez nous !) et qui a été crée sur le blog Graines de Beauté. C’est avec grand plaisir que j’y réponds, il permet de dresser le portrait de mes favoris en matière de beauté naturelle et ouvre ensuite sur des questions plus globales (cuisine, lectures, lifestyle etc.). C’est l’heure de remettre des awards, la cérémonie des Best greenies va commencer !

Quel est ton shampoing/après-shampoing favori ?

J’ai les cheveux bouclés et secs, j’ai donc besoin d’un shampoing qui carbure niveau hydratation et nutrition. Je suis très contente du shampoing à la noix de coco de Desert Essence, il assouplit mes cheveux, mousse beaucoup, et dégage un parfum super gourmand. Seul bémol : il n’est pas labellisé bio. Sa composition est pourtant irréprochable avec de nombreux extraits de plantes bio et l’absence de composés supposés toxiques. Le tensioactif utilisé est relativement doux puisqu’il s’agit du Sodium Coco-Sulfates, il n’est pas irritant pour le cuir chevelu.

Je vois que le tag n’inclut pas les après-shampoings, vous imaginez pourtant bien que c’est indispensable avec une crinière comme la mienne ! Je crois que mon préféré est l’après-shampoing à l’avoine de Weleda, il démêle les cheveux comme qui rigole et les laisse souples et brillants. Le baume démêlant de Ciel d’Azur est aussi un de mes produits chouchous pour venir à bout des nœuds et nourrir mes cheveux.

Quel est ton indispensable capillaire ? (Huile, baume, lait etc.)

Maintenant que j’ai tout déballé dans la réponse précédente, vous vous demandez de quoi je vais bien pouvoir vous parler ici. Pourtant, il y a bien un produit miracle capillairement parlant dans ma salle de bain : le lait pour cheveux à la rose et à l’abricot de John Masters Organics. J’en applique une toute petite noisette sur mes pointes avant d’attacher mes cheveux pour la nuit ou le matin, et mes boucles sont plus dessinées, mes cheveux plus brillants et en meilleure santé, nourris… Une pépite que je conseille à toutes les tignasses à tendance sèche !

Pour ceux qui veulent rester simples, j’ai aussi un autre produit miraculeux : l’huile de coco ! À faire chauffer dans le creux de sa main et à appliquer plusieurs heures avant le shampoing, des racines jusqu’aux pointes. Il faudra deux shampoings pour retirer toute l’huile mais vos cheveux seront plus nourris que jamais !

Quel est ton produit corporel favori ?

Pas facile, je suis un peu du genre flemmarde lorsqu’il s’agit du corps. J’attends souvent que ma peau tombe en lambeaux (façon de parler hein) pour intervenir.

Je me suis donc rendue dans ma salle de bain pour inspecter le rebord du lavabo et autres tiroirs et vous dénicher l’élu, et mes yeux l’ont tout de suite trouvé : le déodorant solide Clémence et Vivien à la fleur d’oranger et à la lavande. Super efficace et à l’éthique irréprochable, je vous en parlais ici.

best greenies

Quelle est ton huile favorite ?

J’ai déjà mentionné l’huile de coco pour les cheveux, elle est tout aussi efficace pour hydrater le corps. C’est le premier produit soin à mettre dans votre valise quand vous partez au soleil. Elle dispose non seulement d’un indice UV de 5 (loin d’être suffisant pour la plage, on est d’accord), mais ses fonctions réparatrices et hydratantes en font vraiment un allier redoutable pour les journées fortement exposées. Elle peut aussi servir de répulsif contre les moustiques et apaise instantanément leurs piqûres. On pourrait parler des heures des diverses utilisations de l’huile de coco, elle est quand même drôlement chouette !

Toutefois, son utilisation comme hydratant pour le visage ne me convient absolument pas. Comédogène, elle favorise l’obstruction des pores et l’apparition de boutons. Mon huile favorite pour le visage est l’huile d’argan, hyper hydratante et nourrissante. J’en applique le soir, et la peau de mon visage est toute lisse et rebondie le lendemain.

Un hydrolat ou une brume que tu apprécies ?

L’hydrolat de fleur d’oranger pour son parfum de frangipane ! Pour les peaux sèches, l’hydrolat de rose est aussi à conseiller.

Un nettoyant chouchou ?

Je vous en parlais dans ma routine visage, je suis complètement fan de la crème moussante Les Ânes d’Autan. Je suis persuadée qu’elle a joué un grand rôle dans la régulation de ma peau, passée de très sèche à normale. Je vous laisse aller lire l’article pour tous les détails !

Quel est ton magazine préféré ?

Les Inrocks !!

Petite boutade mise à part, je ne suis pas une régulière des magazines mais il m’arrive néanmoins d’en acheter quelque fois. Je me tourne souvent dans ces cas-là vers le magazine Happinez, qui propose de nombreuses réflexions et portraits de personnes inspirantes et inspirées, aborde des sujets de développement personnel, invite à voyager et à se poser des questions.

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Si tu ne devais retenir qu’un seul e-shop ?

Pas facile de n’en retenir qu’un seul… Le e-shop sur lequel nous commandons le plus est probablement Greenweez, on y retrouve à peu près tout ce que l’on cherche dans le cadre d’une consommation plus saine et responsable. Alimentation, beauté, bien-être, ustensiles pour la maison… Tout y passe !

Une petite sélection de livres de cuisine ?

La Bible dans ma cuisine : Vegan, de Marie Laforêt ! Il est ultra complet, il y en a pour toutes les occasions et pour tous les niveaux… On s’y réfère très souvent et nombreuses de nos recettes favorites sortent de ce bouquin.

Il me faut aussi mentionner le magazine Slowly Veggie qui propose de façon bimestrielle tout un tas de recettes végétariennes et végétaliennes. Il a permis à ma maman d’envisager la cuisine veggie d’un nouvel œil et d’avoir toujours plein de super recettes à me faire goûter quand je rentre à la maison. Recettes que, bien sûr, je récupère !

Quels sont les romans que tu conseillerais ?

Je n’ai pas lu beaucoup de romans ces derniers temps, mais je m’y remets tranquillement. Pour ceux qui sont intéressés par le développement personnel, je vous avais partagé les livres qui ont changé ma vie dans un précédent article.

Je suis en train de lire Far from the Madding Crowd de Thomas Hardy, un classique de la littérature anglaise. J’ai toujours beaucoup aimé l’atmosphère des romans anglais du XIXème siècle.

Et puis, parce que je suis en plein dans la nouvelle saison, je voulais aussi vous parler de la saga Le Cercle de Pierre de Diana Gabaldon, peut-être plus connue aujourd’hui sous son nom original Outlander. J’ai lu la saga à 15-16 ans avec ma meilleure amie. À l’époque, nous étions les seules à connaître ce petit trésor (et à nous partager Jamie). L’adaptation en série fait connaître cette lecture au plus grand nombre, et c’est tant mieux !

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Si tu ne devais t’abonner qu’à une box, laquelle serait-elle ?

Le concept de box me fait toujours un peu peur, parce que je ne suis pas sûre de tout utiliser et que tout me conviendra. Il y a cependant une box que j’ai toujours rentabilisée : la Gambettes Box. Pour moi qui met énormément de jupes et de robes, cette box qui permet de recevoir 2 paires de collants (fabriqués en Italie) par mois semblait faite pour moi ! Les collants sont toujours super chouettes et me valent très souvent de nombreux compliments.

Des personnes qui t’inspirent ?

Je tire mon inspiration de très nombreuses personnes. À commencer par mes parents qui ont construit quelque chose d’unique avec l’amour comme seule boussole. Grâce à leur exemple, je sais que l’impossible est à ma portée (et ce n’est pas rien).

Pour en revenir peut-être à celles (désolée, il n’y a pas de garçons…) qui m’ont inspirée dans ma recherche d’un mode de vie plus responsable : Béa Johnson pour le zéro-déchet, Julie du blog Friendly Beauty, Coline du blog Eppcoline et Victoria du blog Mango & Salt pour leur démarche globale, et Adriene de la chaîne Yoga With Adriene pour ses cours de yoga tellement doudous.

Des petits artisans dont tu aimes le travail ?

Vous le savez, je suis constamment à la recherche de petits artisans au savoir-faire unique. Je vous présentais d’ailleurs une sélection de mugs et de bougies handmade dénichés sur Etsy ici. Je suis très souvent impressionnée par la capacité créative des autres.

Si je devais vous présenter le travail de petits artisans qui m’ont tapé dans l’œil, je commencerais par la boutique Etsy Boho Stones que je suis depuis quelques années maintenant, aux bijoux très fins et délicats. Je continuerais par les illustrations de Maya Hanisch que je trouve toutes plus belles et gaies les unes que les autres. Et puis, parce qu’il faut bien faire un podium, je terminerais par la créatrice de Ylle, Anaïs Viboud, qui conçoit et tricote elle-même des headbands et bonnets superbes en laine recyclée.

J’en profite pour inviter à répondre à ce tag, si elles l’acceptent bien sûr (ou comment faire un share the love ni vu ni connu), Annabelle du blog Mlle Coccinelle (mode éthique et green lifestyle), Emelyne du blog My lifestyle and travel (beauté naturelle et voyages), Claire du blog Bicar & Co (cosmétique maison), Louise du blog Alias Louise (mode éthique et lifestyle), Margot de The Pastel Project (mode éthique et lifestyle), et mes copines Naturalistas (beauté naturelle).

Et vous quels sont vos best greenies ? Je meurs d’envie de connaître vos réponses ! 

***Céline***

best greenies

 

 

Bilan lecture #6

bilan lecture

Mon dernier bilan lecture remonte à un petit moment maintenant, la preuve que j’ai quelque peu délaissé la lecture ces temps-ci… Ca me désole un peu parce que l’idée de mourir en étant passée à côté d’un chef d’œuvre littéraire m’a toujours un peu angoissée. Angoisse vouée à ne jamais disparaître, je le sais bien, puisqu’il sort de nouveaux trésors chaque année et que je suis une lectrice assez lente, bien que passionnée. On a abîmé la planète en produisant et en consommant comme des affamés, c’est vrai, mais on ne pourra pas nous enlever toute la poésie et les jolis récits couchés sur le papier.

À ce propos, mon bilan lecture cette fois-ci est truffé de superbes découvertes, de plumes à l’expression rare et poétique. Ce qui rassemble ces lectures, c’est la réalité crue, belle et terrible. Le thème des Fleurs du mal de Baudelaire m’a toujours fascinée, et la plupart de ces récits en sont indubitablement imprégnés. Une ombre au tableau cela dit : le livre de Léna Situations qui défraye la chronique et qui ne me laissera pas un souvenir impérissable…

La vie parfaite

Silvia Avallone

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Tout commence à l’hôpital de Bologne. Adèle, dix-huit ans, n’accepte de recevoir personne alors qu’elle accouche d’une enfant qu’elle décide de confier à l’adoption. Son enfant, elle souhaite qu’elle grandisse du bon côté de la ville, pas dans la cour des immeubles du quartier Labriola, pas du côté des loosers. Là où Adèle vit, dans les appartements Lombriconi, règnent la délinquance et la misère, mais surtout la certitude qu’il est impossible de s’enfuir. « Born to lose », c’est ce qu’il y avait écrit sur le T-shirt que portait toujours Manuel, la petite frappe qui l’a mise enceinte avant de disparaître. Dora et Fabio, installés du bon côté de la ville, s’écorchent dans leurs démarches de procréation assistée. Le tableau est saisissant et se dessine sous nos yeux, tissant des liens entre les personnages et leurs destins qui semblaient pourtant ne jamais pouvoir se recouper. Une superbe fresque sociale, au pinceau très fin et dans la nuance avec, au centre et comme principal point de fuite, l’enfant qu’Adèle porte dans son ventre.

♥  Mon avis : Silvia Avallone manie les mots de telle façon qu’ils se frayent aisément un chemin pour toucher là où il faut. Plusieurs fois, j’ai fondu en larmes, parfois à gros sanglots. J’ai relevé la tête souvent, aussi, pour mieux arrêter l’instant et le vivre. C’est incisif, ça fait mal. Mais c’est beau, tellement beau. Une semaine après avoir refermé le livre, je pense encore aux personnages.

Je les ai tant aimés, tous autant qu’ils sont. Avec leurs mille nuances, leurs failles et leur superbe. Cette richesse des personnages, c’est peut-être ce qui m’a le plus plu. Ça, et la structure du récit si singulière, qui part d’un point sur la toile et dessine ensuite autour pour le contextualiser et que tout fasse sens une fois le tableau terminé. Quelle virtuosité !

Terriblement réaliste, très dur parfois, tendre beaucoup. La vie parfaite est un roman sur la parentalité, sur la jeunesse sacrifiée des banlieues défavorisées, sur l’herbe qui n’est jamais plus verte ailleurs. Sur l’ensemble de ces vies qui cohabitent dans une tour HLM et que l’on ne peut pas résumer avec des termes génériques, parce qu’elles sont toutes bien trop précieuses. L’herbe verte et luisante qui se fraye un chemin vers la lumière dans les lézardes du béton, la beauté dans ce qu’il y a de plus laid. Du sublime dans ce qui est cassé. J’admire la subtilité de ces histoires entremêlées, et j’ai hâte de découvrir D’acier, le premier roman de Sylvia Avallone dont vous m’avez beaucoup parlé !

Ma note : 5/5

***

De pierre et d’os

Bérengère Cournuts

La-vie-parfaite

Nous sommes aux confins du monde, quelque part sur la banquise. La jeune Uksuralik se retrouve séparée de sa famille alors que la glace se rompt et part à la dérive. Il lui faut subsister dans ce monde hostile où la place de l’Homo sapiens n’est pas évidente, vaincre les rigueurs du froid et de la faim, et devenir une femme.

♥  Mon avis : J’aurais très envie de dire qu’il s’agit d’un conte. Un conte dur et froid, comme la banquise. Il y a quelque chose du voyage initiatique, aussi – la banquise se rompt alors qu’Uksuralik découvre qu’elle a ses règles.

L’atmosphère y est à la fois cotonneuse et violente, fortement imprégnée des croyances de la culture inuit. On baigne dans les chants qui rythment la vie, on s’enquiert des esprits du lieu, on remercie les bêtes que l’on tue. Bérengère Cournut a fait un travail formidable de recherche et de retranscription. À n’en pas douter, nous y sommes. Il fait froid, le feu crépite, la chaleur animale qui se dégage de la tente en peaux de bêtes nous enivre.

Le récit volontairement naïf et brut rajoute à tout cela une touche de « sauvage ». Sur la banquise, on ne fait pas de manières, il n’y a pas la place pour cela. Pas de manières non, mais de la poésie oui ! Elle se dégage du non-dit et de l’humilité, elle s’impose au travers de la banalité de ces gens qui survivent à l’impossible, de leurs chants et de leurs croyances.

C’est une lecture surprenante, un peu OVNI. Une petite pépite, pour ceux qui aiment les atmosphères glacées et tortueuses.

Ma note : 4/5

***

Une année à la campagne

Sue Hubbell

année à la campagne

Sue Hubbell et son mari décident de changer de vie, de renouer avec quelque chose de plus serein et de plus ancré. Ils achètent plus de trente hectares de terrain dans les monts Ozarks, une région reculée des Etats-Unis, avec le rêve commun d’en faire une ferme aux abeilles. Ils se séparent, mais Sue conserve la ferme. Elle devient « la Dame aux abeilles » pour le voisinage, et cultive son indépendance et sa force au fil des ans et des travaux de la ferme. Passionnée de biologie et de nature au sens large, Sue écrit des petits moments de vie au gré des saisons. Chaque jour est une nouvelle aventure, l’occasion d’un nouvel émerveillement et de contemplations enthousiastes.

♥  Mon avis : Un vrai coup de cœur ! Il ne s’agit pas d’un roman, mais bel et bien des jolis mots de Sue Hubbell, posés sur le papier au rythme de la vie et des saisons. C’est immensément poétique, c’est beau de suivre ce petit bout de femme se débrouiller toute seule sur son exploitation. C’est d’autant plus beau qu’elle s’émerveille de tout ce qui l’entoure : le cri d’un animal, une fleur, la neige sur le chemin, le va-et-vient de ses abeilles. Sue Hubbell a un vrai cœur de romantique, au sens littéraire du terme. Et ce cœur parle beaucoup au mien, à celui que j’ai gardé de l’enfance, qui n’a pas oublié la magie en chaque chose.

C’est aussi un livre riche en enseignements et apprentissages sur tout un tas de sujets botaniques et biologiques. L’autrice a de vastes connaissances sur les comportements des plantes et des animaux qu’elle observe, et ses écrits sont truffés d’informations passionnantes et pointues.

C’est l’occasion de prendre un bain d’instant présent et de se prendre une douce claque d’humilité, de reprendre sa place de vivant au milieu du vivant, et de comprendre que la nature autour de nous dit de si belles choses, qu’il serait dommage de ne pas les écouter.

Ma note : 5/5

***

Nouvelle mère

Cécile Doherty

nouvelle mère

Nouvelle mère est le récit d’une femme qui souhaite apporter une autre version de l’apparition d’un enfant dans la vie d’une femme. Cécile aime son enfant plus que tout au monde, elle a la chance d’avoir un compagnon très présent pour l’aider à gérer ces premiers mois, et pourtant… et pourtant, c’est dur. C’est dur de s’effacer pour répondre aux besoins de son bébé, de s’oublier pendant si longtemps, de sacrifier des activités qui nous épanouissaient et nous faisaient grandir, et jusqu’à ses heures de sommeil. Et puis il y a les douleurs physiques, la relation avec son conjoint qui évolue, cette fatigue qui brouille tout. Personne n’avait dit à Cécile que ce moment si merveilleux pourrait se passer de la sorte. Alors elle a pris son courage à deux mains et a ouvert grand les portes de son intimité pour dire « eh regardez, ça peut aussi être vécu comme cela, ce n’est pas moins normal, ce n’est pas plus égoïste ou immature, et je crois que cette vision de l’histoire mérite aussi d’être entendue ».

♥  Mon avis : Je suis Cécile sur Instagram depuis quelques années maintenant. Elle est de ces comptes précieux qui répandent de la beauté en toute chose et qui manient les mots avec beaucoup de grâce.

Je crois que son témoignage est nécessaire et participe au discours féministe, il brise les tabous qui emprisonnent la mère dans un carcan. Il fait sauter les définitions de la « bonne mère ». Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises mères, il n’y a que des femmes qui font ce qu’elles peuvent. Il m’a semblé que c’était un message nouveau, quelque chose que je n’avais encore jamais entendu, pas de manière aussi crue et sincère en tout cas. Cette forme de déchéance qu’elle a vécue après l’accouchement, d’autres l’auront sûrement vécu et le vivront encore. Mais, parce que « souffrir », « s’oublier », « laisser les meilleurs morceaux aux enfants » ou « s’épanouir dans son nouveau rôle de mère », semblent être des obligations sociales, les mots de Cécile et des autres ne sont jamais entendus.

Je ne suis pas maman, mais je crois que ce témoignage gagne à être entendu de tous, comme tout autre discours qui dirait « Ne me dites pas comment je dois penser ! ».

Ma note : 5/5

***

+=+

Léna Mahfouf

Toujours-plus

Du haut de ses 23 ans, Léna Mahfouf, alias Léna Situations, est aujourd’hui l’une des femmes les plus influentes de la sphère Youtube. Toujours enthousiaste et souriante, généreuse à souhait, elle répète souvent que « le positif attire le positif ». Son slogan est né : +=+ ! Elle signe un livre qu’elle range dans la catégorie « Développement personnel ». En se servant de son expérience et de sa propre histoire, elle tire des leçons et des conseils de vie : croire en ses rêves, s’affirmer tel que l’on est et se soustraire au regard des autres, orienter ses choix pour atteindre ses objectifs, etc.

♥  Mon avis : Je suis tellement, mais tellement navrée, de mettre la plus petite note au livre de Léna ! Je suis époustouflée et très inspirée par ces montages vidéo et sa créativité sur Youtube, par le vent de fraîcheur et de sincérité qu’elle a insufflé à cette plateforme sur laquelle j’évolue moi aussi. Par les messages qu’elle véhicule sur l’acceptation de l’autre avec ses différences. Par sa simplicité et sa générosité qui expliquent que tout le monde, moi comprise, tombe sous son charme…. Mais !

Mais le livre ne m’était pas adressé. Il s’adresse selon moi davantage à un public plus jeune, peut-être entre 12 et 18 ans, au moment de la construction du « soi ». Léna ne m’a rien appris, mais je crois qu’elle n’en avait tout simplement pas la prétention. Sa plume n’est pas non plus suffisamment intéressante pour avoir rendu la lecture tout de même agréable. Je pense toutefois que son livre peut être impactant pour le public visé, il est plein de good vibes et des conseils de la grande sœur ou du grand frère que l’on n’a pas toujours.

Ma note : 1/5

***

Des orties et des hommes

Paula Pigani

des orties et des hommes

Pia raconte son enfance et les années qui passent dans ce petit hameau de Charente où ses parents sont venus s’installer pour produire du lait et cultiver la terre après avoir quitté l’Italie. À côté de l’école, il y a la rigueur du travail à la ferme auquel toute la famille participe, les cris et le désordre d’une famille nombreuse, les soucis en pagaille et l’emprunt au Crédit Agricole, la misère joyeuse et les airs fredonnés. L’œil de Pia s’affine avec les années, elle perçoit des réalités dont elle n’avait pas conscience avant. Son terrain de jeu d’antan est en fait une terre soumise à la sécheresse, et désertée de tous. Y a-t-il un avenir pour les mauvaises herbes, pour ces orties aux mille ressources qu’on laisse pousser en marge des chemins ?

♥  Mon avis : Mon dieu que c’était beau. Et triste, et dur. Le constat douloureux et impuissant d’une jeune fille sur le marasme de ses parents et la vie qu’ils ont choisie. Sur les difficultés du monde paysan et l’épuisement des petits villages. Sur ceux que l’on laisse en marge, à l’image de Joël, le garçon bossu dont elle semble être la seule à percevoir la beauté.

Les orties, c’est mon interprétation, ce sont ces laissés-pour-compte, ces parias, ces immigrés, ces paysans qui défendent leurs terres et qui s’épuisent, ces petits vieux que l’on oublie derrière leurs volets clos. Ils vivent en marge des chemins et des villes, on évite de s’y frotter, au pire on les déracine. On oublie qu’ils sont riches et de bien des façons.

Le schéma narratif n’a pas de bouleversement, pas d’événement perturbateur vraiment marquant. C’est lent et lourd, comme s’il s’agissait du journal intime de Pia, brut et sans grandiose, comme souvent va la vie. Pia grandit au fil des pages, nous emmène sans à-coups de l’insouciance légère à l’amertume. La plume de Paola Pigani est très imagée et poétique, d’une sensibilité rare. Il lui suffit de quelques mots pour exprimer mille idées et pour toucher au plus juste. Quelle découverte !

Ma note : 5/5

Alors, quels sont vos derniers coups de cœur livresques ? Que lisez-vous en ce moment ?

*** Céline ***